Lavrov a sobrement déclaré devant l’attaque de Moscou cette nuit par des drones, qu’on ne répondait pas avec des mots dans ce cas. Poutine ne fait pas beaucoup de commentaires mais explique calmement qu’il n’est pas en guerre avec l’UE mais si Macron et les autres Merz Keimer, Ursula Von der leyen, Tusk entre autres tiennent à faire la guerre, les Russes sont prêts. Ils ont prétendu défendre un petit peuple agressé en feignant d’ignorer l’avancée de l’OTAN et la Russophobie manifeste du régime issu d’un coup d’Etat et qui s’est attaqué au Donbass. Les négociations qu’il s’agisse de celles de Minsk ou en Turquie n’ont pas été respectées parce que l’UE et les Britanniques les ont fait capoter en incitant les Ukrainiens à poursuivre. Depuis ce moment l’Ukraine ne tient que parce les Etats-Unis et l’UE ont financé la défense y compris l’appel au mercenariat. Mais quand l’Ukraine en est à frapper Moscou, en demandant toujours à l’Occident d’assumer les frais, il y a là une différence et le choix clair d’affronter une puissance nucléaire sur son territoire. Ce qui a pu être masqué mais se révèle aujourd’hui.
Le choix de frapper la Russie très loin à l’intérieur de son territoire est celui de Zelznski et son entourage. Il y a eu l’assassinat du général russe Igor Kirillov à Moscou, un haut responsable militaire russe tué par une bombe dissimulée dans une trottinette électrique. Il y a aussi eu des attaques ciblées contre des responsables prorusses dans les territoires occupés, comme Mikhail Filiponenko, tué dans l’explosion de sa voiture. À cela s’ajoutent les frappes de drones contre des raffineries, des dépôts de carburant, des pipelines et des installations énergétiques russes, parfois à des centaines de kilomètres du front. L’Ukraine a même mené une incursion directe dans la région russe de Koursk, montrant qu’elle pouvait porter la guerre sur le sol russe et ne plus seulement attendre les missiles de Moscou.
Au fur et à mesure que nous disons cela certains supporters ukrainiens qui n’ont jamais voulu voir la nature du régime se frottent les mains. Pourtant il y a là une donnée nouvelle. Quand l’Ukraine attaque, sabote, élimine des responsables russes et frappe des infrastructures stratégiques, elle continue de compter massivement sur l’aide occidentale pour tenir militairement, financièrement et diplomatiquement. Les armes, les systèmes antiaériens, l’argent, les renseignements, la pression diplomatique, tout cela vient en grande partie des États-Unis, de l’Europe et des alliés occidentaux.
Comme le leur disent les Russes et Poutine en tête : jusqu’où les Occidentaux sont-ils prêts à accompagner une guerre qui ne se limite plus à défendre le territoire ukrainien, mais qui s’étend désormais de plus en plus à l’intérieur même de la Russie? Parce qu’à force de frapper la Russie tout en demandant à l’Occident de fournir les moyens de continuer, l’Ukraine place ses alliés dans une position très délicate. Ce n’est plus seulement une guerre de résistance. C’est devenu une guerre d’usure, de drones, de sabotages, d’assassinats ciblés et de calculs géopolitiques. Et dans cette guerre-là, personne ne peut faire semblant de ne pas comprendre les risques.
Soutenir un pays agressé est une chose. Être entraîné progressivement dans une confrontation directe avec une puissance nucléaire en est une autre.Ceux qui ne comprennent rien disent que la Russie n’arrive pas vaincre l’Ukraine, alors que la Russie ne combat pas l’Ukraine mais tout l’occident réuni.
