Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Lindsey Graham menace l’Arabie saoudite si elle ne se joint pas à la guerre contre l’Iran.

Le sénateur américain, proche allié de Trump, a déclaré que les États du Golfe qui ne rejoignent pas une guerre à laquelle ils s’opposent devraient subir des «conséquences».

Lindsey Graham a menacé l’Arabie Saoudite. Donald Trump lui-même, après avoir moqué le Royaume Uni et son premier ministre Starmer a tancé le premier ministre turc, Recep Tayep Erdogan. Trump a déclaré dans un message très sexualisé : « Écoutez, M. Erdogan, vous êtes un dur, un vrai dur, j’aime les durs, pas les faibles, pas les perdants. Vous faites de super discours, des discours fantastiques, tout le monde le dit, de beaux discours… mais qu’en est-il des missiles ? Hein ? Les missiles ? Allez, montrez-moi les missiles !« , appelant Erdogan à « achever ensemble » le nouveau guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei. Tout cela participe d’un ensemble de communication très bien rôdé, qui vise à substituer le discours (victorieux) à la réalité (moins glorieuse). La réalité est en effet que les appels des USA en vue d’une coalition contre l’Iran ne rencontrent pas beaucoup de succès, moins encore que les appels de Biden à isoler la Russie. Ni les kurdes iraniens, ni pour l’instant la Turquie ou l’Arabie n’ont osé franchir le pas et attaquer l’Iran. En Irak, les milices pro-iraniennes attaquent les bases états-uniennes tous les jours. L’Azerbaïdjan, qui a pourtant subi une attaque de drone sur un de ses aéroports au Nakhitchévan a réouvert le trafic de marchandises avec l’Iran quelques jours seulement après le début de la guerre. Dans ces conditions, l’Iran semble moins isolé que les bases états-uniennes au Moyen-Orient, qui semblent assiégées. Les trépidations des impérialistes ne font qu’ajouter à cette perception. (Note de Franck Marsal pour Histoire&Société)

Le sénateur républicain Lindsey Graham s’adresse à la presse au Capitole des États-Unis à Washington, le 3 mars 2026 (Jim Watson/AFP)

Sean Mathews

9 mars 2026

Le sénateur américain Lindsey Graham a fustigé lundi l’Arabie saoudite pour son inaction face à l’Iran  et a menacé de « conséquences » les autres pays du Golfe s’ils ne rejoignaient pas la guerre américano- israélienne contre l’Iran, à laquelle le royaume s’est opposé dès le départ. 

« Si j’ai bien compris, le Royaume refuse d’utiliser ses forces armées compétentes dans le cadre d’un effort visant à mettre fin au régime iranien barbare et terroriste qui a terrorisé la région et tué 7 Américains », a écrit Graham sur X. 

« L’Amérique devrait-elle conclure un accord de défense avec un pays comme le Royaume d’Arabie saoudite qui refuse de s’engager dans un conflit d’intérêts communs ? », a-t-il ajouté. 

Le message de Graham confirme en réalité ce qu’un responsable américain avait déclaré précédemment à Middle East Eye : Riyad a empêché les États-Unis d’accéder à ses bases pour des opérations offensives. 

Le commandement central américain a annoncé lundi qu’un septième soldat américain était décédé des suites de blessures subies le 1er mars lors d’une frappe iranienne contre une base militaire américaine en Arabie saoudite. 

L’Iran a attaqué la base aérienne américaine Prince Sultan située dans le royaume et a également visé la section de l’ambassade américaine à Riyad occupée par la CIA. 

Graham a fait pression avec force en faveur de la guerre contre l’Iran, qui a débuté le 28 février.

MEE a révélé que son voyage en Arabie saoudite le mois dernier visait à rallier le prince héritier Mohammed ben Salmane à l’attaque. Graham a confirmé le but de sa visite au Wall Street Journal ce week-end. 

La déclaration de Graham a été largement perçue par les analystes comme une escalade des tensions. Les États du Golfe se plaignent de ne pas recevoir d’intercepteurs de la part des États-Unis, et les responsables de la région sont furieux de ce qu’ils considèrent comme un mépris de leurs préoccupations sécuritaires par l’administration Trump. 

