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Que signifie la voie chinoise pour le monde ?

L’année 2026 marque le 105e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois (PCC). Depuis plus d’un siècle, le PCC unit et guide le peuple chinois dans l’écriture du chapitre le plus glorieux de l’histoire millénaire de la nation chinoise. La « voie chinoise », ou modernisation à la chinoise, représente pour le monde une alternative au modèle de développement occidental, articulée autour de la primauté de la stabilité, d’une approche centrée sur le peuple plutôt que sur le capital, et d’une insertion pragmatique dans la mondialisation par l’innovation verte et technologique

Publié par Danielle Bleitrach

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Source : www.globaltimes.cn


L’année 2026 marque le 105e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois (PCC). Depuis plus d’un siècle, le PCC unit et guide le peuple chinois dans l’écriture du chapitre le plus glorieux de l’histoire millénaire de la nation chinoise. Depuis l’époque où Edgar Snow a franchi les blocus pour atteindre Yan’an jusqu’à l’exploration actuelle de la modernisation chinoise qui a tracé une voie entièrement nouvelle, un nombre croissant de personnes à travers le monde s’interrogent : que signifie la voie empruntée par la Chine pour le reste de l’humanité ? Le Global Times invite des observateurs chinois et étrangers à analyser cette question. Voici le quatrième volet de cette série.


Tong Dezhi, chercheur à l’antenne de l’Université normale de Tianjin du Centre de recherche de Tianjin sur le système théorique du socialisme aux caractéristiques chinoises, souligne

qu’au cours du siècle dernier, d’innombrables patriotes et pionniers ont consacré leur vie au renouveau de la nation chinoise par la modernisation, sous l’égide du Parti communiste chinois (PCC). 

Dans cette nouvelle ère, le Parti communiste chinois (PCC) a défendu et développé le socialisme aux caractéristiques chinoises, promouvant un développement harmonieux des civilisations matérielle, politique, spirituelle, sociale et écologique. Cet effort constant a abouti à deux réalisations remarquables : une croissance économique rapide et une stabilité sociale durable, donnant naissance à une nouvelle forme de civilisation humaine : la modernisation chinoise.

Le processus mené par le PCC vers la modernisation de la Chine n’est pas seulement un parcours historique de renaissance nationale ; il revêt également une profonde signification mondiale. 

La première signification mondiale de la modernisation chinoise réside dans le fait qu’elle transcende l’« occidentalisme » et offre une nouvelle voie de développement aux autres pays en développement. Historiquement, la modernisation humaine a certes commencé dans les pays capitalistes occidentaux, mais modernisation ne signifie pas occidentalisation. Actuellement, les pays les plus avancés appartiennent majoritairement à la civilisation occidentale, mais la civilisation moderne n’est pas synonyme de civilisation occidentale. 

C’est en ce sens que la modernisation chinoise dissipe le mythe selon lequel « modernisation = occidentalisation » et présente une vision alternative de la modernisation. Avec des réussites indéniables, le chemin de la modernisation en Chine prouve qu'il n'existe pas une seule voie vers la modernité, mais plusieurs. 

La deuxième importance mondiale de la modernisation chinoise réside dans le fait qu'elle dépasse la « suprématie du capital » et adopte une approche centrée sur l'humain. Le succès de la modernisation occidentale s'explique par la recherche du profit, qui a eu un coût environnemental considérable. À l'inverse, la modernisation chinoise privilégie la coexistence harmonieuse entre l'humanité et la nature. Le changement le plus révolutionnaire de cette nouvelle forme de civilisation est qu'elle transcende la logique capitaliste au profit d'une logique centrée sur l'humain, garantissant ainsi que les fruits de la modernisation profitent équitablement à tous.

La troisième importance mondiale de la modernisation chinoise tient à son rejet du récit du « choc des civilisations », prônant plutôt les échanges et l'apprentissage mutuel entre les civilisations. Après la Guerre froide, la rhétorique du « choc des civilisations », proposée par Samuel Huntington, a exercé une influence considérable ; or, elle exagérait les différences et les conflits entre les civilisations. 

Dans ce contexte, la Chine défend les échanges et l'apprentissage mutuel, dépassant ainsi le récit du « choc des civilisations ». Au sein de l'Initiative pour une civilisation mondiale, la Chine appelle au respect de la diversité des civilisations et à l'ouverture d'esprit envers les valeurs des autres civilisations. 

