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« Nous sommes la principale force politique en Colombie »

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Le candidat à la présidence de la coalition au pouvoir a promis une « rébellion citoyenne » contre la corruption et a annoncé un second gouvernement progressiste après avoir consolidé sa position en tant que liste ayant obtenu le plus de voix aux élections législatives du 8 mars.Le premier tour de l’élection présidentielle  aura lieu le  31 mai , date à laquelle la Colombie choisira le successeur de Gustavo Petro et le candidat progressiste qui devrait lui succéder est Cepeda, nous avons donc une contre tendance aux victoires de la droite dans un scrutin très disputé et sous surveillance on s’en doute des USA auxquels Petro n’a pas cédé. Parallèlement la droite a désigné les candidats en lice pour l’affronter.(note et traduction de danielle Bleitrach)

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Photo : EFE

« Nous sommes la principale force politique en Colombie » : Cepeda après la victoire du Pacte historique


8 mars 2026, 22h30 es 

Iván Cepeda a proclamé dimanche la victoire du Pacte historique depuis le siège de la coalition à Bogota, les résultats partiels du Sénat indiquant le plus grand nombre de voix parmi toutes les forces en lice. « Nous sommes la principale force politique en Colombie. La plus influente, et celle qui compte le plus grand nombre de représentants au Sénat comme à la Chambre », a-t-il déclaré à une foule de partisans qui ont accueilli l’annonce avec euphorie.

Le sénateur, connu internationalement pour avoir mené les recours juridiques contre l’ancien président Álvaro Uribe , a appelé à une surveillance rigoureuse du dépouillement des votes. Il a déclaré que la victoire n’appartenait pas à la coalition, mais au peuple colombien « qui a choisi de faire confiance à la voie du changement politique et social ».

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La Colombie a désigné les candidats qui affronteront Iván Cepeda lors des élections présidentielles.

L’explication de la victoire était simple : « Nous avons été fidèles au peuple. Nous avons largement respecté notre programme gouvernemental et avons toujours placé la vie, la dignité et les intérêts du peuple au premier plan. » Cepeda a présenté ce résultat comme une validation des trois grandes réformes menées par le gouvernement de Gustavo Petro durant ce mandat de quatre ans : les réformes agraire , du travail et des retraites – des thèmes que la coalition met désormais au service de la campagne présidentielle.

Le discours ne s’est pas limité à un simple bilan. Cepeda a exposé ce qu’il a décrit comme la deuxième phase du projet politique. « Avec un bloc parlementaire fort et engagé, nous entamerons une nouvelle étape de transformation. Approfondir ces changements n’est ni de l’extrémisme, ni une volonté de diviser le pays ; il s’agit simplement de le rendre plus juste, plus prospère et plus humain. » L’objectif qu’il s’est fixé porte un nom : faire de la Colombie « une puissance mondiale pour la vie ».

Le point le plus marquant fut sans doute la déclaration de guerre contre la corruption . Cepeda s’en prit à ceux qui, selon lui, « pillent les caisses de l’État » et « détournent les ressources de l’éducation , de la santé ou des victimes pour enrichir une poignée de personnes ou alimenter des réseaux criminels ». Le message était on ne peut plus clair : « Aux corrompus de ce pays : nous vous avertissons dès maintenant. Notre combat sera ferme et implacable. » Il annonça que le Pacte encouragerait « la rébellion citoyenne contre la grande corruption » et ferait de « l’austérité républicaine la norme du service public ».

Le scénario qui se dessine à partir de ce lundi est celui d’une campagne présidentielle avec au moins six candidats confirmés. Aux côtés de Cepeda – qui a remporté la primaire interne du Pacte en octobre 2025 face à Carolina Corcho – on retrouve Paloma Valencia Laserna , Claudia López Hernández et Roy Barreras Montealegre , les trois vainqueurs des primaires interpartis de dimanche. Parallèlement, Sergio Fajardo et Abelardo de la Espriella s’affronteront également au premier tour le 31 mai , complétant ainsi un paysage électoral qui promet d’être le plus disputé depuis des années.

« Ce soir, nous disons au peuple colombien que nous sommes prêts pour un second gouvernement progressiste », a conclu Cepeda. La Colombie, où le dépouillement des votes était toujours en cours au moment du discours du candidat, a quatre-vingt-trois jours pour décider s’il faut le croire.

Ce jour-là, 41 287 084 Colombiens étaient appelés aux urnes dans 125 259 bureaux de vote répartis sur 13 746 sites à travers le pays. Lors de ces élections, les citoyens devaient élire 108 sénateurs et 188 députés, soit un total de 296 parlementaires qui entreront en fonction le 20 juillet 2026.

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