Voici encore deux textes parmi d’autres pour illustrer le Zugzwang., ils nous ramènent au fond le mouvement du capital par rapport à la politique des USA et de son emprise sur la France, sur sa gouvernance, sur la vie quotidienne du peuple et sur ce que nous en percevons. Le contexte évènementiel de la guerre sont ces élections municipales, les errances géopolitiques de Macron sont symptomatiques de l’état de la France sous censure militaire, engendrant le maximum d’illusions dont peut témoigner le landernau politicomédiatique et la tentative à la base des communistes d’utiliser « la fissure » qui se crée dans ces pitreries pour exprimer la lutte des classes, comme l’a montré Franck à propos de Vitry et que je tente de l’exprimer en commentant dans cette video nos deux livres. Comment nous faisons appel à ce que la censure nous interdit de comprendre et que disent pourtant les capitalistes, ceux qui prétendent éclairer les jeux boursiers dont voici deux exemples.
Dans le premier article, cette société d’investissement s’interroge sur les conditions dans lesquelles il est possible de reprendre pied dans la réalité dans le grand bidouillage du marché. A savoir le choix gaullien de l’or contre le dollar, c’est la réalité des boursicoteurs. La guerre qui se livre en Iran avec ses performances, l’assassinat à distance grâce à l’IA des dirigeants, autre théâtre de la toute puissance, révèle les tensions entre le crédit apparemment illimité du maître jusqu’ici du contrôle des routes du pétrole et la réalité de l’offre pétrolière dans des conditions de transformations des forces productives et la présence d’une alternative multipolaire. La toute puissance dont nous subissons la férule depuis une centaine d’années vacille et se heurte à une résistance inconnue qui a encore les allures de David contre Goliath, mais en sous main c’est le thème d’aujourd’hui la réalité est tout autre. Réalité de la bourse et de l’inflation, parce que la planche à billet du dollar a atteint le point de non retour pour un grand nombre de pays qui ne répondent plus aux appels à coalition type la guerre du Golfe, ceux qui paraissent domptés sont en situation d’équilibre fragile y compris le coeur du système à savoir les alliés de l’eurasie et les Etats-Unis eux mêmes alors que le contrôle du pétrole,
l’hégemon, les Etats-Unis dans leur guerre qui se voudrait comme d’habitude une expédition punitive et qui s’avère prendre une ampleur pourtant prévisible mais dont il ont cru pouvoir maitriser les effets comme dans la guerre du Golfe, l’armada, le bras armé du capital exige comme dans le second article à nouveau des sommes colossales qu’il n’est plus sur d’obtenir.
Quel enseignement est-il possible d’en tirer pour nous qui refusons la guerre et d’en faire les frais ?
Par rapport à cet ébranlement planétaire, nous sommes grotesques avec nos jeux débiles, nos divisions stupides de petits chefs mitterrandiens, nos enjeux braillards et vains, la peur de nos ombres et de notre histoire et les censures, nos macronismes, pourquoi un tel manque de sérieux? Parce que l’on nous a « désorientés » et ne sommes nous pas convaincus qu’il existe éternelle et invaincue l’Amérique, ses communautarismes, sa « démocratie » de pacotille, son théâtre hollywoodien tout son cirque et notre propre système. Sommes nous sortis de la défaite de l’effondrement de l’URSS avec son corollaire le communisme dictature inefficace. Nous jouons à des jeux politiciens à l’intérieur de cette illusion alors que la réalité est déjà là d’une alternative dans laquelle le leader est la Chine communiste, et c’est une nouvelle étape un monde où l’hégémon ne cesse de perdre, n’a plus de stratégie, une classe dominante divisée, incapable de gérer les peuples. Dans un tel contexte la lutte des classes joue le rôle déterminant et la guerre devient plus que jamais « la grande accoucheuse ».
