Dans mon livre sur le Zugzwang (1) je m’interroge sur la manière dont l’impérialisme a réussi à transformer quasi instantanément la grande et héroïque victoire du peuple vietnamien en pleurnicherie sur les « collabos », les boat people, déjà avec Glucksman père? Comme ils ont réussi à un trimestre de l’horreur du Chili et Pinochet d’occuper le devant de la scène avec « le goulag » et cette crapule réactionnaire et antisémite d’ Alexandre Soljenitsyne ? Le tout pour nous faire avaler l’hyperlibéralisme avec le tout Paris mondain d’Yves Montand à Tapie nous faisant crier « vive la crise » et l’entrepreneur privé, nouvel héros des temps modernes, celui dont le sens de la vie est dans la réussite et l’art d’écraser les autres. Ceux qui avaient un autre idéal comme ce photographe japonais durablement marqué par les horreurs de son peuple et hiroshima, en devenaient des has been voire des « staliniens », censurés, interdits. La gôche, celle de l’eurocommunisme, celle aujourd’hui du sieur Boulet et du PGE a emboîté le pas, ils sont devenus avec l’Humanité volée aux communistes, les principaux maitre d’oeuvre de cette liquidation de l’Idéal communiste. la flatterie de la jeunesse remplaçant la formation y compris par l’exemple dont nous avons eu la chance de bénéficier (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
(1) Danielle Bleitrach le zugzwang la fin du libéralisme libertaire. Et après ? Delga. février 2026

En 1966, une image poignante capturait une mère sud-vietnamienne traversant une rivière avec ses quatre enfants, fuyant leur village près de Qui Nhon. L’Air Force américaine avait ordonné l’évacuation de la région après avoir averti que les forces Vietcong l’utilisaient comme base pour attaquer les Marines américains. La photo, prise par le photojournaliste japonais Kyoichi Sawada, ne capturait pas la stratégie ou la politique, mais le coût humain brut de la guerre : une mère portant tout ce qui comptait à travers l’eau, l’incertitude et la peur.
Cette image remporta le prix World Press Photo of the Year en 1966. Mais ce qui distingue Sawada, c’est qu’après avoir reçu cette reconnaissance, il chercha à retrouver les familles figurant sur la photo. Il les retrouva et leur remit tout l’argent du prix, ainsi que des copies de l’image qui avait rendu leur lutte visible au monde.
Cet acte d’intégrité discrète dans un métier souvent marqué par la distance démontre la profondeur de la conscience de Sawada : pour lui, cette photo n’était pas simplement une image puissante, mais un témoignage de vies humaines, de pertes et d’histoires personnelles.
Quatre ans plus tard, en 1970, Sawada fut tué en couvrant le conflit au Cambodge, toujours fidèle à son engagement de documenter la vérité en première ligne. Son héritage ne réside pas seulement dans les images qu’il a laissées, mais dans l’humanité qu’il a injectée dans son travail, nous rappelant qu’il y a toujours une histoire réelle, toujours en cours, derrière chaque photographie emblématique.
Sources :
Archives de World Press Photo, Biographie de Kyoichi Sawada, Reportages sur le Vietnam et le Cambodge, Publications de photojournalisme
Views: 21


