Histoire et société3

Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

article header cover image

Histoire et société > Éditorial

dire enfin la vérité: avoir le courage de la prise de parti...par Danielle Bleitrach

Quel, soulagement d'entendre enfin une voix non paranoïaque, non clientéliste, soucieuse des intérêts de la nation et des couches populaires... Une certaine fierté d'avoir pensé que seuls les communistes seraient capables d'une telle rupture quel que soit l'état dans lequel des années de "liquidation" les avaient réduits... Aujourd'hui nous voudrions poursuivre dans cette voie que nous partageons en lui apportant le complément indispensable du droit à la paix, du droit au travail, du droit à la vie, le droit à la multipolarité... Tous les articles que nous présentons aujourd'hui plaident en faveur d'une telle option.

Publié par Danielle Bleitrach

le

Article original pour le blog

Oui Fabien Roussel a raison de dire que si on ne règle pas deux questions, celle de la paix et celle de l'énergie toutes les promesses électorales seront nulles et les choix seront alors contraints de telle manière qu'on assistera à ces abandons de promesse type Mitterrand, Hollande, Macron et autres ce qui donnera de plus en plus une dérive à droite voire à l'extrême droite... des reniements à la Tsipras...

Et partir déjà d'aujourd'hui voir que quand le pétrole grimpe, non seulement les ménages mais les États passent à la caisse et se requinquent sur les ménages et sur les services publics.

Fabien Roussel a raison de poser la question de savoir qui paye la politique suivie et de partir de la canicule, on ne meurt pas de la canicule on meurt de la misère face à la canicule... De souligner que la ratatouille devient un produit de luxe, il faut être concret, toujours plus concret. C'est à partir de cet ancrage qu'il a aussi la force d'affirmer qu'il faut produire pour consommer et que c'est bien d'applaudir les pompiers et les infirmières mais ce sont des salariés et qui ont des familles, l'héroisme qui est demandé aux salariés cela ne peut pas durer.

Car le pétrole cher ne s’arrête pas à la pompe. Il alourdit les coûts des entreprises, pèse sur les dépenses des ménages et ravive la crainte d’une inflation qui pousserait la Fed à relever ses taux. Rien n’est encore décidé, mais les investisseurs s’y préparent. Le rendement américain à dix ans a ainsi frôlé les 5 %. 

Pour les États qui doivent financer leurs déficits et renouveler leurs emprunts, la facture s’annonce salée. Et les voilà pris dans ceux qui ont le pouvoir réel qui ont placé à leur tête leur fondé de pouvoir, tandis que des ménages qui espèrent un coup de pouce seront grugés au nom des prêteurs qui réclament davantage. Promettre des aides reste facile. Les financer à crédit l’est de moins en moins quand on accepte un tel,système avec en particulier un surarmement et la loi du marchés dictée par l'UE, la perte de la souveraineté française, l'exclusion systématique des travailleurs de la décision dans l'entreprise comme dans l'Etat?

Les communistes font des choix totalement contraire et ils n'ont pas d'ennemi a priori et encore moins à gauche mais au vu de ce qu'est cette gauche il ne peuvent lui déléguer pour des questions électorialistes le fait de parler à leur place, parce que les communistes ce ne sont pas seulement des élus c'est une masse militante organisée et formée qui va intervenir au quotidien sans attendre les échéances parce que ça urge..

Enfin... Cela fait au moins vingt ans que j'attendais une telle prise de position...

Par parenthèse, il me semble que les bénéfices secondaires de cette attitude non polémique et qui refuse la paranoïa dans laquelle ont tenté de l'enfermer certains fans-club de LFI a commencé à produire ses effets, la force tranquille du PCF a bloqué l'OPA sur la fête de l'Humanité. Il faut donc continuer et lier ce calme déterminé à la prise en compte des FAITS, de la REALITE. Si anciennes, si solidement établies sont nos habitudes, si cohérentes avec ce qu'on croit être la politique que nous résistons des quatre fers aux nouvelles "évidences" et tout est fait comme si ne nous heurtions pas tous les jours. Nous arrivons à nous dédoubler en acceptant un aspect de l'évidence celle qui concerne la situation de notre peuple, de ses travailleurs, de notre jeunesse et en refusant de voir ce qui au plan international fait qu'il en soit ainsi.