L’ambassadeur des Émirats arabes unis auprès des Nations Unies a déclaré lundi aux journalistes que l’État du Golfe ne participerait pas à des opérations offensives contre l’Iran, bien qu’il soit l’un des pays les plus durement touchés et un partenaire relativement proche d’Israël. 

« Nous étions l’un des pays qui n’ont cessé de réclamer des négociations, la diplomatie et une désescalade », a déclaré Jamal al-Musharakh à Genève. 

« Et nous n’avons cessé de répéter que nos territoires ne seraient pas utilisés pour des attaques contre l’Iran. Pourtant, nous sommes pris pour cible, franchement, de manière tout à fait injustifiée. »

Élargissement du fossé

L’Arabie saoudite et d’autres États du Golfe ont fait pression sur le président américain Donald Trump pour qu’il ne lance pas de guerre contre l’Iran, car ils craignaient les attaques mêmes qui se déroulaient actuellement contre leurs royaumes riches en énergie.

Lindsey Graham a rencontré le dirigeant saoudien pour le « rallier à sa cause » une semaine avant l’attaque contre l’Iran.

En savoir plus « 

Cependant, la diplomatie des États du Golfe ne leur a pas offert de protection. Les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Koweït et le Qatar ont été les plus durement touchés par les drones et les missiles iraniens, mais l’Arabie saoudite a également subi des attaques.

« J’espère que les pays du Conseil de coopération du Golfe s’impliqueront davantage, car ce conflit se déroule à leurs portes. Si vous n’êtes pas prêts à utiliser votre force militaire maintenant, quand le serez-vous ? », a déclaré Graham. 

« J’espère que cela changera bientôt. Sinon, il y aura des conséquences », a-t-il ajouté.

La région du Golfe craint de nouvelles attaques, notamment contre des infrastructures critiques telles que les usines de dessalement d’eau et les infrastructures énergétiques. L’Iran a démontré sa capacité à mener des frappes sophistiquées. 

Si les pays du Golfe sont indignés par les attaques iraniennes, les experts estiment qu’ils refuseront de s’engager dans une guerre qu’ils jugent impossible à gagner pour les États-Unis. Alors que le conflit entre dans sa deuxième semaine, la République islamique et ses institutions demeurent intactes, sans aucun signe de dissensions internes ni de soulèvement, contrairement aux prévisions américaines.

Dimanche, l’Assemblée des experts iraniens a désigné Mojtaba Khamenei, fils de l’ayatollah Ali Khamenei, comme le nouveau guide suprême du pays, en réponse directe à l’appel de Trump à la capitulation totale de l’Iran. 

La guerre met déjà à rude épreuve les relations entre les États-Unis et les pays arabes du Golfe. La semaine dernière, Trump a déclaré que les frappes dévastatrices contre les partenaires les plus riches des États-Unis avaient été sa « plus grande surprise ». 

« Incroyable », avait déclaré un ancien responsable du renseignement américain à MEE, en réaction aux propos de Trump.

« C’est comme si les États-Unis avaient opéré et planifié dans une bulle durant l’année écoulée. C’est ce dont Trump avait été averti lors de ses conversations avec les dirigeants du Golfe, et vraisemblablement lors de ses propres briefings de renseignement », a ajouté cette personne.

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3 Commentaires

  • Bosteph
    Bosteph

    La question : qui à intérêt à frapper les installations économiques des États du Golfe ? A min avis, pas l’ Iran………..mais bien un sinistre individu faucon comme ce Graham (majuscule non méritée) . Déjà ce type voulait l’ embrasement de l’ Europe via l’ Ukraine.

