Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

S’il existe une vision politique claire de l’adversaire de la paix on a moins besoin de « politiser » les solidarités par danielle Bleitrach

IL y a des gens courageux aux Etats-Unis prêts à donner du temps, tout leur temps disponible à des causes comme la Palestine ou Cuba, comme en France. Cet activisme souffre de maux comparables à savoir est le faible nombre de gens qu’il mobilise, le fonctionnement en circuit fermé, son incapacité à atteindre réellement ceux qui dans les couches populaires devraient être concernés au premier chef . Et ces incapacités renvoient à la situation électorale: à la formidable abstention de ces mêmes couches populaires y compris celles issues de l’immigration. Il y a l’absence de confiance dans les forces politiques en présence mais aussi à un phénomène plus profond encore: à savoir les effets depuis des décennies d’une acculturation politique de la population française. Ce qu’ont été les récentes élections municipales françaises, comme l’élection d’un Trump aux USA, la vague brune électorale, laisse mal augurer de l’avenir de « la démocratie ». On voit mal la possibilité immédiate de pouvoir reconstituer une force politique capable de dépasser l’union sacrée. Toute action paraît se perdre dans le tunnel électoral, qui ici ,comme aux Etats-Unis, laisse peu de place pour ce qui serait nécessaire, une reconquête du peuple après tant d’années de propagande et de haines enkystées entre ceux qui devraient s’unir. Mais surtout le peuple français que l’on considère comme un des plus politique du monde a perdu sa base productive, sa classe ouvrière politiquement formée et avec elle la perception d’un champ international autant que national et il n’arrive pas à intégrer une population immigrée qui l’a mieux conservé mais à qui il ne reste plus que le clientélisme électoraliste sans lendemain.Il y a eu certes des trahisons en particulier ceux qui ont privatisé et ce faisant ont accéléré le départ des usines et des recherches vers des pays qui offraient main d »oeuvre à faible cout et marché. Ces gens là sont toujours là et poursuivent leur politique y compris dans les partis de gauche, ceux qui étaient là pour défendre le monde du travail… Et ils nous interdisent de comprendre la nature mondialisé du combat… Paradoxalement ce sont eux qui « politisent » sur des leurres, et rendent la solidarité internationale poussive même quand ils prétendent l’impulser ou l’utiliser comme un clientélisme. C’est une question qui mérite débat, profitons du week end pour la poser.

Cuba versus David contre Goliath si on « politise » devient pourquoi la Russie et la Chine ne se lancent elles pas dans la troisième guerre mondiale pour sauver Cuba du blocus? c’est leur faute… et on oublie de rassembler autour du génocide impérialiste, le viol de la légalité internationale, qui est pourtant la base essentielle de l’élargissement. Le travers est encore plus manifeste quand il s’agit du Venezuela … ou de dénoncer la guerre en Iran… ET il faut ne pas suivre les événements pour ne pas voir que la Russie comme le Mexique font tout pour pouvoir livrer du pétrole au nom de la crise humanitaire proclamée par l’ONU en évitant de déclencher une troisième guerre mondiale.

Face à la guerre en Iran et ses conséquences, on voit combien le gouvernement français comme la plupart des pays occidentaux a du mal à prendre au sérieux les fanfaronnades de Trump et l’idée d’aller rejoindre l’armada dans le détroit d’Ormuz mais Il faut être clair ce qui divise les forces politiques en Occident n’est pas la lutte contre la guerre mais l’incapacité à s’entendre sur celle qui doit avoir la priorité dans l’assaut des Etats-Unis et de l’OTAN. qui lui n’est pas remis en question. Les dirigeants Européens comme Macron et Stamer , Merz et les autres quand ils osent dire « ce n’est pas notre guerre » ne renoncent pas à la guerre mais veulent entrainer l’armada US dans leur guerre qui est celle contre la Russie qui est tout aussi stratégiquement sans perspective. Alors que Netanayoun veut l’Iran et le Moyen Orient, Rubio penche pour Cuba et l’Amérique latine. Personne de ce beau monde républicains ou démocrates, gauche ou droite ne veut la paix ,il veut sa « guerre » et si cela passe par un génocide comme à Gaza ou à Cuba, d’accord mais vite pour qu’on s’occupe des choses sérieuses.

