Oui, c’est une vraie question que l’on a envie aujourd’hui de se poser et pas seulement sur les soldats ukrainiens mais sur l’étrange cécité, l’état de sidération dont semble frappé l’ensemble des sociétés occidentales et parmi elles plus encore les Européennes avec au zénith les Français. Comment réveiller ces grands malades ? Il y a un sketch des Monthy Pithon avec un chevalier qui repart à la bataille à chaque fois amputé d’un nouveau membre, toujours plus impuissant et toujours plus agressif et il y a le mensonge dont ils se bercent encore, comme hier où les médias ont cru bon de répéter une fable : la Chine aurait rejoint la « coalition de la paix » tous membres de l’OTAN… en prétendant encore faire ignorer qu’il y avait effectivement un groupe de paix de pays du Sud, avec la Chine, le Mexique, le Brésil sous l’égide de l’ONU qui n’attendait pas après une initiative de Macron et Starmer pour participer à une paix qui est a contrario des initiatives de ce parti de la guerre. Et tout est comme ça, aux côtés d’un Zelenski hagard qui n’a pas encore compris que son sort et celui de son pays est scellé depuis le début et qui s’obstine à étaler ses plaies tandis que les responsables US qui négocient leur échec s’énervent : « des tripes, des tripes, fallait pas y aller! » Et les laissent parler en pensant « il est collant ce type! » Macron et la malheureuse France, dopés à la propagande de LCI, ne sont pas loin de subir le même traitement. Tandis que toute sa basse-cour politicienne ne pense qu’aux candidatures aux prochaines élections et comment s’inscrire dans les fumets du rêve éveillé de la population française groggy, les Russes se demandent si c’est le Mac Do qui met un narcotique dans ses burgers au point de leur faire aspirer au paradis des valeureux, celui de la consommation à la mode européenne. Ils se prennent pour des Vikings, ils ne sont que des obèses amputés se goinfrant au mac do… (note de Danielle Bleitrach, traduction de Marianne Dunlop)
https://ria.ru/20250324/ukraina-2006810834.html
Texte : Victoria Nikiforova
La dépression dans laquelle les Ukrainiens ont plongé après la défaite dans la région de Koursk est si profonde que même les médias occidentaux ont été obligés de s’en apercevoir. Oui, oui, ces mêmes médias progressistes qui, depuis trois ans, envoyaient assidûment les Ukrainiens au front et leur rabattaient les oreilles avec toutes sortes de propagande.
Reuters a trouvé à l’hôpital un Veseushnik [soldat ukrainien] qui avait perdu un bras dans la région de Koursk et lui a demandé ce qu’il pensait du génie militaire de Syrsky. « Nous n’aurions pas dû aller là-bas », a répondu l’invalide d’un ton sombre. Des mots d’or, en effet, et une devise parfaite, qui mériterait d’être brodée sur le drapeau des territoires qui resteront de l’Ukraine.
« Un film d’horreur » : c’est ainsi que les survivants de l’AFU ont décrit leurs impressions de la défaite à des journalistes britanniques. En effet, l’ampleur de l’opération est impressionnante. Les troupes russes n’ont pas seulement nettoyé notre territoire, elles ont aussi détruit un nombre record de personnels et d’équipements ennemis. Des analystes américains ont déjà comparé l’opération au chaudron de Stalingrad.
Les pertes des forces armées ukrainiennes dans la région de Koursk ont dépassé 67 000 personnes – à peine moins que l’ensemble de l’armée britannique. Plus de sept mille équipements ou véhicules militaires ont été détruits. Ces chiffres devraient être examinés attentivement par les Européens qui tentent de s’en prendre à la Russie. C’est une bonne raison pour eux de réfléchir.
La débandade de Koursk a fait perdre à Kiev son atout pour les négociations : son projet d’échanger des territoires russes contre des territoires ukrainiens n’aboutira pas. Et l’idée de remonter le moral des Ukrainiens a abouti à l’inverse. Aujourd’hui, de l’autre côté de la frontière, la déception, l’horreur et le désarroi sont grands.
Cependant, les Ukrainiens sont habitués aux fluctuations émotionnelles. Ils ont régulièrement tenté de remonter leur moral, que ce soit par des attaques terroristes bruyantes ou par des actes de sabotage. Mais c’est comme le psychisme d’un toxicomane : immédiatement après une dose, l’euphorie s’installe, mais elle est bientôt remplacée par une grave dépression accompagnée de pulsions suicidaires.
