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Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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Débloquer Cuba: l'acharnement de la bête USA

Il est des moments où la colère vous envahit devant une telle injustice que non seulement le monde tolère mais peut accepter toutes les trahisons qu'il subit et se donner de bonnes raisons pour faire comme si cela n'était rien. Il y a une politique française proprement suicidaire mais celle-ci se double de l'ignominie de la "tolérance", je me demande encore jusqu'où tout cela ira-t-il non seulement aux USA mais dans la malheureuse France enchaînée à une telle iniquité. Ce n'est pas le seul lieu de la planète dans lequel la bête se déchaîne jusqu'au génocide, provoque massacre, morts, famine, sous développement mais Cuba représente tellement la dignité humaine que cela en devient intolérable pour ceux à qui il reste un peu d'humanité.

Publié par Danielle Bleitrach

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Source : www.jungewelt.de

Photo : Depositphotos/imago

Les Américains ne devraient absolument pas se forger leur propre opinion sur Cuba.

Avec une nouvelle vague de sanctions, l'administration Trump a intensifié son agression contre Cuba mardi. Comme l'a annoncé l'Office of Foreign Assets Control (OFAC), l'agence du Trésor américain chargée du contrôle des avoirs étrangers, les nouvelles sanctions, entrées en vigueur mercredi, restreignent également toute transaction financière du secteur privé cubain. De plus, les hommes d'affaires et universitaires américains se voient interdire de participer à des conférences et réunions professionnelles à Cuba, ainsi que d'y effectuer des voyages d'information ou d'études. Le ministre des Affaires étrangères de La Havane, Bruno Rodríguez, a fermement rejeté l'extension de ces mesures coercitives. Il a fait valoir qu'après avoir ciblé les entreprises publiques, Washington s'en prenait désormais ouvertement aux acteurs privés cubains, bloquant ainsi précisément le secteur dont les États-Unis prétendaient vouloir promouvoir le développement.

Le nouveau train de sanctions révoque, entre autres, l'autorisation accordée aux banques américaines sous la présidence de Joseph Biden, prédécesseur de Donald Trump, d'ouvrir des comptes pour des citoyens cubains exerçant une activité d'« entrepreneurs indépendants » dans le secteur privé. L'Office of Foreign Assets Control (OFAC) a également révoqué l'autorisation des transactions dites « en U ». Depuis 2024, ce dispositif permettait aux banques américaines de traiter des paiements en dollars américains liés à Cuba, à condition que l'origine et la destination du paiement soient situées hors des États-Unis et qu'aucun citoyen américain ne soit impliqué. Par ailleurs, la nouvelle réglementation restreint davantage les voyages à Cuba pour affaires, études ou tourisme culturel, voyages qui avaient été assouplis sous la présidence de Barack Obama. Ces mesures affectent non seulement les citoyens américains, mais aussi les établissements d'enseignement supérieur américains, ainsi que leurs enseignants, personnels et étudiants.

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a réitéré lundi, lors d'une interview accordée à Fox News, les propos tenus la semaine dernière par Trump à l'Assemblée générale de l'ONU , selon lesquels Cuba est un « État failli », qualifiant une fois de plus la république insulaire de « menace pour la sécurité nationale des États-Unis ». Son homologue cubain a rétorqué que les nouvelles mesures de répression contredisaient fortement les déclarations de Rubio. « Il y a moins de 24 heures, il déclarait que Cuba était déjà tombée, et voilà qu'il semble devoir prendre des mesures supplémentaires. Ces nouvelles mesures coercitives visent également à entraver le processus de transformation économique en cours », a écrit Rodríguez sur X.

Alors que Trump et Rubio se comportent de plus en plus comme les berserkers de la mythologie nordique qui, selon les récits, « attaquaient leurs adversaires comme des bêtes sauvages », le Premier ministre cubain, Manuel Marrero, a annoncé dimanche que sur les 176 réformes économiques et sociales adoptées par le gouvernement en juin, 158 avaient déjà été mises en œuvre à travers 197 textes législatifs. Ces réformes visent à décentraliser l'économie cubaine et à l'ouvrir à un plus grand nombre d'acteurs. Trois mois seulement après leur adoption, « des changements sont déjà visibles, qui stimuleront la capacité de production et, par conséquent, l'offre, ce qui devrait contribuer à faire baisser progressivement les prix et à freiner l'inflation dévastatrice », a expliqué M. Marrero.

Citant la Constitution, qui désigne les entreprises publiques socialistes comme les principaux acteurs de l'économie nationale, il a ajouté que ces entreprises, grâce à leur coopération avec des acteurs économiques non étatiques, permettraient d'accroître la prospérité et le développement du pays. Il a souligné que les réformes visaient à rendre les entreprises publiques plus agiles, plus efficaces et mieux intégrées au reste de l'économie. Le régime Trump semble vouloir saboter tout espoir de réussite de ce programme de réformes en renforçant les mesures coercitives à l'encontre du secteur privé.

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