Histoire et société3

Tant qu'il n'y a pas d'œuvre commune, il y aura toujours de l'intolérance

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editorial : les chances de la paix ... Peut-être y a-t-il la possibilité de voir naître un homme d'Etat en France....par danielle Bleitrach

Jean Claude Delaunay dont je suis en train de lire le manuscrit qui va être publié aux éditions Delga sur le rôle de la monnaie dans la "crise" de l'impérialisme - pour en rédiger la préface à sa demande- confirme ce que je savais déjà : nous pouvons avoir des débats sur tel ou tel point doctrinaire, mais nous partageons lui et moi, (question de génération et d'expatriation) un sens aigu théorico pratique des rapports des forces et des perspectives de la situation de basculement historique que vit l'humanité. Je lui avais envoyé comme à d'autres une texte sur la bonne surprise qu'était la position de Fabien Roussel et de la forte majorité du PCF. Il m'a répondu ceci que je vous livre et que je partage. La voie est étroite mais il y a la possibilité pour l'action militante comme pour les chercheurs, intellectuels de secouer l'asphyxie intellectuelle, la marginalisation à laquelle nous ne sommes que trop soumis. Cela nécessite de tels efforts, et une persévérance qui va au-delà des échéances électorales, que nul ne peut se substituer à ceux qui vont devoir agir. En fait la mise en mouvement devrait concerner tout le peuple français : depuis ceux qui souffrent le plus jusqu'au monde intellectuel asphyxié par la censure ou l'auto-censure. Il faut être conscient de cette difficulté mais aussi ne pas négliger les atouts. Le peuple français, le monde du travail aura-t-il un sursaut? quant au débat là aussi la situation est sombre, des générations entière amputées de la mémoire, mais il ne faut pas non plus exagérer la situation, il reste des coopérations, des travaux qui méritent d'être discutés, en finir avec les censures... Nous sommes peut-être à l'aube d'une nouvelle renaissance et là encore nous retrouvons une idée qui m'est chère : la circularité entre culture savante et culture populaire. C'est sur ce terreau des formes de résistance populaire que naissent les "génies" politiques disait Fidel Castro. Nous n'en sommes pas là, nous n'avons pas de telles ambitions, mais il y a eu au moins un politique cette semaine qui a osé secouer la chappe de plomb qui pèse sur la France. Le meilleur atout reste l'accélération des FAITS .

Publié par Danielle Bleitrach

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Source : www.farodiroma.it

LE CONTEXTE DE LA CRISE DE L'IMPERIALISME

1) Nous sommes en pleine crise supplémentaire. Pour expliquer les choses simplement, l'augmentation récente des prix de l'énergie accroît brutalement la composition organique du capital et agit donc immédiatement à la baisse sur le taux de profit mondial. 2) Sauf contre-tendance, nous sommes en pleine crise de surproduction. Les brics vont chercher à limiter la casse de diverses manières ; 3) Mais les populations des pays civilisés vont recevoir ce supplément de crise en pleine figure. Cela va accélérer la progression de l’extrême-droite en Europe et notamment en France, en 2027. 4) A mon avis, le calcul des dirigeants impérialistes actuels est la guerre contre la Russie. Ils, elles n’ont pas encore abandonné cette idée. Ils vont accepter l'extrême droite, cela ne leur posera guère de problèmes. 5) Cette idée (faire la guerre aux russes) sera abandonnée lorsque l’armée russe aura fait capituler l’armée ukrainienne. Ce qui n’est pas encore fait. (jean claude Delaunay )

LE RESULTAT DES ELECTIONS EN EUROPE

Nous sommes bien d'accord Jean Claude et c'est à ce titre que j'avais repris ta proposition de faire adhérer la France aux BRICS parce que nous partagions avant même la fermeture d'Ormuz et maintenant Suez, la mer noire et si j'ai bien compris leur espérance de bloquer la route du nord, le fait que paradoxalement sur un strict plan anti-impérialiste il faut que l'impérialisme soit vaincu partout à la manière dont l'URSS a vaincu le nazisme. Visiblement il n'avait pas été éradiqué et il repart de plus belle y compris vers l'apocalypse nucléaire et en tous les cas une asphyxie généralisée...

