Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Dans le Zugzwang, le seul vainqueur devrait être le bon sens mais le jeu à trois joueurs avec Israël est rendu incertain vu de Russie…

« Le conflit entre les États-Unis et l’Iran est suspendu. Comme prévu, les deux camps se sont proclamés victorieux. Alors, qui a gagné ? Avant tout, le bon sens, dont la foi a été fortement ébranlée par les affirmations de la Maison-Blanche selon lesquelles la civilisation iranienne aurait été anéantie en un seul jour », a écrit Medvedev sur ses réseaux sociaux, c’est le zugzwang mais il se joue à trois joueurs, les deux parties l’Iran ou la Russie et les Etats-Unis et les guerriers par procuration que sont Netanayoun et Zelenski qui ne veulent pas d’un cessez le feu et sont prêts à éliminer toutes les pièces de l’échiquier ce qui rend la situation incertaine. Conclusion « C’est pourquoi les moutons russophobes européens devront vivre longtemps sous un régime économique rigoureux. Car il n’y aura plus de pétrole bon marché », a conclu l’ancien président russe. (note et traduction d’histoireetsociete)

Russie

Medvedev a souligné qu’« il s’agit d’une partie d’échecs non pas à deux, mais à trois joueurs ». Photo : EFE

La Russie commente la question de savoir qui a gagné la guerre au Moyen-Orient après le cessez-le-feu.


8 avril 2026 Heure : 06:01 es 


Dmitri Medvedev, vice-président du Conseil de sécurité russe et ancien président de la Russie, a réagi à l’annonce de l’accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran et a partagé sa propre analyse du contexte

« Le conflit entre les États-Unis et l’Iran est suspendu. Comme prévu, les deux camps se sont proclamés victorieux. Alors, qui a gagné ? Avant tout, le bon sens, dont la foi a été fortement ébranlée par les affirmations de la Maison-Blanche selon lesquelles la civilisation iranienne aurait été anéantie en un seul jour », a-t-il publié sur ses réseaux sociaux.

« Parallèlement, le simple fait que Trump ait accepté de discuter du plan en 10 points constitue un succès pour les Iraniens », a souligné Medvedev.

Medvedev explique qui a gagné la guerre au Moyen-Orient https://t.co/BGZT9GneZW– RT en Español (@ActualidadRT) 

8 avril 2026

« La question est de savoir si Washington acceptera cela : là-bas, il est question de compensation pour les dommages causés à l’Iran, de la poursuite du programme nucléaire et du contrôle de Téhéran sur le détroit d’Ormuz . De toute évidence, non. Ce serait humiliant pour les États-Unis et constituerait une véritable victoire pour la République islamique d’Iran », a-t-il ajouté.

« Et alors ? Davantage d’hostilités ? C’est possible, mais il existe un juste milieu. Trump ne veut pas, et ne peut pas, mener une guerre durable, et le Congrès ne le soutiendra pas non plus. Par conséquent, un cessez-le-feu fragile doit être maintenu, et il faut faire comme si de rien n’était. Car chaque coup porté sur cet échiquier crée une situation proche du zugzwang », a-t-il affirmé.

Cependant, Medvedev a souligné qu’ « il s’agit d’une partie d’échecs à trois joueurs ». « Il y a aussi Israël, qui n’est pas du côté des États-Unis. Ce pays n’a pas besoin du cessez-le-feu et n’a pas atteint ses objectifs. Il pourrait très bien passer à l’action : tout simplement éliminer toutes les pièces de l’échiquier. Cela rend la situation extrêmement incertaine », a-t-il insisté.

« C’est pourquoi les moutons russophobes européens devront vivre longtemps sous un régime économique rigoureux. Car il n’y aura plus de pétrole bon marché », a conclu l’ancien président russe.