Ce qui est intéressant c’est que les opinions publiques sont opposées à la guerre et en particulier celle de l’Iran, parce que les problèmes du détroit d’Ormuz aident à la généralisation de ce sentiment, le refus de la guerre et de la politique impérialiste s’installe rapidement, plus rapidement que dans tout autre conflit et a en revanche un caractère global. Et incontestablement le coût de la guerre devenu insupportable en Iran, est un mouvement qui se généralise sur la planète au fur et à mesure de la prégnance des conséquences. Selon un nouveau sondage du Pew Research Center, 61 % des citoyens des Etats-Unis désapprouvent la gestion par le président de sa guerre criminelle en Iran et 59 % estiment que c’était une erreur :

Le nouveau sondage du Pew Research Center auprès de 3 524 adultes américains, mené du 16 au 22 mars, révèle également un équilibre similaire des opinions quant à savoir si la décision initiale d’utiliser la force militaire en Iran était juste (38 %) ou fausse (59 %)

La plupart des Américains n’ont jamais souhaité une attaque contre l’Iran, et une nette majorité s’oppose aujourd’hui à la guerre. La guerre contre l’Iran est déjà l’intervention militaire la plus impopulaire de l’histoire des États-Unis. À mesure que les coûts de cette guerre augmentent et que ses conséquences économiques se font sentir, elle le deviendra encore davantage. Il est très inhabituel que l’opinion publique soit aussi fortement opposée à une nouvelle guerre aussi tôt, mais il est encore plus inhabituel qu’un président lance une guerre majeure sans faire le moindre effort pour convaincre l’opinion publique du bien-fondé de ce conflit.

De tels faits devraient inciter ceux qui s’opposent ou disent s’opposer à la guerre parmi les forces politiques ou les associations comme le mouvement de la paix, celles de solidarité avec les pays qui sont victimes de ce bellicisme on pense en particulier à la Palestine, au Liban, à Cuba.. et la liste est longue des peuples martyrs… plus ou moins oubliés… Le paradoxe est qu’elles sont trop politisées parce qu’il n’y a plus en France de parti politique pour mener une lutte politique. Il manque un parti politique capable de lier toutes les interventions de l’occident et des Etats-Unis, capable de faire percevoir le monde multipolaire en train de naître, le rôle stratégique de la Chine communiste et de l’ordre international qui est proposé. Les associations sont obligées de refaire le terrain politique qui manque ce qui nuit à leur capacité de rassemblement.

S’il existait encore l’équivalent de ce que fut le parti communiste français avec sa base bien intégrée dans la production, dans la classe ouvrière et dans les quartiers populaires comme dans les centres de recherche, les intellectuels, cette vision globale serait plus aisée mais tout cela a été sciemment détruit en particulier à partir des années 1980 et alors que le peuple français ne veut pas la guerre il n’a pas les moyens d’intervenir ni pour lui ni dans le combat international du moins à la hauteur des périls.

De tout cela il ressort selon nous qu’i il faut lier la plupart des interventions des Etats-Unis en faire un combat essentiel pour la paix qui nous concerne tous. quelles que soient nos sympathies ou nos réticences pour les victimes de l’impérialisme aux abois il faut lutte contre l’illégalité de ces interventions, s’en référer à la charte de l’ONU, dénoncer l’OTAN, s’appuyer sur le refus de la guerre universel et sur le fait qu’il ne peut que monter, la solidarité a désormais besoin de restituer le contexte et l’ennemi réel qui s’attaque à la planète et à l’immense majorité de ses habitants qui ont le droit de vivre en paix et souverains.

Comme l’expriment très bien les mexicains « soutenir Cuba est un problème de politique intérieure, celui de notre souveraineté.

Quel que soit aujourd’hui l’ordre dispersé dans lequel on se bat, il faudra bien que s’éclaire la nature du combat politique: nous sommes tous comme les Cubains dans une grande guerre patriotique dont ils sont depuis tant d’années un des avant poste, celui d’une volonté génocidaire alors qu’il ne font de tort à personne au contraire.. Quand cette conscience monte il devient plus aisé de moins politiser le combat des associations, des syndicats, de l’ouvrir plus largement.