C’est ce que nous tentons de dire dans ce blog, dans nos deux livres, dans cette video. Dans les années quatre vingt, nous les tenants de la souveraineté populaire nous fumes emportés par la vague qui avait convaincu le monde de la victoire éternelle de l’hypercapitalisme sous sa forme libertaire et ses parodies électorales mais aujourd’hui, peu de temps après même si ma vie y a passé, voici le père Ubu au rendez-vous de ses limites et tous les coups qu’il joue dans cette guerre entre la planche à billet et les réserves d’énergie sont susceptibles de se retourner contre lui. Sera-t-il encore en situation de nous faire payer la note puisque nos « élites politico-médiatiques » semblent décidées à ne pas le contredire? Ou la France se réveillera-t-elle et repoussera-t-elle le régime de censure militaire qui a été institué jusque dans ce qui fut l’ultime bastion de la lutte des classes? IL y eut d’autres temps et ils reviendront. par pitié faites vite je ne voudrais pas mourir sans voir ce moment… (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

rédigé par Bill Bonner 19 mars 2026
Le crédit peut être créé à l’infini, le pétrole non. De cette tension naît une dynamique décisive : entre illusion financière et contraintes physiques, l’économie mondiale avance sur une ligne de crête, exposée aux excès de la dette comme aux chocs énergétiques.
« Quel message envoyons-nous au reste du monde ? Que nous sommes une bande d’imbéciles — que nous avons déclenché une guerre que nous ne pouvons pas gagner. » — John Mearsheimer, professeur à l’université de Chicago
Notre point de départ aujourd’hui repose sur l’intuition de Tom Dyson : le pétrole joue pour l’économie réelle le même rôle que le crédit pour Wall Street. Autrement dit, les deux évoluent de concert.
Au milieu du fracas et des bouleversements, il devient difficile de garder le regard fixé sur l’essentiel – c’est-à-dire sur la tendance de fond. Les prix fluctuent sans cesse, d’un jour à l’autre, d’un mois à l’autre. Les opinions, elles aussi, varient à l’infini. Pourtant, seule la dynamique à long terme détermine véritablement si l’on s’enrichit… ou si l’on s’appauvrit.
Sommes-nous engagés dans un marché haussier ou baissier ? Notre niveau de vie progresse-t-il ou recule-t-il ? Nous dirigeons-nous vers la paix ou vers la guerre, vers davantage de liberté ou vers une forme de servitude ? Faut-il rester positionné sur le pétrole et l’or, ou est-il temps de réorienter ses choix ?
Jusqu’à présent, notre pari sur l’or s’est avéré judicieux. Au début du siècle, il fallait 40 onces d’or pour acquérir l’ensemble des valeurs du Dow Jones. Aujourd’hui, dix onces suffisent pour acheter ces mêmes trente titres.
Cette tendance peut-elle se prolonger encore vingt-cinq ans ? C’est possible, mais rien n’est jamais certain.
Rappelons une évidence : deux forces suffisent à précipiter la chute d’un empire – l’endettement et la guerre. Sur ces deux fronts, l’équipe Trump avance avec détermination, contribuant, d’une certaine manière, à accélérer un processus déjà à l’œuvre.
Voici les dernières informations, rapportées par Fortune :
« La crise de la dette américaine – désormais supérieure à 38 000 milliards de dollars – est déjà une réalité. Le moment des comptes approche.
Les États-Unis supportent aujourd’hui une dette nationale colossale. Les intérêts versés chaque année dépassent désormais les dépenses militaires. Par ailleurs, les principaux fonds de la Sécurité sociale et de Medicare devraient devenir insolvables dans les sept ans, ce qui impliquera soit une baisse automatique des prestations, soit un recours accru au déficit pour maintenir ces programmes. Et ces tensions ne feront que s’accentuer avec le vieillissement démographique, la hausse des dépenses de santé et le ralentissement de la croissance. »
Dans ce contexte, la guerre actuelle avec l’Iran ne fait qu’aggraver la situation. Elle représente d’abord un coût direct (environ 11 milliards de dollars par semaine), mais elle fait aussi peser un risque majeur de désorganisation sur l’économie mondiale.
Dès lors, deux hypothèses se dessinent : soit l’équipe Trump poursuit une stratégie implicite, fondée sur des effets indirects de long terme, soit elle agit avec une étonnante imprévoyance. Après la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, Trump a déclaré : « Personne ne s’y attendait. Nous avons été choqués. Ils ont riposté. »
Oui, ce fut un véritable coup de théâtre… sorti de nulle part… comme l’aube ou une faillite – personne ne pouvait le prévoir. Personne. Mais désormais que les faits sont là, une question s’impose : quelles en seront les conséquences ?
