Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Cycle de conférences autour du socialisme …

Cycle de conférences sur le socialisme
Si le “monde d’après” n’est pas le capitalisme, discutons du socialisme ! Nation, mondialisation, relocalisation, écologie, industrie, technologie, démocratie, besoins sociaux…

Samedi 2 mai 2020, par lepcf.fr,  Voilà une initiative qui correspond à tout ce que nous ne cessons d’appeler de nos vœux. Comme le fait que cela démarre sur la Chine et par notre camarade Delaunay, quelqu’un qui vit en Chine, travaille sur ce pays, a produit articles et livres importants. La Chine n’est pas un modèle et elle ne se revendique même pas comme tel, laissant à chaque aire culturelle, chaque nation, le soin de construire son propre modèle, tout en se rencontrant sur des lois et défis communs. Mais la Chine est incontestablement par son poids et par la mise en œuvre d’un projet politique à effet interne autant qu’externes une des conditions de réalisation de toutes les autres mises en œuvre … Pour notre part nous nous engageons à développer autour de ces conférences publicité et compte-rendu, voire débats pour que chacune d’elles soit mieux l’occasion d’une appropriation collective (note de Danielle Bleitrach).

I L FAUT SE CONNECTER EN BAS ET REGARDER LES EXPLICATIONS CI-DESSOUS

https://lepcf.fr/Procedure-d-acces-et-d-usage-de-la-visio…

Le réseau Faire Vivre et Renforcer le PCF veut contribuer au débat que les communistes ont, entre eux et avec toutes les forces sociales, sur ce “monde d’après”. Car cette expression inventée par Macron peut cacher ce dont était déjà porteur son discours de 2017 et son livre titré “révolution” ; tout changer pour que rien ne change

Pour l’après coronavirus, quelles que soient les transitions écologiques, numériques, démocratiques ou démographiques qui font la une médiatique, quelle que soient les discours de tous ceux qui nous disent que, cette fois, rien ne sera plus comme avant, bref, quelles que soient les discours du “jour d’après”, nous savons bien que rien ne changera par miracle le caractère de classe du capitalisme, sa forme mondialisée impérialiste, les énormes inégalités sociales et territoriales de caractère moyenâgeux, l’accumulation explosive des armements et l’agressivité des grandes puissances dont les USA et leur bras armé l’OTAN, tout comme rien n’arrêtera la conquête de leur souveraineté réelle par un nombre toujours plus grand de pays, dans la foulée d’une Chine devenue la première puissance mondiale.

Beaucoup de militants cherchent des réponses locales, des réponses à notre portée. Mais ce sont bien les rapports de force des classes sociales qui restent déterminantes, tout comme les rapports de forces mondiaux qui sont en train de bouger, encore plus rapidement avec les réponses différenciées des pays à l’épidémie.

Les communistes ont toujours mené la bataille pour le changement de société à partir des luttes concrètes, celles susceptibles de mobiliser de larges forces sociales, de permettre à un peuple de s’organiser, de s’unir. Mais ils ont toujours considéré qu’on ne pouvait rien comprendre à un pays sans le situer dans son rôle mondial. Toute notre histoire nous montre à la fois le caractère national et historique de toute révolution, de toute histoire politique, et sa dimension internationaliste, son ancrage dans le mouvement du monde.

Nous sommes convaincus qu’on ne peut pas faire vivre un projet communiste dans le débat public sans clairement donner un nom à la société que nous voulons, un nom qui dise clairement qu’elle se construit en rupture avec le capitalisme mondialisé dominant, qui dise clairement son double caractère national et internationaliste, un nom qui s’inscrive clairement dans l’histoire communiste, le socialisme.

C’est pourquoi nous engageons ce cycle de conférences sur le socialisme, à partir des expériences de pays parlant du socialisme, des débats qui se font jour dans notre pays sur les réponses urgentes à la crise économique qui s’approfondit, et de notre histoire politique et théorique.

Peut-être faut-il transformer cette contrainte du confinement en une opportunité pour élargir nos pratiques militantes. Ces conférences seront réalisées en ligne, avec un intervenant principal et des militants venant interroger ou réagir, l’ensemble étant enregistré pour une diffusion la plus large ensuite.

Ce cycle de conférence pourrait déboucher en fin d’année sur un évènement de plus grande ampleur, une conférence sur le socialisme qui serait organisée par le PCF nationalement, en lien avec d’autres partis communistes, pour ouvrir en grand le chantier de notre projet de société.


La première de ces conférences sur le socialisme se tiendra avec notre camarade économiste Jean-Claude Delaunay, qui vit en Chine depuis des années et a réalisé un très gros travail sur l’histoire de cet immense pays et les “caractéristiques chinoises” de ce “socialisme de marché” qui fait tant discuter, y compris par ceux qui le considèrent comme au mieux un capitalisme d’état. Les rencontres internationalistes de Vénissieux ont permis deux fois de rencontrer des communistes chinois et de mieux comprendre leur position. Et il suffit de comparer l’évolution des salaires ouvriers en Chine et dans les pays de l’OCDE pour se dire qu’il y a bien quelque chose en Chine qui ne se résume pas au capitalisme.

Ce sera peut-être un des points de la présentation de Jean-Claude Delaunay, le socialisme dont parlent les communistes chinois, c’est d’abord ce qui permet d’assurer à tous les Chinois cette “société de moyenne aisance” qui aura sorti un milliard et demi d’humains d’une longue histoire de famines…

Nous lançons un appel à tous ceux qui veulent contribuer à ce cycle de conférences, proposer des intervenants, des sujets ou des questions à poser.

Voir en ligne : Salle personnelle de Contact lepcf.fr | 954165475 Rejoindre par téléphone +33-1851-48835 Code d’accès : 954 165 475

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Intéressant…
A suivre…

Membre et secrétaire de section du Parti Socialiste la manière dont vous posez le sujet m’intéresse. C’est essentiel à la construction d’une union politique des gauches dans la période.