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  • Rémignard
    Rémignard

    Collectif « ÉCHOS DE LA VIE ICI-BAS », Alger, le 9 mars 2026
    Force est de constater l’enlisement stratégique de l’axe Washington-Tel Aviv face à l’Iran. En effet, lorsque les premières frappes ont secoué Téhéran, il y a dix jours, les stratèges de l’axe Washington-Tel Aviv tablaient sur un effondrement rapide. Les services de renseignement occidentaux, habitués à confondre leurs désirs avec la réalité, promettaient un régime iranien chancelant, miné par les sanctions et isolé diplomatiquement. La suite devait être une formalité : quelques frappes chirurgicales, décapitation du régime, une déstabilisation interne, et le grand domino du Moyen-Orient s’écroulerait.
    Dix jours plus tard, le constat est tout autre. Non seulement la République islamique tient bon, mais c’est le camp agresseur qui montre des signes d’inquiétude. Les bombardements, d’une intensité rarement vue depuis l’invasion de l’Irak en 2003, n’ont pas produit l’effet escompté. L’appareil d’État iranien continue de fonctionner, la coordination militaire demeure opérationnelle, et la population, malgré ses critiques légitimes envers le pouvoir théocratique, n’a pas basculé dans la cinquième colonne que les médias occidentaux appelaient de leurs vœux. C’est le premier paradoxe de cette guerre : plus elle s’intensifie, plus elle ressoude une nation que l’on disait fracturée.
    La puissance des forces productives nationales
    Cette résistance ne relève pas du miracle ou de l’entêtement mystique. Elle s’explique d’abord par un fait matériel que les stratèges du Pentagone ont sous-estimé : Plus de quatre décennies de sanctions ont contraint l’Iran à développer une base industrielle militaire autonome. Les drones qui survolent le Golfe, les missiles qui tiennent à distance les flottes américaines ne sont pas importés ; ils sont conçus et fabriqués localement, dans des usines que les bombardements n’ont pas réussi à anéantir.
    Cette maîtrise des forces productives modernes est un démenti cinglant à la théorie selon laquelle l’isolement économique condamnerait inévitablement un État à la vassalité. Au contraire, la pression extérieure a agi ici comme un accélérateur du développement technologique national. L’Iran d’aujourd’hui produit ce que les sanctions lui interdisaient d’acheter, et cette autosuffisance change radicalement les données du conflit.
    La géographie, alliée silencieuse de la résistance
    Les stratèges militaires le savent bien : l’Iran n’est pas l’Irak, encore moins Ghaza l’assiégée. Avec ses 1,6 million de kilomètres carrés, ses chaînes montagneuses, ses déserts et ses axes de communication complexes, le plateau iranien a toujours été un tombeau pour les envahisseurs. Les armées modernes, aussi sophistiquées soient-elles, butent sur cette réalité physique : occuper un tel territoire exigerait des effectifs colossaux que ni Washington ni Tel Aviv ne sont en mesure de mobiliser.
    Mais c’est surtout le détroit d’Ormuz qui concentre aujourd’hui toute l’attention. Verrou stratégique par lequel transite près du tiers du pétrole maritime mondial, sa fermeture de fait, même partielle, agit comme un levier asymétrique redoutable. En quelques jours, l’Iran a démontré que sa géographie, combinée à sa capacité militaire, lui permettait de projeter une menace existentielle sur l’économie mondiale sans même avoir à envahir quiconque.
    Cette combinaison de terrain, de technologie et de préparation logistique ouvre désormais la voie à une réflexion sur la doctrine iranienne, où l’asymétrie devient l’outil central pour transformer la supériorité conventionnelle de l’adversaire en vulnérabilité économique et stratégique.
    L’asymétrie comme doctrine de rupture
    Comme l’a si bien présenté le journaliste sino-canadien, Jiang Xuepin, l’analyse des faits met en lumière un basculement doctrinal majeur : l’Iran ne cherche pas la confrontation symétrique, mais l’effondrement financier et logistique de son adversaire. En s’appuyant sur une stratégie de saturation, Téhéran utilise des vecteurs low-cost, tels que les drones Shahed, pour contraindre les États-Unis à épuiser leurs stocks de missiles de haute précision, dont le coût est cent fois supérieur. Ce déséquilibre économique, véritable « guerre de position financièrement ruinante », transforme chaque interception américaine en une victoire comptable pour l’Iran, creusant le déficit de Washington sans affaiblir les capacités réelles de son opposant.
