En fait s’il est fait grand bruit de l’exploit vraiment exceptionnel de cette unité Delta qui a été conçue pour des missions courtes et « politiquement sensible » il semble qu’elle ait bénéficié d’une couverture aérienne tout à fait exceptionnelle avec des commandos formés à Miami et il y a eu des morts dans leur rang que les USA taisent. Pourquoi les Cubains ont-ils choisi de révéler le combat et leurs morts ? C’était pour mettre en garde sur ce dont l’empire est capable et ils se sont montrés fidèles à leur cri : la patrie ou la mort. Cette patrie est aussi le Venezuela, et Notre Amérique, celle de Jose Marti et Bolivar. Les Etats-Unis peuvent pratiquer l’assassinat, c’était probablement ce qu’ils cherchaient mais grâce à l’héroïsme des défenseurs qui ont tenu 27 minutes malgré les conditions de l’attaque que l’on découvre, Maduro et son épouse ont été enlevés sains et saufs et se sont présentés à un procès tronqué. Les Cubains ont témoigné aussi de la non activation de l’alarme et du dôme de protection : « Ce combat les USA l’avaient préparé avec leurs AK, ces hélicoptères et de leurs missiles, hélicoptères qui n’auraient dû jamais arriver jusque là, mais ils sont arrivés » dit le texte cubain et aujourd’hui le général chargé de cette protection a été destitué. Comme le signale The New York Times, les « chavistes » proches de Maduro sont toujours en place et le combat continue sans sacrifice inutile mais en refusant que l’on prenne possession du pays. C’est une ligne rouge qui se dessine et qui a été présentée par le Mexique à l’OEA. Mais il faut également voir que cette « ligne rouge » tente de redessiner ses contours avec la pression au « réalisme ».
Et le rappel des Cubains dit peut-être simplement que chacun s’est trop longtemps accommodé de l’asphyxie des blocus sur le peuple cubain mais aussi vénézuélien. Le Venezuela vivait sur d’énormes richesses mais il ne pouvait plus les utiliser parce que l’embargo était déjà là et l’enlèvement de Maduro, le crime commis contre des jeunes gens autour de lui était celui de la tolérance et de l’accommodement à l’extraterritorialité des USA. Trump fait tout haut ce que d’autres n’ont pas voulu voir en acceptant d’attribuer aux dirigeants la dégradation de la situation. La question est plus actuelle que jamais y compris pour nous Français. Qu’est-ce qui est retrait stratégique, qu’est ce qui est acceptation de la toute puissance pourtant illusoire ? Ce qui unifie aujourd’hui c’est la bataille pour le respect des souverainetés et des légalités mais aussi de bien être au clair sur ce qu’est l’impérialisme en refusant la diabolisation de ses victimes à travers la défense de Maduro mais aussi de ce qui est infligé aux peuples vénézuéliens et cubains. Ne rien céder là-dessus.
Comment faire percevoir l’unité des « fragments » du cirque impérialiste, l’unité profonde entre l’usage sans limite de la planche à billet et une inflation que l’on fait payer à tous les peuples, le bombardement au nom du droit s’appuyant sur de tels piliers va avec l’enlèvement et les blocus, la diabolisation de ceux qui résistent… Mais déjà l’opération militaire devenue terroriste, la légalité, la leur dont ils ne peuvent plus s’encombrer, dans un tel contexte il doit y avoir un grand débat stratégique et celui-ci ne peut s’accommoder des jeux de clans, de factions qui organisent d’abord la censure des voix anti-impérialistes. (note de Danielle Bleitrach)
Le 3 janvier 2026.
Trump a déclaré dans son show triomphal qu’il n’y avait ni mort ni blessés, les blessés se révèlent. Les Cubains interrogent : cacheraient-ils les morts ?
Au moins sept militaires américains ont été blessés lors de l’opération militaire baptisée Absolute Resolve, menée le 3 janvier contre le Venezuela, qui a abouti à l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de la Première dame Cilia Flores.