Nous sommes bien d'accord avec son choix de l'extrême droite et nous consacrons aujourd'hui un sujet au revirement de Marine Le Pen et de son parti contre la Russie, la paix. Le revirement notons-le n'a pas lieu face aux souffrances des Français et au petit peuple y compris "blanc" qu'elle a prétendu représenter mais sur des questions de financement et d'intérêts à la Meloni. Cela va avec le choix de la respectabilisation de ce parti et le fait que c'est désormais la peur du "terrorisme islamiste" qui tient lieu de volet social. Dans un tel contexte, Melenchon son alter ego a du mal à opérer le virage habituel vers le consensus et la respectabilité qui lui fait aussi sacrifier tout ses alliés anti-impérialistes. Mais le fait principal est qu'Il y a une sorte d'entente sur la passation en particulier le vote du budget et les choix réels des uns et des autres.

Le moins que l'on puisse dire c'est que face à l'urgence provoquée par la crise supplémentaire comme tu dis, celle de l'énergie, il n'y a qu'un parti et c'est le PCF pour appeler à une mobilisation qui n'attende pas les élections et de surcroit lie cette urgence à la paix . L'intervention de Fabien Roussel a provoqué un véritable séisme et n'est pas pour rien dans la convocation des chefs de parti à l'Elysée. Autre miracle, il tient bon sur une analyse limitée mais qui s'avère un point d'ancrage pour le moment inexpugnable: les Français, les couches populaires, la classe ouvrière ne paiera pas pour votre politique et elle n'attendra pas les élections pour agir ça c'est pour l'urgence, mais en ce qui concerne la crise énergétique elle appelle un traitement global avec les différentes sources y compris nucléaires et la paix pour faire arrêter ces guerres d'appropriation et de pillage.

D'ailleurs une once de bon sens a paru saisir Macron qui a adressé une lettre à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, proposant un assouplissement temporaire des normes européennes en matière de carburants.Le président français a proposé « un assouplissement exceptionnel et temporaire des exigences européennes actuelles en matière de qualité des carburants », rapporte l'agence TASS . Il estime que cette mesure contribuera à stimuler la production des raffineries de pétrole. Macron a également plaidé pour un assouplissement des restrictions sur la part des biocarburants dans les mélanges afin d'accroître l'offre de gazole sur le marché. La veille, le 20 septembre, le prix moyen du gazole en France avait atteint un niveau record, à 2,41 € le litre.

Macron avait précédemment qualifié les prix des carburants d'insoutenables. Le chef de l'État a exigé que le gouvernement mobilise pleinement ses efforts pour contenir les prix de l'essence.

Une telle position est d'autant plus forte qu'elle a un écho dans toute l'UE et en Grande Bretagne. Nous donnons quelques exemples de cette soudaine prise de conscience, il y a ceux qui avaient déjà refusé l'application de l'article 5 de l'OTAN comme Fico le slovaque et refusé de faire la guerre. Mais Maygar l'espoir de l'UE et les conservateurs polonais ont quitté le navire du soutien inconditionnel à l'Ukraine. Comme le dit très bien Lavrov, la "menace" russe sert surtout en maintenir en place des dirigeants totalement impopulaires mais qui s'accrochent, outre le choix déterminant des marchés financiers, paradis fiscaux, et militarisation de l'économie qui vont dans le même sens de l'exploitation alors que le taux de profit est en chute, bref dévalorisation on connait le refrain... Le fait nouveau selon moi est qu'à chaque stade l'impérialisme a de moins en moins les moyens de sa stratégie et comme le dit un article russe aujourd'hui: les Européens doivent se rendre compte qu'ils n'ont pas les moyens de leur bellicisme.