Faire défiler les régiments ukrainiens le 14 juillet mêlés à l’armée française outre le profil très particulier de ces régiments fait partie de ce qui est une inutile provocation dans une situation dans laquelle il a été cherché à entraîner Trump à Versailles mais dans laquelle il est resté sur la réserve. (note et traduction d’Histoireetsociete)

𝗣𝗼𝘂𝘁𝗶𝗻𝗲 : «𝗟𝗮 𝗥𝘂𝘀𝘀𝗶𝗲 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗳𝗮𝗰𝗲, 𝗽𝗿𝗲𝘀𝗾𝘂𝗲 𝘀𝗲𝘂𝗹𝗲, 𝗮̀ 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝗹’𝗢𝗰𝗰𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗲𝗰𝘁𝗶𝗳 𝗿𝗲𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲́ 𝗽𝗮𝗿 𝗹’𝗢𝗧𝗔𝗡»
Vladimir Poutine a placé l’OTAN et l’Occident au cœur de son message du 12 juin. Devant des militaires reçus au Kremlin, il a défendu la position de Moscou, insisté sur l’unité du peuple russe et affirmé qu’aucune tentative visant à infliger une défaite stratégique à la Russie ne pourrait aboutir malgré les pressions occidentales.
Vladimir Poutine a reçu, le 12 juin au Kremlin, des militaires russes ayant participé à l’opération spéciale. Devant eux, le président a placé la confrontation actuelle dans un cadre clair : «La Russie fait face, pratiquement seule, à tout l’Occident collectif sous la forme de l’OTAN». Une formule qui vise directement l’Alliance nord-atlantique et souligne l’ampleur du rapport de force.
Dans la même ligne, Vladimir Poutine a rejeté l’idée selon laquelle Moscou porterait la responsabilité du conflit. Il a affirmé que «ce n’est pas la Russie qui a déclenché la guerre», rappelant que la crise a commencé avec les actions militaires de Kiev contre le Donbass en 2014. Le chef de l’État a souligné que Moscou avait «persuadé pendant huit ans» Kiev de régler pacifiquement la question de cette région, où vivent des populations russes et russophones.
Le Donbass et l’échec de la voie pacifique
Le président russe a ensuite accusé l’Occident d’avoir utilisé les accords de Minsk pour donner au régime de Kiev le temps de se réarmer. La Russie a attendu pendant huit ans une solution négociée, avant de constater que cette voie ne menait à aucun résultat. Moscou a alors dû défendre ses intérêts et les habitants du Donbass par d’autres moyens.
Vladimir Poutine a insisté sur la solidité intérieure du pays. Il a déclaré que personne n’avait jamais réussi à infliger une défaite stratégique à la Russie, et que cela n’arriverait jamais. Le président a résumé cette idée par une formule directe : «Personne d’autre que nous n’a besoin de la Russie». Il a ajouté que seul le peuple russe était capable de protéger, renforcer et développer le pays.
Une réponse russe appelée à se renforcer
Poutine a également reconnu le haut niveau technologique, scientifique et économique des pays de l’OTAN. Il a estimé qu’il fallait leur «rendre hommage» sur ce point. Mais il a aussi souligné que ces mêmes pays avaient désormais compris qu’il était impossible de vaincre la Russie.
Le président russe a également affirmé que certains États entrés dans l’OTAN après 2022 l’avaient fait dans l’espoir d’obtenir une «part du gâteau» en cas de défaite russe. À ses yeux, l’Occident s’est précipité en annonçant vouloir infliger une défaite stratégique à Moscou, en sous-estimant la capacité de résistance de la Russie.
Sur le plan économique, Poutine a reconnu que les frappes ukrainiennes causaient quelques dégâts, tout en soulignant la capacité de rétablissement rapide du pays. Il a affirmé que «tout se rétablit rapidement» et que l’adversaire ne pourrait pas créer de problèmes sérieux à l’économie russe. Il a aussi indiqué que Moscou renforcerait sa défense antiaérienne et augmenterait ses frappes de réponse afin de dissuader les attaques ukrainiennes contre des objectifs civils russes.
Enfin, le président russe a replacé cette confrontation dans une perspective historique. Il a rappelé que les ennemis et adversaires de la Russie s’étaient déjà unis contre elle par le passé, notamment à l’époque de Napoléon et d’Hitler. Pour Vladimir Poutine, la réponse reste aujourd’hui la même : l’unité d’un peuple multinational, capable de défendre seul son pays face aux pressions extérieures.
source : RT France
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