Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Ziouganov : « La diplomatie de la canonnière ne fonctionne plus depuis longtemps »

A quand la publication à la Une de l’Humanité de cette déclaration de Ziouganov, à quand un véritable front face à l’impérialisme de la canonnière dont on découvre un peu tard qu’elle est structurelle et ne relève pas du seul Trump, et qu’elle menace d’un génocide à Cuba que l’on a prétendu défendre en affaiblissant son camp. Il faudra bien que nous réfléchissions à cet art de la guerre (en étant d’abord conscients qu’il y a guerre) de Sun Tzu qui dit cette évidence :  » Lorsque l’ennemi vous oblige à le combattre avec les armes qu’il a choisies, à utiliser le langage qu’il a inventé, à chercher des solutions parmi les règles qu’il a imposées, vous avez perdue toutes les batailles, y compris celle que vous auriez pu gagner. «  Accepter les censures et l’idée que certains des notres seraient « infréquentables » c’est non seulement une dramatique injustice mais se mettre en position de défaite en inventant que l’on a plus à attendre d’un Bernie Sanders et d’un Obama que d’un Ziouganov. Ce n’est ^pas renforcer le camp de la paix et du socialisme c’est le mettre en position d’échec. (note de danielle Bleitrach traduction de Marianne Dunlop)

kprf.ru

Le président du Comité central du Parti communiste russe (KPRF) a commenté l’agression des États-Unis contre le Venezuela dans une interview accordée à KPRF.ru :

– Dès les premiers jours de l’année 2026, le président Donald Trump a clairement montré qu’il ne s’intéressait pas au prix Nobel de la paix, mais à la poursuite de la ligne historique des États-Unis vers la domination mondiale. Aujourd’hui, l’armée de l’air américaine a lancé des frappes aériennes contre des bases militaires aériennes et navales du Venezuela, ainsi que contre la capitale du pays, Caracas. Il s’agit d’un acte d’agression armée contre un État indépendant, membre des Nations unies. Et cette agression mérite la condamnation la plus ferme, car elle constitue un mépris cynique de tous les principes du droit international.

Après avoir joué les pacificateurs dans plusieurs conflits qui avaient été réglés sans son intervention, M. Trump a maintenant voulu se présenter comme un « dur à cuire ». Ce n’est pas pour rien qu’il a rebaptisé le ministère américain de la Défense « ministère de la Guerre ».

Cette décision a été précédée par une longue période de tensions autour du Venezuela sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue. Cette campagne a été menée en violation flagrante du droit maritime. Même la Grande-Bretagne, ancienne « maîtresse des mers » et alliée des États-Unis, a été contrainte de condamner la destruction de navires en haute mer près des côtes vénézuéliennes sur la seule base de soupçons de trafic de drogue, ainsi que le meurtre des équipages de ces navires.

La véritable raison de la pression sans vergogne exercée sur le Venezuela réside dans la volonté de renverser son gouvernement populaire dirigé par le président Maduro, fidèle compagnon de route d’Hugo Chávez. En ce sens, Trump est le digne héritier de Joe Biden, que le leader américain critique sans merci pour ses erreurs en matière de politique étrangère. C’est précisément Biden qui a tenté pendant de nombreuses années, sans succès, de renverser le gouvernement Maduro. Il n’y est pas parvenu, car le peuple s’est détourné de l’opposition pro-occidentale et s’est rallié autour du président Maduro. Aujourd’hui, le président américain tente d’atteindre le même objectif par la force militaire brute.

D’autres circonstances sont également à l’origine de l’agression des États-Unis contre le Venezuela. Il s’agit avant tout d’une tentative manifeste de faire revivre la doctrine Monroe adoptée il y a 200 ans, qui consistait à proclamer le continent américain zone interdite aux États européens. Mais aujourd’hui, cette doctrine vise non seulement les Européens, mais aussi la Chine, qui développe avec succès des relations commerciales et économiques mutuellement avantageuses avec l’Amérique latine.

La RPC est l’un des plus grands consommateurs de pétrole vénézuélien. Et le président Trump tente de faire d’une pierre deux coups : réprimer le peuple vénézuélien épris de liberté et affaiblir son concurrent sur la scène économique mondiale.

Quelles que soient les motivations de Trump, ses actions ne peuvent être considérées autrement que comme une manifestation de l’impérialisme dans sa forme la plus répugnante et la plus cynique.

Condamnant fermement l’agression armée barbare des États-Unis contre le Venezuela, le KPRF déclare son soutien total au peuple héroïque de ce pays. Depuis de nombreuses années, celui-ci mène une lutte acharnée contre les tentatives de l’impérialisme et de l’hégémonisme américains de lui imposer un nouveau gouvernement fantoche qui agirait dans l’intérêt des États-Unis.

Nous sommes convaincus que, cette fois encore, la tentative de réprimer le peuple épris de liberté du Venezuela se soldera par un échec total. L’Amérique latine n’est plus ce qu’elle était il y a 200 ans. La « diplomatie des canonnières » ne fonctionne plus depuis longtemps. M. Trump va bientôt s’en rendre compte.

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1 Commentaire

  • Franck Marsal
    Franck Marsal

    Très importante déclaration, qu’il convient en effet de faire connaître. L’histoire suit son chemin et les tentatives pour la faire revenir en arrière et resusciter la doctrine Monroe se solderont inévitablement par un échec. Mobilisons-nous !

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