Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Trump : Les États-Unis font face à une résurgence de la menace communiste pourquoi cela valide les choix de Roussel en France ? par danielle Bleitrach

Voici une des raisons qui me fait apprécier la stratégie de Fabien Roussel telle que je la comprends : le communisme revient au centre de la manière dont l’impérialisme se débat contre ses propres contradictions, ses divisions internes et externes. Ce que j’ai désigné comme le zugzwang : à chaque coup il perd un peu plus et en particulier se trouve confronté à une pression accrue des exploités et des nations du sud qui refusent le pillage, des « alliés » qui découvrent qu’il ne peuvent compter sur lui et face à cette montée de la lutte des classes, la censure, la propagande, la négation de la réalité devient un nouveau maccarthysme à l’échelle mondiale.

D’ailleurs Fabien Roussel a poussé un véritable cri de joie : merci Donald Trump ! Les masques tombent et le combat redivient frontal parce que quand il s’agit de combattre le fascisme rien de mieux que les communistes pas pour le valoriser en lui accordant toujours plus d’espace au contraire en le lui disputant c’est le sens que je donne au discours final de Fabien Roussel, au Congrès lui-même.

C’est là le nouveau visage du fascisme qui change avec le capitalisme, l’impérialisme lui-même avec la vieille contrainte de l’exploitation, de son renforcement et des résistances qu’il rencontre sur des bases nationales à la fois historiques et qui correspondent à la situation économique, sociale de la formation sociale considérée, la France faut-il le dire n’est pas le zimbawe mais elle reste la 7 e puissance du monde. Chaque nation a une bourgeoisie, une oligarchie locale qui attend tout en général de l’impérialisme y compris de voir raffermi son emprise et elle reproche aux USA de faire défaut. Elle a en particulier en Europe, ses figures nationales de leurre y compris de l’indépendance nationale, de pacte des conservatismes.

Fabien Roussel, parce qu’il a une élection s’est donné un objectif que je partage à 100% ne plus laisser d’espace à ce « conservatisme » dont Trump est une image qui ne fait plus illusion (en particulier auprès des Russes qui ont cru à une union des conservatismes contre le libéralisme) et mener une lutte pour la reconquête politique de ceux qui se sont laissés abuser ou ont choisi l’abstention, c’est dans ce combat qu’il refonde le PCF. Il a choisi de l’affronter dans la stratégie que le RN celui de Marine Le Pen a appliqué dans le pas de Calais et le nord en profitant de la rupture avec la classe ouvrière du parti de la liquidation eurocommuniste. Il ne débordera pas de cette offensive et restera dans le champ qu’a construit le RN sur les ruines du PCF et du PS , les partis ouvriers. Marine le Pen quand on l’écoute occupe parfaitement les préoccupations de ce monde, la défense patriotique de la France face à un ennemi qui demeure imprécis, une invasion vague et la défense des valeurs françaises face à la corruption et à ce qui veut introduire le crime contre nos enfants.

Toutes les forces politiques et singulièrement la gauche telle qu’elle a évolué s’avèrent incapables de ce travail de reconquête, par parenthèse ceux qui reprochent à Fabien Roussel de s’émanciper de « la gauche » en réalité de la promotion de Melenchon et de son clientélisme devrait se rendre compte que c’est Melenchon lui-même qui a fait une erreur tactique en se proclamant le seul candidat et en niant l’idée de primaires , c’est lui qui a libéré cette stratégie du PCF qui ne manque pas de panache.

Fabien Roussel donc doit reconquérir l’espace occupé par le RN et il reprend le discours du RN qui est d’ailleurs un copié collé du discours communiste mais sans la dénonciation du capital, ce qui est caractéristique du fascisme. Il introduit habilement le thème de « l’oligarchie » face à ce qui était jadis les 200 familles. Il est pleinement dans l’élection mais en même temps comme je l’ai bien des fois réclamé il dépasse un parti d’élus pour tenter de reconstruire un parti communiste avec des échéances qui vont au-dela des élections. C’est exactement l’angle que j’avais choisi autour de la célébration de mon compagnon à Aix y compris en proposant à la droite gaulliste un partenariat dans ce qu’il est possible de réaliser ensemble.

Effectivement dans cet angle d’attaque que j’approuve l’international passe au second plan ou plutôt il reste pour le temps de l’élection au second plan comme il l’est déjà pour le RN. Mais il n’est pas totalement erroné comme chez les liquidateurs obnubilés par les élections sans autre perspective que la lutte des places. Pour un militant communiste cela peut être décevant dans la rationalité de la démarche de formation des militants, parce que sans internationalisme il n’y a pas de reconquête nationale aujourd’hui plus que jamais avec la multipolarité. Et pendant et après l’épisode électoral l’enjeu va prendre toujours plus d’importance mais je trouve relativement habile au stade où nous en sommes que Fabien Roussel n’ait pas souhaité avaler tous les oeufs à la fois, et ait laissé une partie de la situation dans un flou qui n’anticipe pas mais désigne la paix comme objectif.

