Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

40 milliards de dollars : le coût pharaonique que les Américains ont payé depuis le début de la guerre avec l’Iran

Dans l’article consacré aujourd’hui à Cuba, il est question de l’obligation dans laquelle s’est trouvé l’administration américaine de lever temporairement les sanctions sur les pétroliers russes. Effectivement ce n’est pas par bonté d’âme en particulier pour aider à la survie de pays du sud étranglés mais bien parce que par ce moyen il était tenté d’éviter l’augmentation des prix à la pompe pour le citoyen américain. Le contexte étant celui des élections a mi-mandat. Tandis que la propagande tente de nous vendre la puissance des armes et celle des Etats-Unis, il y a une guerre asymétrique celle des peuples et des pays qui résistent et refusent d’alimenter ces expéditions et ces génocides, cette misère, y compris quand il s’agit seulement d’une baisse du niveau de consommation. (note de danielle Bleitrach histoireetsociete)

latribune.fr

Publié le 18 mai 2026 à 15:06

Pompes à essence dans une station-service près de l'autoroute à Encinitas, Californie, États-Unis, le 30 avril 2026.

Pompes à essence dans une station-service près de l’autoroute à Encinitas, Californie, États-Unis, le 30 avril 2026.

MB/ – REUTERS – Mike Blake

Un organisme de recherche a publié une étude montrant l’étendue des surcoûts que les consommateurs américains ont dû payer depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran le 28 février. L’augmentation des dépenses de la population vient principalement des factures de carburant.

La guerre avec l’Iran n’a pas coûté que des missiles et des munitions aux États-Unis. Elle a aussi fortement sollicité sa population. Si Washington a dû débourser 29 milliards de dollars (24,9 milliards d’euros) depuis le début de son offensive contre Téhéran, le 28 février dernier, la note est encore plus salée pour les consommateurs du pays : 40 milliards de dollars en coûts supplémentaires pour l’essence et le diesel.

C’est en tout cas ce qu’a conclu le Climate Solutions Lab de l’université Brown, située aux États-Unis, en publiant ce lundi un indice « des coûts énergétiques de la guerre en Iran » (Iran War Energy Cost Tracker). Cet outil mesure le fardeau financier supplémentaire imposé aux consommateurs américains par la hausse des prix de l’essence et du diesel après le début du conflit, en comparant les prix réels à une estimation «sans guerre».

300 dollars de surcoût par Américain

D’après leurs calculs, chaque Américain a donc payé 300 dollars de surcoût pour son énergie depuis les deux derniers mois.

«Les consommateurs ressentent directement le prix de l’essence à la pompe, mais ils sont également touchés par le coût du diesel, car celui-ci joue un rôle essentiel dans le transport routier, maritime et la production d’électricité», précise l’auteur de l’étude, Jeff D. Colgan. « En fin de compte, les ménages américains supportent ces augmentations via une hausse des prix dans l’ensemble de l’économie», estime-t-il.

Deux fois le programme de financement des voitures électriques dans le pays

Cette somme très importante est comparée à plusieurs budgets fédéraux par les auteurs de l’étude. Ces 40 milliards de dollars pourraient financer l’intégralité du programme fédéral d’investissement dans les ponts (Bridge Investment Program) annoncé en 2024. Ce projet prévoit de réparer et moderniser plus de 10 200 ponts à travers le pays.

Mais ce surcoût payé par les consommateurs dépasse aussi les 31,5 milliards de dollars nécessaires à la refonte complète du système de contrôle du trafic aérien américain.

Enfin, et surtout, cette somme représente deux fois le coût des programmes fédéraux d’électrification et de recharge des véhicules électriques proposés sous l’administration Biden. Un projet à 18,9 milliards de dollars.

Trump écrasé dans un nouveau sondage CNN : 77 % des personnes interrogées le tiennent responsable de l’augmentation des coûts.

18 mai 2026Partager

Tommy Christopher| 12 mai 2026

Dans un récent sondage CNN, le président  Donald Trump  a essuyé un revers cuisant sur la question économique, avec un impressionnant 77 % d’Américains qui imputent la hausse du coût de la vie à ses politiques.

Hormis quelques rares exceptions – comme ce  sondage MAGA à « 100 % »  dont Trump  s’est vanté à tout bout de champ  –, Trump a  essuyé  une série croissante de sondages défavorables durant la majeure partie de son second mandat. Mais la situation s’est particulièrement aggravée depuis le début de la guerre en Iran, la  flambée des prix de l’essence  contribuant au mécontentement généralisé à l’égard de Trump concernant sa gestion de l’économie.

Le dernier  sondage CNN/SSRS  illustre ce point de manière frappante. D’emblée, le président a atteint un nouveau record de désapprobation en deux mandats, à 65 %, mais a réussi à éviter de justesse son plus bas niveau d’approbation, à 35 %, dépassant ainsi le niveau historiquement bas atteint du 9 au 14 janvier 2021, quelques jours après les émeutes du 6 janvier.

Trump a également enregistré un score historiquement bas à la question « Approuvez-vous ou désapprouvez-vous la façon dont Donald Trump gère l’économie ? », avec seulement 30 % d’approbation contre 70 % de désapprobation. Chez les électeurs indépendants, le taux d’approbation du président sur cette question est encore plus faible, à 21 %.

Concernant l’inflation et le prix de l’essence, Trump a obtenu des taux d’approbation de 26 % et 21 %, respectivement.

Lorsqu’on a demandé aux personnes interrogées : « Selon vous, comment les politiques de Donald Trump ont-elles affecté le coût de la vie dans votre communauté ? », un pourcentage impressionnant de 77 % a déclaré que ses politiques avaient « augmenté le coût de la vie » — dont 81 % des indépendants et même 55 % des républicains.

Le coup le plus dur a peut-être été le fait que 65 % des Américains ont déclaré que Trump avait « aggravé la situation économique du pays », soit sept points de plus que  le pire résultat obtenu par l’ancien président Joe Biden  sur cette question.

Les démocrates ont pris l’avantage sur les républicains sur plusieurs questions clés :

En matière de coût de la vie, les démocrates bénéficient d’un avantage de 9 points. Cela s’explique en partie par les doutes des républicains quant à leur propre parti : les adultes proches des démocrates sont 15 points plus susceptibles que ceux proches des républicains de penser que leur parti pourrait mieux gérer le coût de la vie.

Les démocrates bénéficient également d’une avance significative en matière de confiance pour gérer les inégalités de revenus, les coûts des soins de santé et soutenir la classe moyenne, avec un léger avantage concernant la gestion de l’inflation. Les républicains sont en tête en matière de confiance pour la gestion du marché boursier, tandis que les opinions sont relativement partagées quant au parti le plus apte à gérer la fiscalité.

Mais les démocrates conservent une légère avance de 3 points sur les républicains en termes de soutien global pour les élections de mi-mandat.

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