On peut rêver de cette éradication totale, si la leçon infligée doit être forte, elle doit tenir compte de plusieurs faits qui me semble-t-il sont en accord avec ce que déjà pratique la Chine dans sa relation avec les USA et l'Europe mais à partir de ce point d'ancrage qui est celui d'être français et de ne jamais renoncer à partir de ,la classe ouvrière, représenter l'intérêt national celui que l'impérialisme sacrifie et il faut tenir compte de cette mise en garde cubaine:

Comme souvent de Cuba nous vient une utile mise en garde, Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a mis en garde aujourd’hui contre le grave danger que représente la doctrine impérialiste imposant « la paix par la force » comme moyen de domination mondiale. Sur son compte X, le chef de la diplomatie de la nation caribéenne a souligné ces menaces pesant sur la stabilité mondiale, à l’occasion de la Journée internationale de la paix. Pour étayer sa mise en garde, M. Rodríguez a dénoncé « la politique agressive des États-Unis qui attise les guerres, favorise la course aux armements et vise l’usurpation de ressources et de territoires souverains ». Cela, a affirmé le chef de la diplomatie cubaine, viole le droit international, sape le multilatéralisme et menace l’avenir de l’humanité. La préservation de la paix et de la sécurité internationales sera rendue possible grâce à l’édification d’un nouvel ordre international démocratique, juste et inclusif, « capable de faire face à la philosophie impérialiste de la spoliation et de la guerre », a déclaré le ministre des Affaires étrangères cubain

3- LA SITUATION EN FRANCE

C'est cela qui se construit aujourd'hui et les évènements démontrent la nécessité d'un combat idéologique : il est à peine entamé en France, nous avons pris un tel retard. Des choses que l'on croyait acquises doivent être découvertes à nouveau, mais notre pays est comme d'habitude celui qui ne se résigne pas. OUI ! Mais qui l'emportera dans cette protestation? .

1) S'il est probable que l'Europe avec en son sein les deux délirants, chacun sur leur base que sont Macron et Merz, nous mène très loin dans le bellicisme et la fascisation, il y a malgré toute la propagande, le consensus total imposé un peuple qui refuse la guerre et le leurre "conservateur", le "nationalisme" chauvin, divisant la classe ouvrière ou son revers le refus du patriotisme ont produit une situation d'ingouvernabilité, rien n'est totalement joué non seulement pour les élections de 2027 mais pour une perspective plus longue dans laquelle commence à apparaître un rassemblement, des références à l'union du peuple de France. Là encore la manière dont Roussel refuse les oppositions politiciennes, non seulement au sein de la gauche, mais même avec les maires confrontés aux problèmes territoriaux est révélatrice de possibles. Dans le fond Roussel dit simplement qu'il veut examiner les politiques suivies par les gouvernements, il pourrait même ajouter qu'il se méfie en tant que communiste de tous les oligarques y compris les Français (voir sa proposition concernant les profits en temps de guerre de Total) et que s'il n'a aucune confiance dans les oligarques russes, il n'en a pas plus en ce qui concerne les oligarques ukrainiens, ,parce que ceux-là au moins les Français n'ont pas à les financer alors que le moins que l'on puisse dire est que Zelenski et son entourage sont pour le moins suspect sans parler d'une guerre que fuient les ukrainiens, les rapts de "volontaires" pour le front, le recrutement de l'internationale terroriste d'extrême droite, etc... Donc il demande simplement que out soit réellement mis sur la table et discuté parce que le peuple souffre trop pour continuer dans cette voie là.

C'est simple, direct et quand cela reçoit le renfort gaulliste d'Henri Guaino, qui Invité sur le plateau de BFMTV samedi 19 septembre, Henri Guaino a réagi aux propos de l'Élysée sur l'accroissement de la « menace russe » visant la France. « La peur n’est jamais une bonne conseillère en politique. Il n’y a rien de pire que la politique de la peur », a martelé l’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, alors qu’Emmanuel Macron a déclaré jeudi 18 septembre en conférence de presse que « la nature de l’agressivité russe et de ses menaces en Europe change ».