Selon des sources du Pentagone citées par NBC News, deux des militaires sont toujours en convalescence, tandis que les cinq autres ont repris leurs fonctions. Un soldat a été grièvement blessé par balles aux jambes, mais tous reçoivent des soins médicaux et sont en voie de guérison.
Le Pentagone a souligné que « la mission était extrêmement complexe et s’est déroulée avec peu de pertes », un résultat qu’il a attribué à la préparation de ses forces conjointes. Cependant, les autorités vénézuéliennes ont dénoncé l’opération, la qualifiant de dévastatrice pour la population civile.
Le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, a confirmé qu’environ 200 soldats américains avaient participé à l’opération, pénétrant dans le centre de Caracas pour capturer Maduro. Hegseth a affirmé qu’« aucun membre de l’équipe n’avait été tué », sans toutefois préciser si ce chiffre incluait uniquement les soldats présents sur le sol vénézuélien ou également ceux assurant le soutien logistique.
Parallèlement, des attaques contre des cibles civiles et militaires à Caracas, Miranda, Aragua et La Guaira ont fait un nombre encore indéterminé de victimes vénézuéliennes. Le procureur général Tarek William Saab a évoqué « des dizaines de victimes innocentes, civiles et militaires ».
Des médias internationaux comme le New York Times ont estimé que le nombre de victimes pourrait atteindre 80, tandis que le président cubain Miguel Díaz-Canel a confirmé la mort de 32 citoyens cubains qui ont combattu pour défendre Maduro et son épouse.
En réponse, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a décrété sept jours de deuil national en hommage aux victimes de l’agression. Elle a souligné que l’action de Washington constituait une « agression militaire très grave » visant à s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, notamment le pétrole et les minéraux.
Toutefois, lors de sa conférence de presse à Mar-a-Lago, Donald Trump avait déclaré qu’il n’y avait eu ni morts ni blessés parmi les forces américaines et avait salué l’opération d’enlèvement comme « une puissante démonstration de la force conjointe des États-Unis ».
Le président américain cache-t-il les morts ?


La Delta Force est l’une des unités d’élite de l’armée américaine — une équipe utilisée pour des missions d’insertion de haut niveau, le plus souvent de nuit.
Unité d’élite de l’armée américaine spécialisée dans la lutte antiterroriste et la libération d’otages, la Delta Force était le choix idéal pour mener l’opération à Caracas. Officiellement connue sous le nom de 1er détachement opérationnel des forces spéciales Delta, la Delta Force opère sous l’autorité de l’armée américaine et du commandement des opérations spéciales interarmées (JSOC). À l’instar de la célèbre SEAL Team Six, la Delta Force est une unité de mission spéciale de niveau 1.
Les unités de missions spéciales de niveau 1 sont les plus prestigieuses des unités de forces spéciales d’élite. Leurs missions sont rarement divulguées publiquement et restent souvent classifiées pendant des décennies. Les missions principales de Delta sont la lutte contre le terrorisme, la libération d’otages et, comme l’a démontré l’opération Maduro, la capture et la neutralisation de cibles de grande valeur. Ses missions secondaires comprennent l’action directe, la reconnaissance spéciale et l’exploitation de sites sensibles. Les unités Delta ne sont pas conçues pour les raids de grande envergure ni les combats prolongés ; elles sont optimisées pour des missions de courte durée, à haut risque et politiquement sensibles. Delta est souvent déployée là où l’échec est inacceptable et où le déni est essentiel. **
Sur le plan structurel, Delta est une organisation restreinte et élitiste. Sa taille exacte est classifiée, mais on estime qu’elle ne compte que quelques centaines d’opérateurs. Delta utilise des fusils et des carabines hautement personnalisés. Les silencieux sont de série et la priorité est donnée à l’optique plutôt qu’aux gros calibres. Le combat nocturne est essentiel aux opérations de la Delta Force. Ses soldats sont équipés de systèmes de vision nocturne et d’imagerie thermique de pointe. Pour sa mobilité, la Delta Force s’appuie souvent sur le 160e régiment d’aviation des opérations spéciales, qui utilise les hélicoptères MH-60 et MH-47, ainsi que des véhicules terrestres adaptés aux environnements urbains et désertiques. La Delta Force dispose également d’un large éventail d’outils d’effraction, notamment explosifs, mécaniques et balistiques. En résumé, l’accent technologique est mis sur la fiabilité, l’intégration et la rapidité. Les missions Delta sont urgentes et guidées par le renseignement, comme l’a démontré l’élimination de Nicolas Maduro. Leur mode opératoire typique comprend le renseignement, la surveillance et la reconnaissance (ISR) ainsi que l’identification des cibles. Une insertion rapide conduit à une action violente mais maîtrisée, suivie d’une extraction immédiate. Delta opère généralement de nuit, misant sur l’effet de surprise, souvent aux côtés de la CIA ou d’autres unités du JSOC. L’accent est mis sur la précision et la discrétion, avec des effets stratégiques disproportionnés par rapport à la taille de l’unité.