Nous avons vu ce que provoque une hausse brutale et soudaine des taux d’intérêt (c’est-à-dire de la disponibilité du crédit) : les entreprises se replient, les employés sont licenciés, la consommation recule et la croissance du PIB bascule du positif au négatif – autrement dit, une récession qui peut facilement se transformer en dépression si le robinet du crédit reste fermé trop longtemps.
Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Le crédit excessif, non adossé à une épargne réelle, doit disparaître d’une manière ou d’une autre. En général, il s’évapore à travers la hausse des prix pour les consommateurs et des cycles d’expansion et de krach pour les investisseurs.
Le pétrole fonctionne-t-il de la même manière ? Pas exactement. Le pétrole obéit-il à la même logique ? Pas tout à fait.
Un excès de crédit artificiel est aussi dangereux, sinon plus, qu’une pénurie. L’argent facile encourage les décisions imprudentes. Et si ce crédit peut être créé de toutes pièces, les ressources qu’il mobilise, elles, sont bien tangibles. Le pétrole, la main-d’œuvre qualifiée ou les matières premières exigent du temps, des investissements et une organisation rigoureuse. Et une fois consommées, ces ressources disparaissent définitivement. Une journée de travail perdue ne se rattrape pas.
C’est ainsi que le crédit artificiel érode la richesse réelle. Dans l’économie productive, il finance des projets dépourvus de rentabilité. Sur les marchés financiers, il alimente des paris spéculatifs : crypto-monnaies, jetons, Nvidia, intelligence artificielle… Autant d’investissements dont les promesses restent incertaines.
Ce même crédit artificiel permet aux autorités fédérales de dilapider des sommes colossales. Elles mobilisent une épargne qui n’a jamais été constituée – ni gagnée, ni épargnée, ni taxée – pour financer une bureaucratie inefficace, des transferts douteux et des conflits inutiles. De ce point de vue, la guerre en Iran n’est qu’une manifestation supplémentaire de ce processus de destruction de richesse.
L’attaque contre l’Iran revient ainsi à allumer la mèche des deux côtés à la fois : elle affaiblit les fondements économiques de l’empire tout en l’entraînant dans des conflits stériles – le tout financé par du crédit fictif.
Mais contrairement au crédit, il n’existe pas de « pétrole fictif ». Et c’est précisément là que réside le levier, fragile mais déterminant, dont disposent aujourd’hui les mollahs sur l’économie mondiale. Le système monétaire américain peut créer du crédit à volonté – et même au-delà – mais il ne peut accroître facilement l’offre mondiale de pétrole.
Où tout cela nous mènera exactement, nous l’ignorons. Nous préférons donc rester en mode de sécurité maximale, jusqu’à ce que la situation se stabilise.
Le Pentagone réclame plus de 200 milliards de dollars pour financer la guerre contre l’Iran menée par Trump.
Alors que des milliers de soldats supplémentaires pourraient être déployés, les premières réactions laissent penser que les votes nécessaires à l’adoption de ce financement pourraient ne pas être réunis.
par Jake Johnson19 mars 2026

Le Pentagone souhaiterait que le Congrès approuve un financement supplémentaire de plus de 200 milliards de dollars pour la guerre non autorisée et profondément impopulaire menée par le président américain Donald Trump contre l’Iran, alors que l’administration envisage de déployer des milliers de soldats supplémentaires au Moyen-Orient, ce qui laisse présager un conflit prolongé et une possible invasion terrestre.
Le Washington Post a rapporté mercredi soir que le Pentagone a demandé à la Maison Blanche d’approuver une demande de financement supplémentaire, alors que le coût financier et humain de la guerre en Iran explose. Le montant de 200 milliards de dollars, qui a immédiatement suscité une vive réaction et des promesses d’opposition de la part de plusieurs élus démocrates, est quatre fois supérieur à celui qui circulait ces derniers jours comme étant la demande supplémentaire probable du département.
« C’est tout simplement inacceptable », a déclaré le sénateur Chris Van Hollen (démocrate du Maryland) en réaction à l’article du Washington Post. « Le meilleur moyen de mettre fin à cette guerre, de protéger nos troupes, de sauver des vies civiles et de contenir une administration hors-la-loi, c’est de couper les vivres. Je dis non catégoriquement. »
Le sénateur Ruben Gallego (D-Ariz.) a écrit sur les réseaux sociaux que « au plus fort des combats, la guerre en Irak coûtait environ 140 milliards de dollars par an ».