Et on ne peut qu’être d’accord avec la manière dont cette députée démocrate pose la question au Congrès : êtes vous pour une implication dans la guerre? Paradoxalement comme l’a exigé la présidente mexicaine à l’ONU quand on a une vision politique aussi claire de la situation, il s’agit de refuser de « politiser » la situation cubaine mais de rassembler les nations unies autour de ce qui est une situation humanitaire intolérable, un abus de droit.

Danielle Bleitrach

Nydia Velázquez, démocrate, représente le 7e district congressionnel de l’État de New York. Photo : J. Scott Applewhite /

Relations Cuba-États-Unis

25 mars 2026 | 

La députée Nydia M. Velázquez (démocrate de New York) a présenté une résolution sur les pouvoirs de guerre visant à empêcher l’implication des États-Unis dans les hostilités militaires à Cuba, avec le soutien du Congrès.

Cette résolution intervient à la suite des récentes actions agressives de l’administration Trump contre Cuba, notamment un blocus militaire qui a paralysé le réseau électrique cubain et des déclarations du président suggérant qu’il pourrait d’une manière ou d’une autre « prendre le contrôle » de Cuba.

« La politique étrangère belliqueuse de Donald Trump engendre de nouvelles guerres et de nouveaux conflits à travers le monde. Alors que notre pays est déjà embourbé dans une nouvelle guerre contre l’Iran, le président a jeté son dévolu sur un changement de régime à Cuba », a déclaré la députée Velázquez.

« La politique étrangère de cette administration est totalement incontrôlable et met en danger d’innombrables vies américaines et étrangères. Le blocus militaire imposé par Trump, ses menaces et son bilan durant ce mandat démontrent que le Congrès doit réaffirmer son autorité constitutionnelle et empêcher une nouvelle guerre désastreuse avant qu’il ne soit trop tard. »

Le texte de la résolution présentée par le législateur fédéral stipule que le Congrès est l’entité qui détient le pouvoir « exclusif » de déclarer la guerre en vertu de l’article I, section 8, clause 11 de la Constitution américaine.

Selon le document législatif, bien que le président ait la responsabilité constitutionnelle de prendre des mesures pour défendre les États-Unis, leurs territoires et leurs citoyens contre toute attaque, le Congrès n’a pas déclaré la guerre à Cuba.

« Le Congrès n’a pas déclaré la guerre à Cuba, ni à aucune personne ou organisation se trouvant à Cuba, et n’a pas non plus promulgué d’autorisation légale spécifique pour l’utilisation de la force militaire à l’intérieur ou contre Cuba », stipule la résolution.

« L’utilisation de la force par les forces armées américaines à l’intérieur ou contre Cuba – y compris l’utilisation des garde-côtes américains et d’autres composantes des forces armées pour mettre en œuvre un blocus ou une quarantaine de Cuba – constitue l’entrée en guerre des forces armées américaines, au sens de l’article 4(a) de la résolution sur les pouvoirs de guerre », ajoute-t-il.

La résolution sur les pouvoirs de guerre est une loi fédérale de 1973 qui limite la capacité du président américain à déployer des forces militaires dans des conflits étrangers sans autorisation du Congrès.

La loi, qui réaffirme le pouvoir constitutionnel du Congrès de déclarer la guerre, établit, à l’article 1543(a) du titre 50 du Code des États-Unis, que le président doit soumettre un rapport écrit au Congrès dans les 48 heures suivant le déploiement des forces armées dans un conflit armé. Elle vise à garantir le contrôle du Congrès sur ces procédures.

La résolution du législateur fédéral mentionne également l’article 1013 de la loi d’autorisation du Département d’État pour les exercices 1984 et la loi de 1976 sur l’assistance internationale en matière de sécurité et le contrôle des exportations d’armes (loi publique 94-329), afin d’ordonner au président de retirer les forces armées américaines des hostilités à l’intérieur ou contre Cuba, sauf autorisation explicite par une déclaration de guerre ou une autorisation spécifique d’utilisation de la force militaire.

Le texte intégral de la résolution est disponible ici .

Auparavant, le 12 mars, les sénateurs démocrates Tim Kaine, Adam Schiff et Ruben Gallego avaient présenté la même résolution au Sénat.

(Avec des informations provenant du site web de la députée et du New York Daily News )

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