« Que la situation soit grave, oui. Mais elle est grave économiquement, socialement, sur le plan international. Et on l’a un peu cherché », affirme Henri Guaino, assurant que la France avait été « agressive » envers la Russie. « Quand vous êtes agressif vis-à-vis d’un pays, quand vous fournissez des armes à son ennemi pour le bombarder, il ne faut pas s’étonner que le pays réponde. On a accepté d’entrer dans cet engrenage. On ne peut pas dire qu’on n’est pas cobelligérant. Même si le terme est juridiquement inadapté, il est politiquement une réalité », estime-t-il.

Pour cela il fallait que subsiste ce qui fait de nous des communistes : une autre conception de ce qu'est "servir le peuple" et pas se servir, une manière d'agir au-delà du "politicien" alors même qu'ont été liquidés les forces réelles de ce parti, l'organisation en particulier dans l'entreprise, la formation des adhérents. La position de Fabien Roussel soutenue par plus de 72% des adhérents, le refus de ceux qui ne respectent pas la démocratie interne tout cela est une chance, peut-être un homme d'Etat est-il né? Avec un parti en capacité de se régénérer... Le pari est digne de celui de Pascal... mais il n'y a pas d'autre voie.

LA PAIX EST-ELLE POSSIBLE EN PARTICULIER EN UKRAINE ?

Ce que l'intervention de Fabien Roussel pose c'est qu'elles ne dépendent en priorité du mauvais vouloir de la Russie et de l'Iran mais bien de nos propres gouvernants, il est donc plus facile d'agir sur eux. Les élections russes ont accordé au président Poutine qui n'a jamais été le belliciste que l'on invente une majorité politique et constitutionnelle. Au coeur de ce triomphe qui accorde au président russe une représentativité sans équivalent en occident que dans ce contexte, le Kremlin réaffirme la possibilité d'une normalisation des relations avec les pays européens, tout en réitérant sa méfiance envers la politique de l'OTAN est important et témoigne selon moi de l'influence du monde multipolaire de la Chine en particulier mais aussi de partenaire comme le Brésil, l'Inde. Parce que sur le plan stratégique, la Russie n'a aucun intérêt à négocier, elle est en position de force et sait que les "Européens" n'ont pas les moyens ni internes, ni externes de leur bellicisme.

La Russie est prête à coopérer et à normaliser pleinement ses relations avec ses voisins européens, a déclaré le président russe Vladimir Poutine lors d'une réunion de la Commission militaro-industrielle à Moscou. Selon l'agence de presse russe RIA Novosti, le chef de l'État a affirmé que Moscou restait ouvert à la reprise du dialogue avec l'Europe, tout en maintenant qu'il n'y avait toujours aucun signe concret de détente de la part de l'Occident. Poutine a désigné l'élargissement continu de l'OTAN comme la principale préoccupation sécuritaire de la Fédération de Russie, tout en réaffirmant que Moscou n'avait aucune intention agressive envers les pays européens. « Nous sommes prêts à coopérer et à rétablir les relations avec nos voisins européens », a déclaré le président russe.

Parallèlement, sur le front ukrainien, de nouvelles tensions apparaissent au sein du pouvoir à Kiev. Selon les déclarations de Volodymyr Saldo, chef de l'administration russe dans la région de Kherson, une lutte d'influence se déroule entre différents éléments de l'élite politique ukrainienne, rendant la question de la sécurité personnelle du président Volodymyr Zelensky de plus en plus sensible.Saldo a commenté un projet de loi déposé à la Verkhovna Rada accordant une protection étatique à vie aux membres de la famille du président ukrainien, y voyant un signe d'instabilité institutionnelle croissante. Cette affirmation, attribuée au dirigeant pro-russe, n'a pas été vérifiée de manière indépendante. Selon des informations diffusées par des sources ukrainiennes, cette mesure étendrait également les mesures de sécurité spéciales aux membres du quartier général présidentiel et du Conseil national de sécurité et de défense. Le projet de loi prévoit également le renforcement des effectifs du Service de sécurité d'État d'Ukraine, qui pourraient atteindre 5 500 personnes, dans le cadre d'une réorganisation plus large du système de protection des principales institutions du pays.