Donc il ne s’agit pas de troupes d’occupation mais dans ce cas la question porte comme l’a malicieusement souligné Trump sur l’alarme qui n’a pas été donnée alors qu’il y avait des régiments d’aviation et d’hélicoptères. C’est ce que décrivent les Cubains à propos de l’héroïsme de ceux qui ont protégé Maduro de leur vie.
Les Cubains expliquent qu’ils ont donné leur vie dans un combat inégal dans lequel des lâches n’ont jamais osé le corps à corps … Voici ce qu’ils disent dans leur douleur et leur fierté…
Je vais être clair !
Un ancien conseiller de Trump et deux hauts dirigeants militaires l’ont clairement dit : « La résistance de ceux qui protégeaient Maduro était féroce, mais nous avions avec nous la surprise et nos hélicoptères de combat ».
Oui oui c’est comme ça mais là il faut dire quelque chose, ceux qui se sont battus étaient Cubains !!! Ils n’ont pas eu peur ni abandonné face à un tel combat inégal. Ce combat les USA l’avaient préparé avec leurs AK, l* au calibre déchiqueteur de ces hélicoptères et de leurs missiles, hélicoptères qui n’auraient dû jamais arriver jusque là, mais ils sont arrivés et la réponse inégale fut alors comme celle des Mambises contre les Espagnols, ou celle de ces 12 hommes contre l’armée de Batista. Quelle fierté elle témoigne… Et quelle impuissance !
Il n’y a pas eu de combat corps à corps, les Yankees fidèles à leur tradition se sont battus d’en haut, de l’avantage du feu de leurs vaisseaux qui balayaient tout, ils ne sont descendus que quand ils le pouvaient, que lorsque les balles de ces AkM ont cessé d’atteindre le métal de leurs vaisseaux, lorsque le souffle des frères avait été coupé par une rafale capable de traverser un mur, alors qu’il n’y avait plus de vie.
« C’est un message de ce que les Cubains sont prêts à faire, ils n’ont pas peur, ils ne se fâchent pas (… ) s’immolent pour ce en quoi ils croient » disait aujourd’hui un journaliste sur leur plateforme.
Et c’est vrai, il faut encore ajouter que certains qui se reposaient et auraient pu survivre à l’attaque perfide dans leurs locaux de repos, blessés et sans réfléchir à deux fois se sont déplacés à la recherche de leurs frères, sachant qu’ils donnaient tout et qu’on avait besoin d’eux, sont allés accomplir leur devoir sacré, ainsi sont les Cubains, dignes jusqu’à la mort, amis jusqu’à l’éternité.
Aujourd’hui j’ai 32 raisons de plus de défendre ce que je défends et de penser comme je pense, merci mes frères, Gloire Éternelle.
