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Editorial : nous sommes dans un processus et il faut agir dessus au lieu d'avoir des diagnostics qui sont ceux de l'impuissance satisfaite par danielle Bleitrach
que ceux à qui ce message est destiné l'entendent et que les autres l'ignorent de toute manière... parce que de toute façon la réalité est là et nul ne pourra l'ignorer et c'est du temps perdu que de s'obstiner à klaxonner en espérant que le mur s'écartera pour laisser passer le troupeau de moutons... Cela fait plus de trente ans, ce qui est long à l'échelle humaine mais ridiculement court au plan de l'histoire que je me bats et que j'ai une stratégie, je ne vais pas à chaque "événement" en changer et je vous conseille d'en faire autant. Simplement il faut savoir apprécier dans quel sens vont chaque décision et s'y rallier tout autant qu'elle n'est pas un obstacle à la dite stratégie. mais même dans ce cas, il y a parfois de la perte de temps à accorder plus de poids qu'il n'en mérite à ce qui est un positionnement tactique d'arrière garde et qui est seulement perte de temps.
Publié par Danielle Bleitrach
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Article original pour le blog
Partons non pas seulement de ce qui se passe en Ukraine, de la manière dont se dévoile chaque jour davantage ce vers quoi la propagande dont nous sommes victimes depuis au moins une décennie nous conduit et la nécessité d'y faire face, c'est-à-dire une grande partie de ce à quoi les publications de ce blog répètent depuis des années. Nous sommes à ce rendez vous là, qu'allons nous en faire.? Ce que nous disons s'avère être la réalité ? Qu'allons nous faire de la manière dont l'impérialisme aux abois semble prendre appui sur ce qu'il représente de pire pour impose sa loi de la, jungle à, prétexte démocratique. le label électoral - surtout quand on en fait totalement fi- justifie à peu près tout. Au Moyen Orient, en Europe, en Afrique et particulièrement en Amérique latin, l'arrière cour. Allons-nous ne pas tirer bilan de l'expérience et tels les moutons de panurge continuer à nous presser en troupe dans les voies tracées pour nous? Qu'en pensez-vous ?
Il est vrai que dans ce monde là, il est parfois malaisé de s'y reconnaitre.
Prenons le cas du Venezuela, qui par parenthèse par l'apparente facilité de l'opération enlèvement et prise d'intérêts sur les pétroles a créé les illusions de Trump. L'affaire a jeté l'armada US dans le piège d'Ormuz. Je suis comme bien d'entre nous inondée d'articles qui tous dénoncent la manière dont Dulcy Rodriguez et même le fils de Maduro auraient pactisé avec les USA, pour le dernier y compris par conversion au sectarisme évangéliste. Je ne publierai rien avant d'avoir la certitude de la trahison parce que je n'ai pas plus confiance dans les détracteurs et j'attends un signal dans un sens ou un autre en particulier des Cubains. pour le moment, ils ne disent rien mais laissent passer des mises en cause lourdes, ce qui est déjà une alerte mais pas une condamnation. Résultat: Il faut une véritable analyse et pour le moment aucune n'est à la hauteur des conséquences de l'erreur qui accablerait un peuple tout entier, qui a peut-être en lui des formes de résistance dont nous ignorons tout.
Ce qui déferle sur l'Amérique latine est atroce non seulement à cause de ce que l'on sait de toutes les dictatures installées par les USA et les oligarchies locales, dans le passé mais dans le présent et le cas du cinglé argentin et celui du colombien dont nous parlons aujourd'hui en font foi. Quelles formes prendront les résistances, les trahisons... seule la mort transforme une vie en destin.