Franck Marsal a néanmoins raison de pointer ce manque si l’on veut avoir des militants « tous des chefs »ce qui est l’idéal d’un parti marxiste léniniste, mais pour moi qui ne suis plus impliquée dans ce parti aussi directement, j’ai une exigence moindre : j’en tire deux enseignements que j’ai déjà présenté dans les « missions » du nouveau blog Histoireetsociete3: premièrement la stratégie de Fabien Roussel est cohérente et mérite d’être suivie au-delà du parti communiste, ce congrès est une réussite et on peut même considérer que l’espace laissé aux liquidateurs a été la démonstration de ce qu’ils représentent. Encore que sur ce point ma conviction n’est pas entière.

Mais cela donne à notre blog et à d’autres s’ils acceptent une démarche constructive un rôle encore plus important dans l’information et le lien avec le monde multipolaire dirigé par le socialisme chinois. Un rôle qui à la fois tient compte de la reconquête du PCF mais l’élargit au-delà dans un rassemblement qui va bien au-delà de la gauche telle qu’elle est actuellement. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Le chef de la Maison Blanche a profité de la cérémonie commémorant le 250e anniversaire des États-Unis pour réitérer sa campagne contre les migrants.
Le chef de la Maison Blanche a profité de la cérémonie commémorant le 250e anniversaire des États-Unis pour réitérer sa campagne anti-immigration. AP

AP, AFP et Europa Press

5 juillet 2026 08:09

Washington. Le président américain Donald Trump a réaffirmé hier : « Nous ne voulons pas de communistes dans notre pays. » Lors de son discours sur le National Mall, à l’occasion du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, il a repris les propos tenus la veille lors d’une cérémonie au mont Rushmore, où il avait affirmé que les « radicaux et les extrémistes » menaçaient l’identité nationale.

Le président a condamné la « résurgence de la menace communiste » aux États-Unis.

« Ce pays est le berceau de la liberté, et nous sommes aujourd’hui plus forts que jamais », a-t-il déclaré. « Aucun peuple n’a fait plus de bien, n’a fait preuve de plus de courage, n’a réalisé de plus grands progrès, n’a redressé plus d’injustices ni n’a atteint une telle grandeur que vous, le peuple américain. »

« Depuis 250 ans, les États-Unis incarnent l’espoir, la promesse, la lumière et la gloire parmi toutes les nations du monde. Nul ne peut nous égaler. Et avec l’aide de Dieu, nous le resterons toujours, voire mieux », a souligné le président républicain.

« Aujourd’hui, notre pays triomphe à nouveau, comme jamais auparavant. L’Amérique est de retour, et nous voulons qu’elle reste grande. Nous y parviendrons en adoptant la  loi « Save America Act », qui exige que tous les électeurs présentent une pièce d’identité. Chacun doit fournir une preuve de citoyenneté », a déclaré le chef de la Maison-Blanche au sujet de ce projet de loi qui fait face à une lutte acharnée au Congrès.

L’événement a débuté avec une heure de retard et après une évacuation temporaire chaotique des participants en raison d’un orage ; la police a dû disperser en force des groupes de partisans du magnat qui refusaient de quitter les lieux, pour les contraindre à partir « pour leur propre bien ».

« Les orages portent bonheur en toute occasion. De plus, ils rendent les événements un peu plus palpitants ! » a déclaré Trump après avoir promis de prononcer son discours sur le National Mall « quoi qu’il arrive, peu importe s’il est 2 heures du matin », a-t-il ajouté.

Au début de l’événement, il a remercié les 150 000 personnes qui étaient rentrées chez elles après que, selon lui, 370 000 personnes aient été évacuées.

Ce matin, le défilé de la fête nationale à Washington a été suspendu « en raison de la chaleur extrême », les températures atteignant jusqu’à 39 degrés Celsius.

Cependant, la chaleur n’a pas empêché des centaines de nationalistes blancs masqués de défiler dans la capitale, scandant des slogans anti-immigrants et brandissant des drapeaux confédérés représentant les 11 États du Sud qui ont fait sécession de l’Union en 1861 dans leur lutte pour maintenir l’esclavage, déclenchant ainsi la guerre civile.

De même, les cérémonies commémoratives dans d’autres régions du pays ont été affectées par les tempêtes et les fortes chaleurs ; 160 millions d’Américains sont sous alerte aux températures extrêmes.

Parallèlement, le vice-président américain JD Vance s’en est pris à ceux qui critiquent les « imperfections » de l’Amérique lors d’une cérémonie commémorative nationale organisée à New York.

« Aujourd’hui, vous entendrez quelques voix, peu nombreuses mais très stridentes, exprimer avec obsession non pas la grandeur de notre nation, mais ses imperfections », a déclaré le responsable.

« Ils parleront des péchés des États-Unis avec la colère et la ferveur d’un prédicateur véhément, mais sans la moindre trace de la grâce ou du pardon présents dans la foi chrétienne », a ajouté Vance.

« Ils vous diront que les États-Unis ne sont qu’un pays comme un autre, où les faibles luttent contre les forts », a déclaré le vice-président, exhortant ses partisans à rejeter cette vision « simpliste ».

Dans ce contexte, le monarque du Royaume-Uni, Charles III, a félicité les États-Unis à l’occasion du « 250e anniversaire de la signature de la Déclaration d’indépendance » de la Couronne britannique, un événement qu’il a décrit comme une « étape importante » et a souligné « l’évolution extraordinaire de leurs relations pour surmonter les conflits et forger l’une des alliances les plus étroites et les plus productives que le monde ait jamais connues ».

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