Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Starmer sur siège éjectable

Le scandale Epstein pourrait faire tomber un dirigeant mondial — mais ce n’est pas Trump. Il s’agit du premier ministre britannique Keir Starmer. Son poste de Premier ministre ne tenait plus qu’à un fil jeudi, après une révolte de députés au sein de son parti travailliste qui a encore davantage fragilisé une administration du 10 Downing Street déjà en proie à des crises successives. Starmer a tenté de clarifier sa déclaration antérieure au Parlement, mercredi, selon laquelle il était au courant de l’amitié entre l’ancien ministre Peter Mandelson et Epstein, mais l’a tout de même nommé ambassadeur à Washington. Cette affaire Epstein doit être prise pour ce qu’elle est une monstrueuse révélation des moeurs de la classe dominante, celle qui se permet de jouer avec les souffrances de pays soumis à sanctions et blocus mais aussi celles de leurs propres peuples dans le mépris total de ceux qui ne sont pour eux que de la viande à plaisirs ou à guerre. Et c’est ce vertueux là que l’inénarrable Macron a placé dans sa coalition anti-russe. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Le Premier ministre britannique Keir Starmer n’a jamais été mêlé aux affaires de Jeffrey Epstein, mais il risque fortement de perdre son poste à cause de lui.

Le président Donald Trump, dont le nom apparaît dans certains dossiers d’enquête concernant le financier déchu, n’a quant à lui aucune de ces inquiétudes.

Alors que la crise politique s’aggrave sur le côté est de l’Atlantique, avec les excuses présentées jeudi par Starmer aux personnes lésées par Epstein, les efforts visant à rendre justice aux victimes se heurtent à l’inertie à Washington.

Cet écart reflète la force politique relative de Trump et la faiblesse, peut-être existentielle, de Starmer.

Cela montre que, même si les institutions politiques britanniques chargées de la responsabilité et des enquêtes fonctionnent, le contrôle exercé par Trump sur le ministère de la Justice et son emprise sur le Congrès républicain le soustraient à tout examen critique.

Mais surtout, les ramifications mondiales des dossiers Epstein — qui s’étendent désormais jusqu’en Norvège et en Pologne — soulignent l’ampleur considérable d’un scandale qui continue de se propager près de sept ans après la mort de son instigateur.

Starmer n’est pas le seul à ressentir la pression.

Au Royaume-Uni, l’indignation publique suscitée par les liens avec Epstein est si vive que le roi Charles III a déchu son propre frère et ami d’Epstein, l’ex-prince Andrew, de ses titres royaux et l’a forcé à quitter son pavillon du domaine du château de Windsor.

Aux États-Unis, aucune personne ayant des liens avec Epstein n’a été éliminée de la sorte. Les enquêteurs ont conclu que ce dernier s’était suicidé en prison en 2019 avant d’être jugé pour trafic sexuel et abus sur mineures.

La personnalité la plus en vue à subir des représailles en raison de son amitié avec Epstein est peut-être l’ancien secrétaire au Trésor, Larry Summers. L’ancien président de l’université Harvard s’est retiré de ses engagements publics l’an dernier, se disant « profondément honteux » après la révélation de courriels échangés avec Epstein où il tenait des propos sexistes et demandait des conseils en matière de relations amoureuses.

Et mercredi, Brad Karp, le président de Paul Weiss, l’un des cabinets d’avocats d’affaires les plus importants du pays, a brusquement démissionné de son poste après la publication récente de documents Epstein révélant ses échanges de courriels avec le délinquant sexuel condamné.

Karp avait maintenu le contact avec Epstein jusqu’en 2019 , année du décès de ce dernier. Karp continuera de travailler au sein du cabinet.

Un porte-parole de la firme a déclaré en début de semaine que M. Karp « n’a jamais été témoin ni acteur d’aucune faute. M. Karp a assisté à deux dîners de groupe à New York et a eu quelques échanges par courriel, qu’il regrette profondément. »

De son côté, Trump tente une nouvelle fois de mettre fin à la polémique après que le ministère de la Justice a insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas d’autres poursuites.

Il n’existe aucune preuve d’actes répréhensibles de la part de Trump, et les autorités n’ont porté aucune accusation contre lui ni contre quiconque mentionné dans les documents récemment publiés

Si certaines références à Trump dans les dossiers Epstein sont anodines, d’autres incluent des accusations d’agression sexuelle non vérifiées récemment divulguées à son encontre, ainsi que de nouveaux détails sur la façon dont certaines victimes d’Epstein ont décrit leurs interactions avec le futur président.

Mais Trump a déclaré cette semaine à Kaitlan Collins de CNN : « Il est vraiment temps que le pays passe à autre chose. »

Starmer en crise

Starmer doit terriblement souhaiter que ce soit le cas au Royaume-Uni.

Son poste de Premier ministre ne tenait plus qu’à un fil jeudi, après une révolte de députés au sein de son parti travailliste qui a encore davantage fragilisé une administration du 10 Downing Street déjà en proie à des crises successives. Starmer a tenté de clarifier sa déclaration antérieure au Parlement, mercredi, selon laquelle il était au courant de l’amitié entre l’ancien ministre Peter Mandelson et Epstein, mais l’a tout de même nommé ambassadeur à Washington.

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