    Au-delà de l’usure militaire, cette stratégie cible les vulnérabilités structurelles des alliés régionaux et du système financier global. En menaçant les infrastructures vitales, notamment les stations de dessalement d’eau douce et les terminaux pétroliers, l’Iran expose la fragilité des économies du Golfe, piliers du financement de la bulle technologique américaine. La paralysie de ces centres névralgiques pourrait entraîner un retrait massif de capitaux, provoquant une onde de choc systémique capable de déstabiliser l’hégémonie du dollar. Ce conflit asymétrique du 21e siècle marque ainsi l’obsolescence d’un modèle de puissance conventionnel face à une résilience régionale méthodique.
    Le baril et le « bulletin de vote » des marchés
    Cette dimension économique est peut-être la plus lourde de conséquences pour le camp occidental. Le prix du baril a bondi de plus de 30% en dix jours, franchissant allègrement la barre des 110 dollars. Dans les stations-service du Midwest américain, dans les banlieues populaires des métropoles européennes, cette hausse se traduit immédiatement par un alourdissement du budget des ménages.
    Pour l’administration Trump, passée de « America first » à « Israel first », qui comptait aborder l’élection de mi-mandat de novembre 2026, sur le thème de la prospérité retrouvée, ce contrecoup est un désastre politique (tout comme l’est en réalité, sa politique de la hausse des taxes douanières sur laquelle nous y reviendrons dans une prochaine publication). Le coût quotidien de cette guerre est estimé à près d’un milliard de dollars. Pour l’économie sioniste, déjà fragilisée par des mois de conflit et de mobilisation dont le coût est estimé à 1,5 milliard de dollars par jour par des médias israéliens, devient insoutenable.
    Et comme pour ajouter à l’ironie de l’histoire, le pétrole russe, que l’on disait banni des marchés, refait discrètement son apparition, profitant de la flambée des cours pour regagner des parts de marché que les sanctions devaient lui interdire. L’Inde qui s’était ces derniers mois, désengagée, sous la pression de Trump, du pétrole russe, est contraint d’y revenir et a obtenu une « autorisation temporaire » pour acheter du pétrole russe. Ainsi, la guerre contre l’Iran, censée isoler Téhéran, contribue en réalité à réintégrer Moscou dans le jeu énergétique mondial.
    L’isolement diplomatique des agresseurs
    Sur le plan politique, l’isolement est tout aussi patent. Les monarchies du Golfe, pourtant régulièrement présentées comme des alliées indéfectibles de Washington, observent une prudence de Sioux. Aucune n’a ouvertement rejoint la coalition. Certaines, touchées par des tirs iraniens, ont choisi la discrétion plutôt que la riposte. Leur calcul est simple : pourquoi s’engager dans une guerre dont l’issue est incertaine, au risque d’exacerber les tensions avec leur propre population ?
    Même l’appareil médiatique occidental, pourtant si prompt à se mobiliser derrière le drapeau en temps de guerre, semble cette fois en demi-teinte. Les chaînes d’information continue, les grands quotidiens, les réseaux sociaux n’affichent pas la même ferveur qu’après le 7 octobre. Comme si, confusément, les opinions publiques, ébranlées par le génocide israélien on line contre le peuple Palestinien, ressentaient que cette guerre n’était pas la leur, ou qu’elles en payaient déjà le prix à la pompe.
    Mais le symbole le plus cinglant de cet échec stratégique est peut-être à chercher du côté des institutions iraniennes elles-mêmes. Alors que les stratèges du duo Trump-Netanyahu tablaient sur un effondrement politique précipité par les frappes, la République islamique a au contraire démontré la vigueur de ses processus constitutionnels. La désignation, en pleine crise, du nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, succédant à son père, Ali Khamenei, dans des circonstances que les médias occidentaux espéraient chaotiques, s’est déroulée sans heurts. Loin d’être le signe d’un régime moribond, cette transition organisée est apparue comme un défi direct adressé à ceux qui prédisaient la chute. Ce fut un pied de nez institutionnel, la preuve que le cœur du pouvoir théocratique, bien que vieillissant, bat encore assez fort pour assurer sa propre succession, transformant ce qui devait être un moment de vulnérabilité en une démonstration de stabilité politique.