Quant un régime en est à ce stade là, il n'a plus rien à perdre et là encore, Fabien Roussel a parfaitement raison d'interroger sur la nature du soutien qui lui est apporté, c'est son droit et son devoir en relation avec les intérêts du peuple français et des couches populaires dont les souffrances deviennent insupportable. Il ose le faire dans une autre conception de la politique : celle de trouver les voies de la paix avec d'autres et il cite avec beaucoup de pertinence le Pape qui dans sa venue s'oppose effectivement au choix actuel impérialiste, celui de Trump mais aussi celui de Merz, de Macron, des Britanniques qui utilise l'immigration, comme prétexte sécuritaire pour imposer la guerre et la répression de ceux qui résisteront. Parce que la perspective est bien celle-là: sous couvert de patriotisme, face à la menace russe on fait accepter des lois et des interdits qui concerneront en priorité ceux qui refusent la pression sur les services publics, sur les salaires, l'emploi, etc...

EN BONNE LOGIQUE IL Y A DONC DES OPPORTUNITES MAIS ON SAIT QUE TOUT N'OBEIT PAS A LA RATIONALITE; AU MOINS A NOTRE PETIT NIVEAU FAISONS LE PEU QUE NOUS POUVONS FAIRE...

l y manque certes tout un volet mais simplement exiger la paix et le bilan critique de la manière dont tout cela a été et est encore mené oblige à élargir la focale et c'est là qu'apparait ce sur quoi nous nous sommes un jour entendu Jean Claude Delaunay et moi cette proposition d'adhérer aux BRICS, cela a donné lieu à un livre préfacé par Fabien Roussel écrit à quatre main Danielle Bleitrach, Marianne Dunlop, Jean Jullien et Franck Marsal avec la bienveillance de notre éditeur Delga. L'aventure se poursuit non seulement à travers ceux qui comme Franck et Marianne sont encore membre du PCF, mais sur le plan théoorico-pratique avec ce blog amélioré grâce à notre benjamin Timo Jollivet. Le blocage d'Ormuz m'a inspiré le Zugzwang ou commentaire sur l'aventure d'histoire et societe et notre appel à adhérer au monde multipolaire et ces diverses préfaces(1) que j'ai écrites pour ce dialogue sur ce que Delaunay appelle "la dimension anthropologique" de la crise financière, le rôle de la monnaie.

Danielle Bleitrach

(1) Je regrette que Delga n'ait pas mieux signalé la préface article que j'ai écrite sur l'actualité du livre d'Henri Alleg : Etoile rouge et croissant vert, sur la manière dont aujourd'hui est mis à mal la thèse qui fit la gloire de Carrère d'Encausse sur l'empire éclaté, alors que l'on peut au contraire apprécier la manière dont Henri a su voir ce que l'époque de contrerévolution prétendait identifier "la colonisation et décolonisation de l'Algérie, de l'Afrique à celle du socialisme en Asie centrale". Ce n'est pas un souci d'auteur mais simplement la manière de souligner le changement d'époque et la manière dont le présent éclaire le passé, une méthode qui bouscule les lignes. Delga ces éditions qui me sont chères m'a promis d'accorder l'importance méritée à un livre à paraître très bientôt avec ma "préface" de 34 pages dans laquelle je replace les évènements de Budapest, dans l'année 1956, l'affaire du canal de Suez, les pleins pouvoirs à Guy Mollet, le contingent en Algérie, le rapport Khrouchtchev et la querelle sino-soviétique... Et il y aura enfin ce livre de Delaunay et l'actualité de la réflexion sur cette crise de la "monnaie", avec bien sur en filigrane l'effondrement du dollar, l'inflation et le bellicisme.

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