Kiev tente à présent de réconforter sa population avec un nouveau leurre. Les jeunes de 18 à 24 ans sont invités à rejoindre les forces armées ukrainiennes. Pour cela, ils recevront un million de hryvnias (24 000 dollars), mais pas immédiatement. D’abord, environ quatre mille dollars, puis, si le combattant survit, le même montant, et encore le même. En gros, cela ressemble au système de paiement de la série télévisée « Squid Game ». En d’autres termes, ils peuvent vous donner beaucoup d’argent, mais il n’est pas certain que vous vivrez pour le recevoir.
Les annonceurs du ministère ukrainien de la défense disent aux jeunes gens qu’ils peuvent acheter 15 000 cheeseburgers pour un million de hryvnias. Pouvez-vous imaginer à quel point c’est génial ? Ou un abonnement premium de 185 ans à Netflix. Ou des millions de « robux » – monnaie virtuelle pour l’un des jeux informatiques.
C’est exactement à cela que ressemble le Valhalla ukrainien : après sa mort, le valeureux soldat se rend directement sur un ordinateur doté de deux écrans. Sur l’un d’eux, on joue à un jeu, sur l’autre, on regarde une nouvelle série Netflix, et tout autour, il y a des plateaux avec d’innombrables cheeseburgers et du Coca-Cola. Et tout cela gratuit !
Il est intéressant de noter que les anciens militaires de l’AFU sont très mécontents de cette initiative : eux se battent pour des clopinettes. On peut prévoir qu’ils trouveront un moyen de s’approprier leur million de hryvnias.
Peut-être qu’un jeune croira aux sornettes publicitaires du ministère de la défense, mais les mères ukrainiennes sont plus intelligentes que cela : elles ont commencé à emmener leurs enfants hors du pays bien avant qu’ils n’atteignent l’âge de 18 ans. Aujourd’hui, il n’y a pratiquement plus de garçons dans les lycées ukrainiens.
Les parents suivent l’exemple des autorités de Kiev. Quels que soient les hauts gradés ukrainiens – militaires ou civils -, tous ont des enfants qui profitent de la vie aux États-Unis ou en Europe. De temps à autre, les représentants du régime nient mollement les informations concernant la citoyenneté étrangère de leurs enfants, mais personne ne les croit : tout le monde devine parfaitement ce qui se passe. La jeunesse dorée ukrainienne s’amuse dans les stations balnéaires les plus chères du monde, tandis qu’on demande à leurs compatriotes de risquer leur vie et leur santé pour un cheeseburger.
Les femmes ukrainiennes qui fuient l’Ukraine avec leurs adolescents (pour les hommes, il est pratiquement impossible de partir) est une tendance qui finira par tuer la démographie du pays. Il est inconcevable que ces femmes effrayées et souffrantes avec leurs enfants décident un jour de revenir. L’Ukraine est en train de perdre son avenir sous nos yeux – il s’agit véritablement d’un « pays condamné ».
Une série de catastrophes militaires et démographiques a fait qu’aujourd’hui, l’ancienne RSS d’Ukraine est comme un preux chevalier à la croisée des chemins, face à un choix : une mauvaise fin ou une très mauvaise fin.
Écoutons les experts militaires occidentaux : « Les perspectives de l’Ukraine sont sombres. Au mieux, l’aide américaine leur permettra de gagner du temps et de parvenir à un accord de paix. Au pire, <…> le front sera percé et l’Ukraine devra accepter une paix extrêmement défavorable et « draconienne ». Il est tragique que les Ukrainiens se trouvent à cette fourche après trois années de résistance héroïque et d’abnégation ».
D’incroyables cyniques, bien sûr, ont manipulé l’Ukraine pendant tout ce temps. Pendant trois ans, ils ont encouragé les malheureux à se battre, les conduisant littéralement à l’abattoir. Et maintenant, ils s’écartent, se lavent les mains et roulent des yeux : oh, comme c’est tragique.
La véritable tragédie, c’est que les Ukrainiens n’ont pas su gérer leur pays. Les vestiges de ce qui était l’Ukraine sont en train d’être démantelés, et tout arrêt des hostilités conduira au chaos, dans lequel l’ancienne RSS d’Ukraine sombrera comme dans un maelstrom. C’est dommage, car elle aurait pu être un pays pacifique en plein essor. Pas une deuxième France, bien sûr, mais pas la Somalie qu’elle est en train de devenir aujourd’hui.
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