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4 Commentaires

  • Franck Marsal
    Franck Marsal

    Israël est dans une situation très difficile. S’y est-il vraiment mis lui même ou y a t’il été discrètement poussé, c’est difficile à démêler. Un identifie facilement les outils du lobbying israélien, comme l’AIPAC aux USA. Mais Israël n’a pas le monopole du lobbying (il n’y a qu’à voir comment le régime ukrainien après le coup d’état de 2014 à réussi à capter une part de marché importante de l’aide militaire internationale, tant en UE qu’aux USA), ni un jeu à sens unique.
    Comme l’ont montré un certain nombre d’affaires, l’argent investi à l’étranger par les politiciens occidentaux revient ensuite à la maison, sous couvert de diverses retrocommmissions, abritées des regards par le secret défense et autres protections du même genre. En réalité, pour que ce système fonctionne, il faut un état client, pour lequel l’aide militaire et civile obtiendra un bon soutien social et politique. Il faut aussi un leadership local prêt à entretenir un climat permanent de guerre, justifiant l’aide militaire et fournissant la main d’œuvre militaire nécessaire. C’est là que le lobbying s’inverse, mais c’est beaucoup moins visible de l’extérieur. En Ukraine, les USA (administration Biden, mais aussi des gens comme le sénateur républicain Lindsey Graham) ont joué un rôle appuyé, notamment lorsqu’il s’est agi de changer la loi pour permettre la mobilisation de citoyens de plus en plus jeunes. Je suis convaincu qu’il en est de même en Israël. Après tout, Itzak Rabin a été assassiné et avec lui le maigre espoir d’une paix durable. Sont ensuite apparus des forces politiques nouvelles toujours plus à l’extrême droite et toujours avec un discours de plus en plus fascisant et radical.
    Cela place les citoyens israéliens dans une situation très dangereuse et cela nous concerne, nous français. L’intensification du processus de colonisation en Cisjordanie, les tentatives de conquête d’une partie de la Syrie et du Liban sont un piège pour la majorité des israéliens. Exactement comme la radicalisation du nationalisme neo nazi ukrainien Est un piège pour les travailleurs ukrainiens. Dans les deux cas, pour conquérir quelques territoires par la force (et à l’encontre des souhaits des populations concernées), et entretenir le climat de gjerre, c’est l’existence même de l’ensemble de l’état qui est hypothéquée.
    Nous ne sortirons pas de cela, de ces logiques de guerres qui embrasent peu à peu le monde sans remettre en cause le faible modèle démocratique du capitalisme moderne. Modèle basé sur le mensonge, la manipulation et la corruption. Cela nous concerne tous, car ces logiques sont déployées à une large échelle. La résurgence de la fascisation et du nationalisme en Europe, ce vieux sous-continent fratricide, devrait nous alerter.

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    • Falakia
      Falakia

      Réponse à Franck Marsal ,
      Très bonne analyse celle que nous observons de la montée du fascisme et du nationalisme dans notre monde .
      On ne sait plus qui fait la politique pour ne citer que le dîner récent dans un restaurant réunissant  » Marine le Pen , Bernard Arnault et Bolloré  » .
      Quant à Israël un constat désolant pour son peuple qui aspire à la paix et au Bonheur .
      Certes Netanyahu poursuit L’idéologie du sionisme nationaliste de théodore Herzi .
      Peut-être qu’il aurait fallu pour Israël L’idéologie de ( Bernard Lazare ) celle du sionisme libertaire associatif , sans État .
      Ou bien pour d’autres sionistes pour ne citer que Arendt qui avait aidé des enfants juifs à Paris pour émigrer en Palestine .
      Mais Arendt comme d’autres sionistes prônaient pour un État binational Juifs et Palestinien

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      • Franck Marsal
        Franck Marsal

