Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Droujba : l’Ukraine rouvre le robinet au pétrole russe et s’apprête à recevoir 90 milliards d’euros. Nous savons comment cela se terminera dit Poutine…

IL faut mettre en relation ces FAITS avec la déclaration du président Poutine 𝗣𝗼𝘂𝘁𝗶𝗻𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹’𝗼𝗽𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗺𝗶𝗹𝗶𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝘀𝗽𝗲́𝗰𝗶𝗮𝗹𝗲 𝗲𝗻 𝗨𝗸𝗿𝗮𝗶𝗻𝗲 : «𝗡𝗼𝘂𝘀 𝘀𝗮𝘃𝗼𝗻𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗰̧𝗮 𝘀𝗲 𝘁𝗲𝗿𝗺𝗶𝗻𝗲𝗿𝗮». À l’occasion d’une réunion avec des représentants municipaux, le président russe Vladimir Poutine a évoqué la conduite de l’opération militaire spéciale, affirmant en connaître l’issue. Il a également mis en avant la formation progressive d’une zone de sécurité sur les territoires limitrophes des régions frontalières de la Russie. Le chef d’État a souligné la nature intrinsèquement complexe et dangereuse des combats. Sans entrer dans des déclarations détaillées, il a néanmoins laissé entendre que l’issue globale du conflit ne faisait pas de doute : «Nous savons comment tout ça se terminera». Il a précisé qu’il ne comptait pas exposer publiquement ses conclusions à ce sujet, préférant s’en tenir à une ligne de communication mesurée. Dans ce contexte, Vladimir Poutine a insisté sur la nécessité de poursuivre de manière constante les objectifs fixés. Il a évoqué une stratégie fondée sur la mise en œuvre progressive des tâches définies, avec la conviction que les buts assignés à l’opération seront atteints.(1) Par ailleurs, le président russe a mis en avant l’établissement graduel d’une zone de sécurité dans les territoires adjacents aux régions frontalières de la Russie. D’après lui, ce dispositif est en cours de formation et doit se poursuivre jusqu’à la disparition des menaces pesant sur ces zones. Dans le même temps, il a affirmé que cette approche serait maintenue dans la durée, soulignant la volonté des autorités de garantir la sécurité des régions frontalières par des actions continues et adaptées à l’évolution de la situation. Partout il semble que nous nous acheminions vers des « situations gelées » mais dans lesquelles l’impérialisme occidental se retrouve dans une situation plus défavorable qu’il ne l’était avant cet épisode.

source : RT France 

(1) L’état-major de l’armée ukrainienne a annoncé, en milieu d’après-midi, avoir recensé 49 tentatives d’avancées russes depuis le début de la journée de mercredi.C’est dans l’oblast de Donetsk que les combats ont été les plus nombreux. Les Ukrainiens disent avoir recensé une vingtaine d’offensives russes dans la zone de #Pokrovsk  et une dizaine d’autres en direction de #Kostiantynivka .L’armée ukrainienne a également fait état de quelques tentatives d’avancées russes dans l’est du pays, en direction de #Koupiansk , #Lyman et #Kramatorsk . Dans le sud du pays, les Ukrainiens annoncent également avoir recensé près d’une dizaine d’offensives russes dans la région de #Houliaïpole ) et une autre en direction d’#Orikhiv , un peu plus à l’ouest. Les commentaires mettent en doute la stratégie ukrainienne qui a joué la communication et vendu à leur bailleurs une pseudo offensive qui a laissé l’ensemble du front ouvert à une avancée russe vers les positions qui lui permettent d’aller vers une « zone de sécurité » correspondant à la zone « russe » de l’Ukraine.

Publié le 22 avril 2026 à 17:30 par la Tribune.

L’oléoduc Droujba part de l’est de la Russie et traverse une bonne partie de l’Europe.

L’oléoduc Droujba part de l’est de la Russie et traverse une bonne partie de l’Europe.

© Agathe Perrier, La Tribune

CARTE. La reprise du transit du pétrole russe par l’oléoduc Droujba, hors service depuis presque trois mois, devrait permettre à l’Ukraine de toucher les 90 milliards d’euros d’aide promis par l’Union européenne. La procédure d’accord vient d’être lancée.

