Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Poutine commémore le 82e anniversaire de la libération de Leningrad du siège nazi

quelques chiffres sur le siège de Léningrad
125 grammes de pain pour les non-travailleurs et les enfants et 250 pour les travailleurs. Ce pain de mauvaise qualité est infâme : il contient moins de 40% de farine, le reste est une mixture composée de malt et de sciure. La population souffre dramatiquement de la faim durant l’hiver 1941-1942. Il y a eu 2015 arrestations pour cannibalisme vol de chair humaine sur les cadavres. Et dans le même temps c’est cet orchestre jouant l’hymne de Chostakotvitch le pire et le plus sublime coexistant. Avec la faim, c’est le froid qui est particulièrement meurtrier. L’hiver 1941 est glacial: les températures descendent à -38°Celsius à Leningrad. La population a des difficultés à se chauffer: elle brûle tout ce qu’elle peut -déclenchant parfois des incendies ; de temps en temps au pris d’actes héroïque le blocus est brisé mais la quantité est toujours insuffisante ! lorsque le lac est gelé et la glace suffisamment épaisse il devient une route de ravitaillement. Mais aussi une voie d’évacuation pour des milliers de civils, principalement des enfants -majoritairement orphelins. On l’appelle « la route de la vie ». Mais elle peut tout bien aussi être dénommée « la route de la mort » avec ses 160 km de danger. En effet la glace cède sous le poids des camions et la Luftwaffe (armée de l’air allemande) qui contrôle le ciel, frappe les camions. Au printemps les bateaux prennent le relais mais leur capacité est plus petite et la route est plus longue. 872 jours de blocus L’offensive « Leningrad-Novgorod » des troupes de l’Armée rouge est lancée le 14 janvier 1944. Les troupes des généraux de l’Armée rouge Leonid Govorov et de Kirill Meretskov font la jonction le 25 janvier, désenclavant Leningrad. La Wehrmacht bat en retraite. Et deux jours plus tard Leningrad est officiellement libérée. C’est la fin de 872 jours de blocus – l’un des plus long de l’époque moderne pour une ville aux moments des faits. On estime à environ 1 million de morts, les pertes pendant l’ensemble de la durée du siège. La faim et le froid sont les principales causes de mortalité des Leningradois, devant les bombardements. Dans les deux premiers mois de 1942, 96.000 civils trouvent la mort. À la fin du blocus il ne reste plus que 600.000 personnes dans la ville martyre. En 1965 Leningrad, la ville natale de Poutine reçoit le titre de ville-héros de l’U.R.S.S. Son père qui est resté boiteux est un héros du siège, il est resté toute une nuit dans le lac gelé et il a sorti la mère de Poutine du char qui récoltait les cadavres de la nuit, son frère est mort. Poutine qui est l’enfant de ce père-là et d’un grand père cuisinier de Staline a vécu une enfance très dure mais ce n’est pas le voyou que l’on dépeint, il aime les études et rêve de devenir un héros de sa patrie, simplement comme beaucoup de jeunes russes il a vécu la guerre dans toutes ses conséquences y compris des années après. Ne pas oublier que le siège de Léningrad a été entamé par les Finlandais déjà allié du Reich. Poutine a le siège dans son ADN et les pays Baltes ceux qui haissent les russes ont l’autre côté du siège celui d’Hitler, à commencer par Kaja Kallas, notre ministre des affaires étrangères de l’UE. (note de danielle Bleitrach)

Amérique latine et Caraïbes

Hier nous avons publié le texte d’Alexandre Douguine, ce conservateur russe, et bien sûr il s’est trouvé une belle âme pseudo pacifiste pour le traiter de belliciste alors que ce dernier ne fait que dire la réalité de ce contre quoi nous mettent en garde les Russes et ils ont parfaitement raison : les bellicistes ce sont nos « chefs », ceux qui depuis des décennies voire des siècles n’ont cessé d’imposer à la planète ces guerres, ces massacres de masse. Aujourd’hui ils continuent à nous duper en nous faisant TOUS accepter cette guerre qui devient impossible à éviter. Alors que nous disent les Russes y compris Poutine quand il célèbre le martyre de Leningrad, celui de son père et de sa mère durant le siège: « vous avez oublié ce qu’est la guerre et vous acceptez TOUS à votre manière d’aller vers elle! » et ce faisant une fois de plus comme avec Napoléon ou Hitler vous nous y obligez mais celle-ci sera nucléaire. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Le président a rendu hommage aux 42 000 civils de Leningrad morts de froid, de faim, de maladie et sous les bombardements, ainsi qu’aux 70 000 militaires soviétiques qui ont participé à la libération de la ville.

rouges

Vladimir Poutine a présidé la commémoration du 82e anniversaire de la libération de Leningrad, rappelant les plus de 870 jours de siège nazi qui ont entraîné la mort de plus de 1,1 million de personnes pendant la Seconde Guerre mondiale. Photo : EFE


27 janvier 2026

Le président russe Vladimir Poutine a commémoré mardi 27 janvier le 82e anniversaire de la libération de Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg) du blocus imposé par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le chef de l’État russe a déposé des fleurs rouges au pied du monument du cimetière mémorial de Piskariov, dédié aux soldats libérateurs tombés au combat et aux habitants morts pendant le siège.

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Le cimetière abrite les fosses communes où reposent les dépouilles de 420 000 civils de Leningrad morts de froid, de faim, de maladie et sous les bombardements, ainsi que celles de 70 000 soldats soviétiques ayant participé à la libération de la ville. Le 27 janvier 1944, les forces soviétiques mirent fin à plus de 870 jours de siège, durant lesquels, selon les chiffres officiels, plus de 1,1 million de personnes périrent.

Le siège de Leningrad fut l’un des épisodes les plus longs et les plus dévastateurs de la Seconde Guerre mondiale, isolant complètement la ville et épuisant ses réserves alimentaires. Les rations officielles furent réduites à leur plus simple expression, tandis que les températures extrêmes, dues aux pénuries de carburant et d’électricité, aggravaient la crise sanitaire.

Le lac Ladoga devint la seule voie d’approvisionnement durant l’hiver, surnommée la « Route de la Vie », utilisée pour transporter de la nourriture et évacuer les civils sous les bombardements constants.

Lundi, l’ambassade de Russie en Allemagne a exhorté le gouvernement allemand à reconnaître officiellement le siège de Leningrad comme un génocide nazi contre les peuples de l’Union soviétiqueLa mission diplomatique a qualifié le siège de « crime sans précédent dans l’histoire en raison de sa cruauté », invoquant sa qualification juridique internationale.

Malgré les conditions extrêmes, les habitants de Leningrad ont maintenu les activités essentielles pendant le blocus : travail en usine, nettoyage des rues et maintien de la production de guerre. Les journaux intimes qui nous sont parvenus témoignent de leurs souffrances quotidiennes : des enfants qui ont perdu leurs parents, des mères qui comptent les jours sans manger et des personnes âgées qui écrivent des adieux silencieux.

La libération de janvier 1944 survint après une offensive décisive de l’Armée rouge, qui trouva une ville en ruines, mais dont la population résista jusqu’au bout. Aujourd’hui, à Saint-Pétersbourg, cet anniversaire est commémoré comme un acte de mémoire collective : les noms des morts sont lus à haute voix et les témoignages des survivants sont conservés.

La commémoration de ce 27 janvier renforce l’importance historique de la levée du siège, rappelant à la fois le sacrifice militaire et la résistance civile face à l’un des épisodes les plus sanglants de la guerre en Europe.

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