    Le danger de l’escalade
    Reste l’inquiétude majeure : que fait-on quand on est acculé ? L’axe Washington-Tel Aviv, pris dans l’étau de ses propres calculs, voit se refermer sur lui les conséquences de son agression. Militairement enlisé, économiquement fragilisé, diplomatiquement isolé, ce duo extrémiste pourrait être tenté par la fuite en avant.
    Le danger n’est plus celui d’une guerre classique aux issues prévisibles. Il tient désormais à une escalade désespérée : passage à l’acte irréparable, frappes contre des installations nucléaires, usage d’armes jusqu’ici tenues en réserve, ou extension du conflit au Liban ou en Syrie.
    L’histoire récente montre que les puissances en déclin deviennent imprévisibles lorsqu’elles se sentent menacées ou acculées. L’exemple du nazisme hitlérien et du recours à l’arme atomique à Hiroshima et Nagasaki rappelle combien ces États peuvent se révéler redoutables lorsqu’ils ne conçoivent les relations humaines qu’à travers la force, surtout lorsqu’ils se croient investis d’une mission quasi messianique.
    Une leçon pour l’ordre mondial
    Au-delà des péripéties militaires, ce conflit de dix jours éclaire une transformation plus profonde des rapports de force mondiaux. L’unipolarité, déjà malmenée par l’émergence de nouvelles puissances, achève de révéler ses limites. Une guerre décidée à Washington et Tel Aviv, en violation flagrante du droit international et censée réaffirmer la suprématie occidentale, se retourne contre ses initiateurs et profite à leurs adversaires : la Russie, la Chine, et plus largement les pays du Sud global, qui observent l’embarras des puissances traditionnelles malgré le risque d’une détérioration rapide de l’économie mondiale.
    L’Iran sort renforcé de cette épreuve, non tant militairement que politiquement. Il a démontré qu’un État moyen, doté de capacités technologiques réelles et d’une population nationaliste, pouvait tenir tête à la première puissance mondiale et à son proxy sioniste. Le détroit d’Ormuz s’est révélé une arme plus redoutable que bien des porte-avions, rappelant qu’une agression finit toujours par se heurter à ses propres contradictions.
    La question est désormais de savoir jusqu’où le duo Trump-Netanyahu est prêt à aller pour sauver les apparences. L’histoire montre que les empires en déclin préfèrent souvent entraîner le monde avec eux plutôt que d’admettre leur défaite.
    Pour un Front Mondial Anti-Impérialiste
    Les faits sont là : l’humanité fait face à un impérialisme dominé par ses fractions les plus réactionnaires, rappelant certains aspects du nazisme : un système qui n’épargnait ni ses adversaires ni ses alliés, qu’il finissait par broyer et ruiner. Il faut également mesurer les conséquences historiques de la disparition de l’URSS et du camp socialiste. La transformation de nombre d’anciens partis communistes en organisations social-démocrates a désarmé et profondément désorienté les forces du progrès social et de la paix, paralysant la riposte mondiale.
    Si cette guerre révèle quelque chose, c’est l’urgence de reconstruire une réponse politique internationale capable de s’opposer à l’escalade impérialiste. Il appartient désormais aux masses progressistes et aux forces révolutionnaires d’impulser un front mondial anti-impérialiste, comme à l’époque de la guerre du Vietnam. La défaite de cette agression fasciste israélo-étasunienne n’est pas seulement une question de solidarité avec l’Iran, mais une condition nécessaire pour briser l’hégémonie d’un système qui préfère la destruction du monde à la perte de ses privilèges.

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    • Bosteph
      Bosteph

      Cette nuit, un avion ravitailleur US à été abattu, et un autre à réussi à rejoindre in-extremis une base Israélienne (ou Turc) . Et un premier militaire Français a été tué par une attaque de drones, à Erbil.

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