Les informations à retenir

Pourquoi le redémarrage de l’oléoduc Droujba est-il stratégique pour l’Ukraine ?

  • La remise en service du tronçon endommagé permet de lever le veto de la Hongrie et de la Slovaquie sur l’aide financière internationale.
  • L’Union européenne peut désormais lancer la procédure de validation d’un prêt de 90 milliards d’euros pour la défense et l’État ukrainien.
  • Le transit vers les raffineries de MOL en Hongrie et en Slovaquie devrait redevenir effectif dès jeudi matin après trois mois de coupure.

Coupé depuis fin janvier, l’oléoduc Droujba a repris du service ce mercredi 22 avril. Cet oléoduc de 5 500 kilomètres, qui part de l’est de la Russie et traverse une bonne partie de l’Europe, était hors service depuis qu’une frappe avait endommagé un tronçon à Brody, dans l’ouest de l’Ukraine. « À 12 h 35, le transit du pétrole a été lancé » depuis ce même tronçon, a indiqué à l’AFP un responsable ukrainien du secteur énergétique, sous couvert d’anonymat.

La veille, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait ouvert la voie à la remise en route de l’oléoduc. « Comme cela a été convenu dans la communication avec l’Union européenne, l’Ukraine a effectué les travaux de réparation sur le tronçon endommagé par la frappe russe (…) L’oléoduc peut reprendre son fonctionnement », avait-il écrit sur Telegram. Avant qu’un haut responsable ukrainien ne précise à l’AFP : « Dès qu’une demande de pompage [de pétrole] sera formulée, l’oléoduc se remettra en marche. »

Ladite demande a été reçue ce mercredi, d’après un autre haut responsable ukrainien. Le géant pétrolier et gazier hongrois MOL l’a adressée à l’Ukraine afin que le pétrole russe soit de nouveau acheminé vers la Slovaquie et la Hongrie. Les premières livraisons ne devraient toutefois arriver que jeudi matin, a précisé la ministre slovaque de l’Économie, Denisa Saková, sur Facebook.

90 milliards d’aide pour l’Ukraine

Dans la foulée de cette réouverture, l’Union européenne a lancé la procédure de validation du prêt. Les Vingt-Sept devraient donner leur feu vert sous 24 heures pour cette aide de 90 milliards d’euros, répartie sur 2026 et 2027.

Cette aide, qui doit lui permettre de financer sa défense contre l’armée russe et d’assurer les dépenses de l’État sur la période 2026-2027, était jusqu’à présent bloquée par le veto de la Hongrie.

Car, selon le Premier ministre nationaliste Viktor Orbán – qui va prochainement quitter son poste à la suite de sa large défaite aux élections législatives du 12 avril dernier – les autorités ukrainiennes traînaient les pieds pour effectuer les réparations nécessaires sur l’oléoduc Droujba. « Pas de pétrole = pas d’argent » pour l’Ukraine, avait-il alors conditionné.

La Slovaquie avait elle aussi fait pression sur l’Ukraine, la menaçant d’empêcher l’adoption d’un prochain paquet de sanctions européennes contre la Russie.

Des bras de fer qui ont pris fin, mais qui pourraient laisser des traces. Le Premier ministre nationaliste slovaque, Robert Fico, a affirmé ce mercredi que la confiance entre l’Ukraine et son pays avait été abîmée par cette affaire.

Dépendance au pétrole russe

Si la tension était aussi forte entre le duo Hongrie-Slovaquie et l’Ukraine, c’est parce que les deux premiers dépendent encore fortement du pétrole russe. Avant la récente mise à l’arrêt de l’oléoduc Droujba, ils recevaient entre 150 000 et 200 000 barils de pétrole russe par jour. De quoi couvrir environ 60 % de la consommation hongroise et plus de 80 % de celle de la Slovaquie.

Leur situation géographique très enclavée rend difficile tout abandon de ce combustible. Les raffineries hongroises de MOL sont spécifiquement conçues pour le brut russe. Ce dernier présente en effet des propriétés particulières. Les adapter à d’autres approvisionnements prendrait des années et nécessiterait plusieurs milliards d’euros d’investissements.