« Si le Pentagone demande 200 milliards de dollars, il demande une guerre de longue durée », a ajouté Gallego. « La réponse est un non catégorique. »
Tout plan de financement nécessiterait 60 voix pour être adopté par le Sénat américain , ce qui impliquerait le soutien de certains démocrates. À l’heure où nous écrivons ces lignes, ni le chef de la minorité sénatoriale, Chuck Schumer (démocrate de New York), ni le chef de la minorité à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries (démocrate de New York), n’ont réagi aux informations faisant état de la demande du Pentagone.
Le Washington Post a rapporté mercredi qu’« on ne sait toujours pas dans quelle mesure la Maison Blanche demandera finalement l’approbation des membres du Congrès » et que « certains responsables de la Maison Blanche ne pensent pas que la demande du Pentagone ait une chance réaliste d’être approuvée par le Congrès ».
Avant le début de l’offensive contre l’Iran, Trump a réclamé un budget militaire américain de 1 500 milliards de dollars pour l’exercice fiscal à venir, même après l’échec du Pentagone à son huitième audit consécutif .
La demande du Pentagone de 200 milliards de dollars pour financer la guerre contre l’Iran intervient après que des enquêteurs américains ont déterminé que les forces américaines étaient responsables du bombardement — le premier jour de la guerre — d’une école primaire iranienne qui a tué environ 175 personnes, principalement de jeunes enfants .
L’annonce de la demande de financement du Pentagone intervient alors que Reuters rapporte que l’ administration Trump « envisage de déployer des milliers de soldats américains pour renforcer son opération au Moyen-Orient, tandis que l’armée américaine se prépare aux prochaines étapes possibles de sa campagne contre l’Iran ».
« Ces déploiements pourraient offrir à Trump davantage d’options alors qu’il envisage d’étendre les opérations américaines, la guerre contre l’Iran entrant dans sa troisième semaine », a rapporté Reuters. « Parmi ces options figure la sécurisation du passage des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, une mission qui serait principalement menée par les forces aériennes et navales », ont indiqué les sources. « Mais sécuriser le détroit pourrait également impliquer le déploiement de troupes américaines sur le littoral iranien », ont précisé quatre sources, dont deux responsables américains.
« L’administration Trump a également évoqué la possibilité d’envoyer des troupes au sol sur l’île iranienne de Kharg, plaque tournante pour 90 % des exportations de pétrole iraniennes », a ajouté Reuters. « Un responsable a déclaré qu’une telle opération serait très risquée. L’Iran a la capacité d’atteindre l’île avec des missiles et des drones. »
Dylan Williams, vice-président chargé des affaires gouvernementales au Centre pour la politique internationale, a déclaré mercredi que « nous assistons en temps réel à l’enlisement de la guerre contre l’Iran ».
« Demander aux contribuables américains de dépenser 50 milliards de dollars pour une guerre que Trump prétend que nous avons déjà gagnée était déjà scandaleux », a déclaré Williams. « Quadrupler cette somme en une semaine témoigne d’une incompréhension totale de la situation dans laquelle il nous a entraînés. »
La journaliste de politique étrangère Laura Rozen, auteure de la lettre d’information diplomatique Just Security, a écrit mercredi que « Trump s’est lancé dans ce qu’il pensait être une simple « excursion » de quelques jours, comme il l’appelle, peut-être un Venezuela 2.0. »
« Ce n’est pas ce qu’Israël avait en tête, l’armée a atteint toutes ses cibles », a ajouté Rozen. « Il n’a aucune idée de ce qu’il fait, ses conseillers en renseignement et autres collaborateurs ont été nommés pour ne rien lui dire qu’il ne veuille pas entendre ; aucun d’eux n’est capable d’expliquer quel est l’objectif. Les républicains du Congrès font l’autruche et parlent maintenant d’un budget supplémentaire de 200 milliards de dollars pour le Pentagone et de l’envoi potentiel de renforts terrestres. »
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a mis en avant le reportage du Washington Post sur les réseaux sociaux et a qualifié les 200 milliards de dollars de « partie émergée de l’iceberg ».
« Les Américains ordinaires peuvent remercier Benjamin Netanyahu et ses laquais au Congrès pour la taxe « Israël d’abord » d’un billion de dollars qui est sur le point de frapper l’économie américaine », a-t-il écrit.
Cet article, initialement publié par Common Dreams , est republié sous une licence Creative Commons.
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