        Je crois que Theodore Herzl n’a pas grand chose à voir avec ce qui se passe depuis quelques décennies, qui a changé de nature et pas seulement en Israël. Ce qui se passe, c’est la folie de l’impérialisme hégémonique, exprimée dans la doctrine néo-conservatisme. Pour assurer le maintien de la domination impérialiste, la captation de la rente et le financement du complexe militaro industriel, on a créé des points chauds, dans différentes régions du monde et précisément là où pouvait émerger des rivaux. L’impérialisme a instrumentalisé des états en position de faiblesse, pour en faire des victimes expiatoires en ne leur laissant aucune change de paix. Les plus connus furent Taïwan face à la Chine, l’Ukraine et les pays baltes face à la Russie (observez l’hystérie caractéristique de Kaja Kallas) et Israël face au moyen orient complexe et au monde musulman en général. Mais il y eut aussi diverses autres tentatives : il y eut les kurdes, il y eut la Géorgie, avant que les amis de Raphaël Gluskman furent mis hors d’état de nuire, face à la Chine, il y eut le Tibet, Hong kong et les Ouighours …
        La politique de Trump essaye de maintenir la domination, ou la façade de la domination mais déjà le système s’effondre de lui-même. D’abord, il laisse la Chine pour plus tard, parce que c’est trop gros pour lui. Localement, il ne laisse pas complètement tomber les alliés, mais tente en même temps de négocier des portes de sorties en limitant les pertes.
        Face au Venezuela, il a complètement largué l’opposition d’extrême-droite et a utilisé l’enlèvement de Maduro comme prétexte pour dire « j’ai gagné et on peut maintenant commercer et investir au Venezuela », c’est à dire revenir à la situation d’avant les sanctions que lui-même avait imposé lors de son premier mandat.
        Face à la Russie, il tente de négocier un accord depuis plus d’un an, mais la Russie ne lâche rien sur ses objectifs. Il se contente de faire payer l’Europe et a son accord sur l’exploitation des ressources minières qui resteront en Ukraine.
        Face à l’Iran, la situation est plus difficile, car plus envenîmée et depuis longtemps. Et l’Iran, comme la Russie ne semble pas prêt à faire la moindre concession. Mais Trump fait maintenant des déclarations sur le « partage du contrôle du détroit d’Ormuz » », ce qui sous-entend « votre idée de mettre un péage sur le détroit d’Ormuz pourrait me convenir si vous acceptez de me reverser une part du pactole ».
        Peu probable que cela fonctionne. L’Iran a les cartes en main, pour reprendre l’expression de Trump. Le détroit d’Ormuz n’a pas été débloqué et cela fait plus d’un mois que l’artère principale du commerce mondial est coupée. Hier, en représailles à une violation du cessez le feu, l’Iran a bombardé une zone industrielle très proche de l’oléoduc qui permet à l’Arabie Saoudite d’exporter une partie de son pétrole sans passer par Ormuz. Cet oléoduc achemine une partie du pétrole du Golfe Persique vers un terminal situé en Mer Noire. L’interruption de cet oléoduc est une menace très sérieuse d’agravation de la crise.
        Dans une telle situation, la plupart des politiciens occidentaux (et en particulier européens) qui ont juré depuis des décennies leur fidélité à Israël sont capables de retourner leur veste rapidement. Cela laissera la population israélienne dans une situation catastrophique, car, là bas, toutes les options de paix ont été fermées depuis longtemps en s’appuyant sur le rapport de force que donnait l’alliance avec l’impérialisme occidental hégémonique. Ce qui a été fait est à la fois odieux et terrible.

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  • Falakia
    Falakia

    D’accord avec les faits que vous mentionnez Franck Marsal , dans votre analyse sur l’impérialisme avec son fondement le capital économique, et le capital financier qui d’ailleurs Danielle bleitrach explique les théories , pratique et mécanismes de l’impérialisme dans les articles du blog Histoire et société .
    J’ai lu un article de Danielle sur l’époque de la guerre de 1967 entre Israël et les pays arabes avec la crise du canal de Suez nationalisé par l’Égypte qui dît : à ne pas comparaître avec celle de la guerre d’aujourd’hui entre les USA , Israël contre l’iran et le détroit d’Ormuz .
    Ce monde de conflits entre les États est le monde d’Epstein avec le rendement selon moi car malheureusement on ne pense pas en conséquences humaines mais en rendement et sans moralité .
    Trump comme l’union Européenne ont eu gain de cause en rendement en Ukraine .
    Et sur la guerre en Iran et le détroit d’Ormuz seul Trump a eu son rendement en négoçiant un péage avec l’iran .

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