Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Encore un mot. En direct de Stalingrad

Publié le 26 juin 2020 par Boyer Jakline et interdit sur face book, donc je relaie ce très sensible papier… (note de danielle Bleitrach)

Lettre du front, 1947.

Vous ne comprenez pas le russe ? Laissez vous emporter par l’émotion,  palpable partout. Des présentateurs vedettes  aux interprètes et au public.

C’était le 24 juin dernier,  en direct de la ville martyre.  En Russie c’est plutôt la ville-héros. (Lien, 1h50).

 Vers, lettres de soldats, de poètes qui ont connu. le front, ces chansons que beaucoup connaissent dans le public. Partout le courage dans le froid et le sang ” qui coule en rivière”. Ils avaient autour de 20 ans. Ceux qui sont revenus sont aujourd’hui de vieux messieurs croulant sous les médailles que l’on se plaisait à moquer à une période.  

Les musiciens ont été choisis par Youri Bachmet, célèbre chef à la baguette, à travers tout le pays  et ils, elles ont tous l’âge de ces combattants : 20 ans, un peu plus,  un peu moins.

Des milliers,  des milliers,  de milliers de jeunes gens sont couchés là au bord de la Volga, dit le premier poème récité par l’acteur Alexandre Petrov, “ma génération “, écrit en 1944. 

2 millions de morts ici à  Stalingrad,  un million de Soviétiques,  un million d’ Allemands. 

Le premier jour  de l’attaque sur la ville,  100.000 civils ont été tués.

Au cours de la soirée,  des lettres seront lues, venues  du front ou de l’arrière. Les voix de tout un peuple mobilisé,  de simples soldats,  de jeunes gens,  sont vivantes. 

Dans une des lettres lues, un officier raconte cette mère de famille et ses petits, qu’il embarque pour traverser la Volga et fuir l’enfer.  Il pense aux siens  qu’il a mis à  l’abri,  loin des fronts,  en Sibérie. 

De grands romans ont été écrits.  Des poèmes. Des poètes,  comme Simonov, Tvardovski, ont fait  cette guerre. Leurs vers, trempés dans cette expérience, font partie  du patrimoine, tous les  connaissent.

Tous témoignent d’une volonté de vaincre l’agresseur  barbare. Pobeda,  la victoire,  récitent à la fin de grands comédiens. ” Nous la voulons  cette victoire,  pour ceux qui  sont là,  pour ceux qui viendront…”

Dans un  article,  un journaliste interroge : pourquoi rien  de semblable du côté des soldats  nazis,  enrôlés par une propagande folle ? A part  Lili Marlène,  qui valut à  Marlène Dietrich de s’exiler,  car poursuivie par le régime.  Il faut  dire  que son héros  s’apprête à  déserter. 

Hitler promettait à ses soldats  ” une ferme en Ukraine  et une jolie femme  blonde”. Ou, selon l’expression russe, bâtir son bonheur sur le malheur des autres. L’Ukraine,  déjà.  

” devant nous tout  fleurit.,

derrière nous tout brûle. 

nous n’avons pas à réfléchir 

  quelqu’un le fait pour nous. 

Et nous rentrerons chez nous,  joyeux,

où nous attendra une belle blonde “

Extrait d’une chanson de guerre allemande. 

85% de l’armada nazie fut lancée contre l’URSS.  

15% donc sur l’Europe,  pleutre, qui réécrit l’histoire,  s’y donnant le beau rôle,  s’autorisant à  ne pas inviter la Russie à la commémoration de la libération d’Auschwitz, faite par l’Armée Rouge… etc…

Comme le dit un texte lu dans la  soirée,  4 ans dans le froid et le sang,  à  traverser la moitié de l’Europe.  “Mais nous ne rentrerons à la maison  que lorsque la tâche sera accomplie : vaincre la barbarie.” C’était  LEUR guerre.

Un épisode encore évoqué dans une chanson que tous dans le public  fredonne : ” sur une butte sans nom” près d’un hameau inconnu…

18 soldats, dirigé par un jeune lieutenant  vont tenir tête à 200 ennemis…

L’ennemi les voit déferler et s’interroge : “sont-ils mortels?” cité par Vassili Grossman. 

De Stalingrad à  Berlin,  plus un seul pas en arrière.  Presque 2 ans à  combattre,  libérer  des pays, ouvrir les portes de camps…Avoir froid, ne pas dormir, rêver  de calme…( raconte un poème). 

Sommes-nous dignes de leur sacrifice? interroge la présentatrice. 

Avec ses petits bras,  mon blog essaie  d’apporter un peu  de lumière dans  cette boue permanente qui se déverse ici sur cet exploit. 

Où nous emmènent  donc tous ces va-t-en guerre ?

Ah ! Voilà que je ne peux pas partager sur Facebook… 

Si vous publiez une publicité  sur le dernier avatar” Dans l’ombre de Staline ” Facebook vous accueille, vous multiplie…  c’est presque trop …

Simonov, Tvardovski, du front aux poèmes, que tous connaissent par coeur.
Simonov, Tvardovski, du front aux poèmes, que tous connaissent par coeur.

Simonov, Tvardovski, du front aux poèmes, que tous connaissent par coeur.

Концерт Победы на Мамаевом кургане / Телеканал “Россия 1”

Одно из главных событий торжественного празднования 75‑й годовщины Победы в Великой Отечественной войне и …

https://russia.tv/brand/show/brand_id/65130

Une soirée pour se souvenir. Les vivants et les morts.

75 ans après la Seconde Guerre mondiale, Poutine s’interroge sur l’origine et l’héritage du conflit

A une semaine du grand défilé prévu à Moscou pour commémorer les 75 ans de la victoire contre l’Allemagne nazie, la revue américaine The National Interest publie un article fleuve signé par …

https://francais.rt.com/international/76124-75-ans-apres-seconde-gue

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Les 18 soldats qui ont fait face à plus de 200 soldats allemands appuyés par des chars, sont probablement ceux de la 92e brigade de fusiliers de marine, ils ont tenu un silot à grain en attendant les renforts. Ce silot à grain est resté dans l’Etat comme symbole de la bataille de Stalingrad, tout comme la maison Pavlov où les combats ont été héroïques. La bataille du silot https://youtu.be/Z3pMF_8ik6A Le silot de l’intérieur en 2008: https://youtu.be/uOAaWJFjMZ8 Mémorial du Mamayev Kurgan: https://youtu.be/uOAaWJFjMZ8 La maison Pavlov: https://youtu.be/jir3QEl2Vxg Comment oublier l’Histoire face à de tels monuments ? Ces lieux sont encore remémorés… Lire la suite »