Je vous expose l'horreur que représente le nouveau pouvoir en Colombie, comment il rejoint d'autres de son espèce et c'est dans ce contexte là qu'il va nous falloir apprécier les luttes telles qu'elles se dessinent partout sur la planète sans nous ériger en donneur de leçon mais en appuyant ce qui va dans le bon sens. C'est ce que nous tentons dans histoireetsociete. Parce que je sais l'atrocité dont est capable l'impérialisme et l'urgence est de s'en prémunir mais pas à n'importe quel prix parce celui à payer est alors incommensurable. Il faut pour cela beaucoup réfléchir aux problèmes concrets et avec qui je peux y faire face. La paix, empêcher leur guerre est fondamental . De ce point de vue, force est de constater que l'union de la gauche, le grand manitou électoral n'est vraiment pas la voie la plus efficace. En revanche je milite dans ce domaine pour un rassemblement qui sans perdre sa dimension de classe- il faut voir d'abord les principales victimes des guerres- aura des dimensions qui vont bien au-delà, la défense de la patrie et celle de l'humanité. Cela peut englober des catégories sociales plus larges et surtout des "croyants"
Dé ce point de vue de la foi tout n'est pas simple, il y a un paradoxe et il tient à la foi. D'un côté les gens en qui j'ai le plus confiance pour affronter ces monstruosités sont les chrétiens, les catholiques en particulier qui pour certains sont aussi désintéressés que les communistes mais eux mêmes sont dans une lutte intense contre cet asservissement exigé d'eux et la corruption d'une partie de leur hiérarchie. S' ils trouvent souvent les mots et les angles de combat les plus rassembleurs et les plus convaincants, la lutte pour la paix mais au-delà ce qui crée l'inhumanité ne saurait se passer de la lutte commune entre communistes et croyants. Mais il y a quelque chose dont je me méfie et qui a toujours créé un recul en particulier en Amérique latine et au Venezuela c'est quelque chose qui existe dans la prière quand elle aliène totalement la liberté et sert mon adversaire dans sa puissance, je refuse mon propre avenir et je dis "vous qui voyez ma souffrance, je m'en remets totalement à vous." c'est comme si j'étais un lapereau ébloui par des phares d'une voiture". La souffrance en question est non seulement incapacité à changer, identité figée mais aussi manière pour la classe dominante de s'assurer l'esclavage, le don de soi et des corps. Il y a dans la manifestation de cette religiosité un abandon qui caractérise les sectes, les évangélistes, et je suis sure que les chrétiens ou les croyants avec qui j'ai envie de me battre au nom de l'humanité s'en méfient autant que moi. C'est ce que j'ai ressenti, ce danger mais aussi ce combat au Venezuela et dont on sait par expérience à quel point cette acceptation a été et reste ouverte à toutes les corruptions de classe. A cette conception de la prière de quelque religion que ce soit, je réponds toujours par l'attitude de Spinoza : la seule prière est la connaissance. Celle-ci est pensée et action. Elle ne se contente pas de paroles et ne provoque pas la souffrance, la soulage. Elle refuse de me mettre en position de défaite.
Et de ce point de vue il va nous falloir repenser les alliances à partir je le répète des problèmes concrets sur lesquels agir et pas des "coalitions" historiquement constituées et juger de leur efficacité avant tout schéma pré-établi. En France, j'ai besoin de leviers collectifs, de classe qui unisse et ne divisent pas, c'est à ce titre que je ne vois guère que le PCF. Cela ne signifie pas que nous n'ayons pas quelques doutes sur les chevaux de retour. Pour donner un exemple concret mis en lumlière aujourd'hui, une fois de plus ignorer volontairement comme le fait l'Humanité, le journal ex-communiste, le combat du KPRF, des communistes russes, est déjà le signe du camp que l'on a choisi, mais quand comme l'invraisemblable Kamenka on ne donne la parole qu'aux forces de l'OTAN et dans la campagne électorale actuelle en Russie à la force que le parti de Poutine soutient pour empêcher que les communistes accèdent à la seconde place c'est montrer à qui on est réellement vendu, et on retrouve la même volonté de désinformer y compris sur l'UE elle-même. Je n'attends plus rien de ces gens-là. Alors quand je vois Fabien Gay, et tous les autres du secteur international reconduits alors que ceux que j'espérais au moins présents être absents, je trouve que le signal n'est pas bon. Il signifie que l'on ne peut pas compter sur l'Huma, sur la presse communiste, que tout ce que dira le secteur international n'aura pour moi aucun intérêt . C'est évident je ne pensais pas que ce qui s'est organisé sur cinquante ans serait aboli dans le contexte atlantiste dominant en France.
