Histoire et société

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Lula da Silva : « Chaque soir, je suis indigné par ce qui s’est passé au Venezuela. »

Amérique latine et Caraïbes

Si l’invasion impérialiste au Venezuela n’a pas atteint ses objectifs de domination absolue comme nous l’analysons par ailleurs (et il est évident que l’Iran risque d’être pire), en revanche, elle a créé les conditions d’une radicalisation face à l’impérialisme. C’est assez clair pour les pays du Sud où se mélangent refus du pillage, impossibilité de vivre à travers ce pillage et l’inflation avec une dignité nationale, mais en ce qui concerne les « alliés » européens (japonais c’est pire) et même les marchés financiers, les résultats ne sont pas plus probants. Encore une illustration de ce que nous définissons comme le Zugzwang, d’autant plus intéressante que ce combinent les « indices » d’une situation révolutionnaire (selon Lénine, nous y reviendrons à partir de notre livre) : impossibilité de gouverner pour la classe dominante immédiate avec la lente poussée des opprimées et conditions de possibilité des forces productives avec la Chine. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireersociete)

« Chaque soir, je suis indigné par ce qui se passe au Venezuela ; c’est un manque de respect pour l’intégrité d’un pays », a affirmé Lula da Silva.

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Le chef de l’État a souligné le statut de la région en tant que zone de paix. « L’Amérique du Sud est un territoire de paix », a-t-il insisté. Photo : MST

Lula da Silva : « Chaque soir, je suis indigné par ce qui s’est passé au Venezuela. »


24 janvier 2026

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a réaffirmé vendredi son rejet des actions militaires des États-Unis contre le Venezuela, soulignant l’engagement de l’Amérique latine en faveur de la paix et condamnant l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de la Première dame Cilia Flores par l’administration américaine.

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« Chaque soir, je suis indigné par ce qui s’est passé au Venezuela ; c’est un manque de respect pour l’intégrité d’un pays », a affirmé Lula da Silva lors de la cérémonie de clôture de la réunion nationale du
Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST).

« Ces types entrent au Venezuela de nuit, prennent d’assaut la base militaire de Nicolás Maduro et l’emmènent. C’est tout simplement impossible ; c’est un manque de respect flagrant pour l’intégrité territoriale d’un pays », a souligné le chef de l’État lors d’un événement organisé par MST en soutien à sa candidature à sa réélection.

Le président brésilien a exprimé son indignation face à l’agression de Washington contre le pays voisin : « Je n’arrive pas à y croire, Maduro savait qu’il y avait 15 000 soldats américains dans la mer des Caraïbes (…) Il y avait des menaces tous les jours. »

Le président brésilien a ainsi mis en avant le slogan de paix de l’Amérique latine : « L’Amérique du Sud est un territoire de paix, (…) nous n’avons pas d’armes nucléaires, nous n’avons pas de bombes atomiques, nous n’avons que des pauvres qui veulent travailler », a-t-il souligné.

« Nous ne voulons pas la guerre. Ce que nous devons leur montrer, c’est notre caractère et notre dignité », a-t-il ajouté.

Ce vendredi, le Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST) a réaffirmé son soutien au président Lula da Silva pour sa réélection cette année aux élections présidentielles brésiliennes, soulignant que les politiques du président renforcent un « projet de pays souverain et populaire », caractérisé par son rejet des politiques de droite qui ne profitent pas à la nation.

Le président a critiqué le déséquilibre des pouvoirs législatifs au Congrès national, déclarant : « Il est vain de rêver si les résultats des élections placent 574 députés dans le bloc ruraliste et seulement deux personnes sans terre parmi les élus . » Il a souligné son inquiétude quant à la faible représentation des mouvements sociaux et des paysans sans terre par rapport à l’influent secteur ruraliste, un facteur qui entrave les réformes agraires et sociales dans ce pays d’Amérique du Sud.

Le chef de l’État a souligné le rôle crucial des petits agriculteurs dans l’économie nationale. Lula a insisté sur le fait que ce sont ces producteurs qui « produisent de quoi nourrir la population », établissant une nette distinction avec les grands propriétaires terriens, dont l’objectif principal est la production destinée à l’exportation.

Le président brésilien a souligné que, même s’il ne connaît pas son principal rival lors des prochaines élections, il est confiant de l’emporter « quel que soit son adversaire » afin de garantir sa réélection.

Lula da Silva est en tête des sondages pour les prochaines élections. Son principal adversaire est le sénateur Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022).

Auteur : teleSUR – mb – JGN

Source : Agences

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