Le compte-rendu cubain et ce qu’il révèle de la limite des méthode de l’empire a été appuyé par le gouvernement vénézuélien et non seulement dans la déclaration d’investiture de la présidente par intérim mais par la déclaration du ministre de la justice et de la paix, Diosdado Cabello.
Cette bataille autour des chiffres du nombre de morts dans l’assaut est destiné à rompre avec le spectacle de toute puissance hollywoodien qu’a voulu donner Trump qui a même affirmé qu’il n’y avait eu aucun blessé dans cette manifestation de savoir faire en matière de « terrorisme » qui transformerait la guerre en opération de simple police. Et les commentaires cubains ont été renforcés par ceux du ministre vénézuélien de l’Intérieur, de la Justice et de la Paix, Diosdado Cabello , qui a confirmé ce mercredi, lors de son émission « Con el Mazo Dando », qu’au moins 100 personnes, principalement des jeunes, avaient été tuées lors de l’agression militaire des États-Unis contre le Venezuela, qui a culminé avec l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de la Première dame Cilia Flores.
Le ministre a réitéré le soutien unanime de l’État vénézuélien à Delcy Rodríguez, nommée présidente par intérim suite à l’enlèvement du président Maduro, et a assuré que « le Venezuela ne capitule pas car c’est une patrie avec une histoire et un héritage ». « Nous soutenons pleinement Delcy Rodríguez, la présidente par intérim, face à l’enlèvement de notre président, Nicolás Maduro », a- t-il déclaré, ajoutant que les deux dirigeants sont blessés et qu’en tant que nation, ils mènent « la bataille pour le retour du président constitutionnel et premier combattant, Cilia Flores ». Dans son discours, le ministre a condamné l’opération américaine comme une violation du droit international et a réaffirmé que le président Maduro est un « prisonnier de guerre ». « Le monde entier sait aujourd’hui que Nicolás Maduro est un prisonnier de guerre et que les États-Unis ont violé toutes les normes de la coexistence internationale », a-t-il déclaré.
Il a ajouté qu’il possédait des vidéos prouvant que l’attaque ne s’était pas limitée à des cibles militaires, mais avait directement touché la population civile.
Diosdado Cabello a rendu hommage aux victimes, notamment vénézuéliennes et cubaines, et a souligné la « véritable et sincère histoire d’amour » entre le président Maduro et Cilia Flores, qu’il a décrites comme des symboles de résistance. « Le peuple est dans la rue pour soutenir Nicolás Maduro, Cilia Flores et la Constitution », a-t-il affirmé, insistant sur le fait qu’ « il n’y a pas eu une seule manifestation en faveur de la barbarie ».
Le ministre a également nié les accusations de « narco-terrorisme » et de « manque de démocratie », et a déclaré que l’offensive extérieure était due aux ressources naturelles dont dispose le Venezuela . « Le problème n’est pas la démocratie, le problème réside dans les ressources dont dispose la nation », a-t-il déclaré, rappelant que le système judiciaire américain lui-même a reconnu la non-existence du « Cartel des Soleils ».
Par ailleurs, il a appelé à un réexamen de l’histoire : « Tous les présidents qui ont protégé les ressources naturelles ont subi un coup d’État. » Dans ce contexte, il a réaffirmé que la Constitution est pleinement respectée au Venezuela et que toutes les institutions soutiennent le président par intérim. « La seule garantie de paix au Venezuela est la révolution bolivarienne », a souligné Cabello, remerciant la population d’être restée calme et l’assurant que « ce que les États-Unis font aujourd’hui au Venezuela, ils pourraient le faire à n’importe qui, et personne ne serait en mesure de réagir ».
Il a également noté que l’agression militaire américaine contre le pays avait engendré un fort sentiment anti-américain.
Enfin, il a exprimé sa gratitude pour les messages de solidarité envoyés par les nations du monde entier en réponse à l’agression militaire et à l’enlèvement du président. « La seule garantie de paix au Venezuela est la révolution bolivarienne », a-t-il conclu.
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