Mais ces gens-là ne méritent pas que j'exagère en leur accordant l'importance qu'ils perdent chaque jour, c'est dommage pour l'Humanité, sa fête et bien d'autres titres et biens. Si certains pensent qu'il faut les sauver d'eux mêmes ils ont ma bénédiction mais je n'y crois pas. Il faut construire.
C'est d'ailleurs pour cela que je ne reprendrai plus ma carte au PCF, parce que je sais qu'il y a peu de chance de mon vivant de se débarrasser de tout ce qui a été accumulé dans ce parti et dans la société française et que je ne pense pas qu'un parti soit le lieu où on s'épuise en combat interne que l'on doit réserver au débat politique public. Il faut construire l'unité.
Si j'ai cette conviction c'est parce que la réalité est là et que nous sommes dans un processus, un basculement historique et que le génie de la lampe n'y rentrera pas et que tout doit être revu à partir des tâches concrètes et de ce qu'elles exigent pour être efficace, résister à l'asservissement de la guerre imposée sous des formes hybrides. Ceux qui aujourd'hui nous invitent à des a-priori, à des stéréotypes le plus souvent fabriqués par l'adversaire et relaient toutes les campagnes de division ont toujours cette particularité de finir dans la xénophobie, les racismes, l'anticommunisme et de favoriser des formes de maccarthysme, le bien et le mal incarnés, l'univers de la croyance et pas la compréhension pour agir.
De quoi faut-il se préoccuper ?
Il y a certes des signes plus ou moins favorables, des mises en alerte et celles-ci tiennent souvent à voir non pas les discours mais ce qui va créer l'inertie, l'incapacité à agir et là-dessus je voudrais dire pour finir cet éditorial qu'il y a dans cette désignation de l'exécutif du PCF dans le contexte de ce machin qu'est l'université d'été sous la responsabilité de Roubaud Qashie et de ses pairs un signal négatif, confirmé par le maintien du secteur international en l'état mais c'esqt secondaire...
C'est surtout la présentation des responsabilités dont le vague parait fait exprès pour la désorganisation.
Je défie quiconque de savoir exactement ce qu'il a à faire à partir de ce catalogue. Non seulement pour enfin construire le parti communiste dont la France a besoin mais même pour mener une campagne électorale...
A ce propos, je vote toujours pour l'existence d'un parti communiste et de son candidat à la présidentielle, pour dire ce qui s'est esquissé au quarantième congrès je regrette simplement que ce machin (l'organigramme ) soit exprès conçu pour faire de cette perspective la chose la plus difficile qui soit à passer à l'action.
Est-ce que cela remet en cause l'orientation dessinée par le 40 e congrès, la candidature de Fabien Roussel, non mais cela crée des handicaps inutiles et des pertes de temps à l'image de cette université d'été: le pâté d'alouette, dans lequel il y a un cheval de démission, d'alignement, de prière asservie à ceux qui dominent et une alouette du parti communiste tel qu'il va devoir faire face à la réalité dans laquelle celui qui croyait au ciel et celui qui n-y croyait pas devront agir ensemble et serviront le peuple au lieu de se servir.
Comme me le disait mon compagnon : dans les situations les plus difficiles il va falloir s'oublier pour survivre…
Danielle Bleitrach
Nous, communistes, ne devons pas hésiter à œuvrer dans tous les espaces possibles pour semer les graines de la conscience de classe dans l'esprit des masses. Les travailleurs de notre temps aspirent à une solution à leur situation. Leurs luttes sont les nôtres et c'est seulement en allant à leur rencontre là où ils se trouvent que nous pourrons entreprendre le travail ardu de construction de notre mouvement révolutionnaire.
Note : Cela ne signifie pas s’allier avec les capitalistes ou les partis capitalistes. Il s’agit de s’impliquer partout où se trouvent les travailleurs, afin de construire un mouvement socialiste inclusif. L’histoire est écrite par les masses, pas par les individus. Soyez pragmatique, mais ne soyez pas opportunistes..