L’oléoduc Droujba couvre environ 60 % de la consommation hongroise en pétrole russe et plus de 80 % de celle de la Slovaquie.
L’oléoduc Droujba couvre environ 60 % de la consommation hongroise en pétrole russe et plus de 80 % de celle de la Slovaquie. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

Un oléoduc (presque) délaissé par l’UE

Reste que la Hongrie et la Slovaquie profitent de dérogations de la part de l’UE pour se fournir en pétrole auprès de la Russie. Une situation qui est donc censée être provisoire, sans qu’une date de fin n’ait été officialisée pour l’heure.

D’autres pays européens s’approvisionnaient auparavant en pétrole russe par l’oléoduc Droujba. Mais les flux vers l’Allemagne, la Pologne et la République tchèque se sont progressivement taris, suite à l’invasion russe en Ukraine, ces pays s’approvisionnant désormais ailleurs afin de ne plus financer la machine de guerre russe et ce à un coût qui pèse sur leur peuple autant que sur les entreprises. .

Mis en service en 1963 sous l’ère soviétique, le nom de cet oléoduc, « droujba », signifie « amitié » en russe. Car son but était d’approvisionner en pétrole les régions occidentales de l’Union soviétique ainsi que les « pays socialistes frères » de l’ancien bloc soviétique et des pays occidentaux. Un terme qui n’est plus tellement d’actualité aujourd’hui.

s’agit-il d’un canular inventé par le New York Times et repris par Paris Match? En tous les cas le contexte le rend vraisemblable…

« 𝗗𝗼𝗻𝗻𝘆𝗹𝗮𝗻𝗱 » : 𝗽eu importe p𝗼𝘂𝗿 𝗩𝗼𝗹𝗼𝗱𝘆𝗺𝗿 𝗭𝗲𝗹𝗲𝗻𝘀𝗸𝘆, 𝗹𝗲 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗶𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗲𝘀𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲 𝗗𝗼𝗻𝗯𝗮𝘀𝘀 𝗻𝗲 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻 « 𝗣𝗼𝘂𝘁𝗶𝗻𝗲𝗹𝗮𝗻𝗱 » comme Trump devient daddy pour le chef de l’OTAN, on mesure à quoi ces gens là sont prêts en matière d’autonomie stratégique…

Alors que le New York Times affirmait, hier, que des responsables ukrainiens ont proposé de nommer « Donnyland » une partie du Donbass pour amadouer Donald Trump, Volodymr Zelensky, interrogé à ce sujet, a affirmé n’avoir jamais pris part à une réunion où ce terme aurait été mentionné, rapporte RBK-Ukraine. « Lors de mes négociations, il n’y a pas d’autres termes que l’oblast de Donetsk, l’oblast de Louhansk, notre Donbass, le territoire de l’Ukraine », a-t-il affirmé selon des propos également rapportés par le site ukrainien Censor.net.

« L’essentiel, c’est que les oblasts de Donetsk et de Louhansk restent ukrainiens. C’est ce qu’ils sont. Qu’il n’y ait pas de “Poutineland” – c’est le plus important », a ajouté le président ukrainien.

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1 Commentaire

  • Franck Marsal
    Franck Marsal

    Le soi-disant « prêt à l’Ukraine » n’est pas un prêt, c’est une subvention déguisée, dont il est prévue qu’elle soit remboursée par les indemnités que la Russie devra payer à l’Ukraine si elle perd la guerre.

    L’idée des « européens », et notamment de l’Allemagne, est de financer l’Ukraine afin qu’elle « tienne » jusqu’en 2030, au moment où l’Allemagne pense, en dirigeant « l’Europe », être en situation de mener une guerre généralisée contre la Russie et de la gagner. La géopolitique, comme les fleuves, suit les mêmes lits …

    La réponse de la Russie a pris hier une autre dimension : La Russie a annoncé qu’elle mettrait fin, à compter du 1er mai à l’utilisation par l’Allemagne de l’oléoduc Droujba pour acheminer le pétrole Kazakh qui alimente une partie significative de deux raffineries de la zone de Berlin.

    La France n’a aucun intérêt à soutenir la guerre contre la Russie, qui fût souvent son alliée et devrait se souvenir que l’Allemagne a d’abord envahi la France en 1940, avant de lancer son opération contre l’URSS en 1941.

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