Nous avons du mal à mesurer à quel point la financiarisation des économies a créé un monde "irréel" et pourtant contraignant à un point inimaginable, la clé de voute en est "le système de bretton wood, la dollarisation et le petrodollar". l'effondrement du Yen comme nous l'avons signalé à plusieurs reprise est caractéristique. Si l'on ajoute à cela la crise énérgétique que les USA ont amplifiée et l'effondrement qui pointe des valeurs liées à l'IA (disons le système de la Silicon Valley) face auquel paradoxalement c'est la Chine qui peut sauver les meubles nous sommes avec le yen face à la crise des "fonds spéculatifs". On prend Trump pour un cinglé intégral et il l'est peut-être mais ses délires jouent ou prétendent jouer sur le "marché", c'est le système Soros qui est en crise (l'affaire Epstein n'est que son doublon) mais la crédibilité sur laquelle reposait cette architecture s'effondre et c'est pour cela qu'il est urgent de s'abstraire de cette folie pour voir ce qui se met en place pas nécessairement sur des bases idéologiques (encore que le socialisme chinois y joue un rôle déterminant.

Oui enfin partir des Faits, du concret de ce qui est l'intérêt de la France et pour nous communistes cet intérêt a toujours été profondément démocratique, il a été celui de l'immense majorité face à des élites corrompues et criminelles comme le souligne Fabien Roussel avec force, il est celui de la classe ouvrière, de la paysannerie (la faucille et le marteau) et celui de ces travailleurs utiles comme ceux de la santé, de l'éducation, de la recherche scientifique... ) Face à cette union du peuple de France pas d'a priori partisan mais des choix de lutte contre ce déclin annoncé y compris dans la formation de nos enfants.

Nous ne mesurons pas à quel point nous devons impérativement nous débarrasser d'une optique paranoïaque qui gouverne l'occident et rend nos choix et perspectives inopérantes. Ne plus être paranoïaque comme l'est par configuration initiale le bloc occidental et les Etats-Unis, ne signifie pas au contraire ne pas défendre ses intérêts nationaux, de classe, individuels au contraire mais privilégier la diplomatie et la négociation en reconnaitre les priorités, les lignes rouges

. Au risque de vous étonner c'est au nom de ce nouveau paradigme que je n'ai cessé de militer pour un changement d'attitude dans le débat politique français et que je souscris pleinement à la proposition qui est apparu au cours du 40 e congrès du PCF (malheureusement une fois de plus écartée à cause du poids d'inertie que constitue Boulet et sa bande) à savoir que le parti pris du travail, de la paix, devait s'accompagner du parti pris de la multipolarité. On mesure bien à la lecture de cette analyse à quel point il existe désormais une synergie eurasiatique qui à partir des questions énérgétiques, de développement industriel et de l'IA créent un nouvel espace. Par ailleurs, les communistes français sans chercher un modèle ne peuvent pas ignorer l'influence du socialisme et des partis communistes dans ce monde multipolaires.

Il ne s'agit pas d'un modèle nous sommes même aux antipodes de cette exigence, mais il faut ne pas refuser de voir que ce qui impulse aujourd'hui une alternative internationale c'est la Chine socialiste dirigée par un parti communiste . lla Chine constate qu'en particulier pour les pays du sud (mais pas seulement): "Le système financier international actuel n'est plus pleinement en mesure de répondre aux exigences de la mondialisation économique et du développement du multilatéralisme. Le système de Bretton Woods, établi après la Seconde Guerre mondiale, a joué un rôle important dans le maintien de la stabilité financière mondiale. Cependant, avec l'essor collectif des marchés émergents et des pays en développement, les lacunes de ce système en matière de représentation et d'inclusion sont devenues de plus en plus criantes. Par conséquent, faire de la Chine une puissance financière mondiale permettrait non seulement de soutenir le développement de son économie réelle, mais aussi de mieux protéger les intérêts collectifs des pays du Sud et de contribuer à l'édification d'un système de gouvernance financière internationale plus juste et plus équitable." Déjà la Chine au plan intérieur pour assurer sa propre stabilité a pris des dispositions financières, les a expérimentées et elle est désormais prête à partager avec d'autres pays ses résultats.

Chacun mesure bien la mise en chantier qu'il y a derrière ces pistes que tracerait le parti communiste une voie nouvelle et dans laquelle chacun aurait la possibilité de contribuer, une tâche exaltante en particulier pour la jeunesse.

danielle Bleitrach

Commentaires