À mesure que la modernisation chinoise se poursuit, son influence mondiale s'accroît. Et tandis que la Chine se rapproche du centre de la scène internationale, la portée de cette modernisation rayonnera d'autant plus.

Xulio Ríos, fondateur et conseiller émérite de l'Observatoire des politiques chinoises en Espagne, souligne que

l'année 2026 marque le 105e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois et le début du 15e plan quinquennal chinois (2026-2030). À ce tournant historique, il convient de s'interroger sur l'importance mondiale de la modernisation chinoise, qui présente de multiples dimensions transcendant les frontières nationales et en faisant l'un des phénomènes les plus pertinents de notre époque. Il ne s'agit pas seulement de la transformation économique et sociale d'un pays abritant plus d'un sixième de la population mondiale, mais aussi d'un modèle de développement éprouvé qui enrichit le débat international sur les voies possibles vers la prospérité, la stabilité et le progrès. L'

un des aspects les plus significatifs de ce processus réside dans le fait que la Chine a tracé sa propre voie vers la modernisation. Contrairement à l'idée d'un modèle unique et universel de développement, l'expérience chinoise a démontré la possibilité de tracer sa propre trajectoire, adaptée à ses conditions historiques, culturelles et politiques. 

La combinaison de réformes progressives, de planification stratégique, d'ouverture sur le monde et d'expérimentation constante a permis d'obtenir des résultats extraordinaires en quelques décennies seulement. L'éradication de l'extrême pauvreté, la construction d'une base industrielle puissante, l'amélioration des infrastructures et le développement des capacités scientifiques et technologiques du pays constituent des étapes incontestables.

Cette singularité réside non seulement dans les résultats obtenus, mais aussi dans la méthode employée. La modernisation chinoise se caractérise par une approche progressive et pragmatique, fondée sur l'apprentissage par l'expérience, l'évaluation continue des politiques publiques et une adaptation permanente à l'évolution de la situation. 

Plutôt que l'application rigide de formules préconçues, c'est la recherche de solutions efficaces aux problèmes concrets qui a prévalu. Cette capacité d'expérimentation a été l'une des clés de son succès et constitue l'une des contributions les plus originales de l'expérience chinoise à la réflexion contemporaine sur le développement.

Un autre élément fondamental est l'importance de la dimension culturelle et civilisationnelle. La modernisation chinoise n'est pas présentée comme une rupture avec sa propre tradition, mais plutôt comme une mise à jour des éléments historiques et culturels jugés essentiels pour relever les défis du XXIe siècle. Des concepts tels que l'harmonie, la recherche de l'équilibre, la centralité du bien commun et l'importance de la stabilité ont influencé la définition des priorités stratégiques du pays. Ce recours à sa propre tradition confère au modèle chinois un profil unique et renforce l'idée que la modernisation n'implique pas nécessairement une homogénéisation culturelle.

L'affirmation d'une modernisation fondée sur ses propres caractéristiques n'implique pas nécessairement l'isolement ou la confrontation des civilisations. Au contraire, elle peut favoriser une conception plus plurielle de la modernité et enrichir le dialogue international sur les objectifs communs de l'humanité. 

À l'heure où de nombreuses sociétés s'interrogent sur les limites de certains modèles de développement, l'expérience chinoise offre des perspectives supplémentaires sur la manière de relever les défis de la croissance, des inégalités et du développement durable.

Par conséquent, la modernisation chinoise peut être interprétée comme une contribution d'envergure mondiale. Sa principale valeur ne réside pas dans la fourniture d'une recette exportable ou d'un modèle reproductible mécaniquement dans d'autres contextes. Chaque pays a ses propres conditions historiques, institutionnelles et culturelles. Cependant, l'expérience chinoise démontre que des alternatives existent et que le développement peut suivre des trajectoires diverses. En ce sens, elle élargit la gamme d'options dont disposent les pays qui recherchent des moyens efficaces d'améliorer le bien-être de leurs populations.

En d'autres termes, ce n'est pas seulement l'avenir de la Chine qui est évalué, mais aussi la crédibilité d'une modernisation non occidentale au cœur du XXIe siècle. La Chine met à l'épreuve la viabilité d'une alternative de modernisation pour les pays du Sud. C'est pourquoi elle constitue l'un des plus grands laboratoires politiques, économiques et sociaux de notre époque. Son évolution future contribuera à définir non seulement la place de la Chine dans le monde, mais aussi l'étendue des voies possibles pour parvenir au développement, à la prospérité et à la durabilité au XXIe siècle.

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