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Face à Carrère d'Encausse c'est Henri Alleg qui avait raison, la preuve par l'OCS ..
Pour la rentrée, les éditions Delga republient le livre qu'Henri Alleg avait consacré à l'Asie centrale Etoile rouge et croissant vert , il m'en été confiée la préface. Avec le livre à paraître bientôt (toujours chez Delga), sur les événements de Budapest en 1956, ce sont deux longs articles en fait que j'ai choisi d'écrire pour reconstituer l'histoire de ces décennies dans lesquelles il y a eu un travail contrerévolutionnaire visant à mutiler, déformer, censurer l'histoire des communistes, celle des conquêtes et du progrès. Si Delga m'a confié cette présentation c'est que je partageais avec Henri certains moments de cette mémoire censurée: la fuite face au nazisme en tant que juif d'Europe centrale jusqu'à ce voyage en Asie centrale dans les années 80 en passant par l'Algérie des années cinquante et soixante, le refus des illusions de l'eurocommunisme, la traversée du désert de ceux qui ont refusé de trahir. Ne vous y trompez pas il ne s'agit pas seulement de mémoire, ce périple est d'une brulante actualité même s'il n'y a pas le choix d'un modèle, la conscience que ces temps là sont passés et qu'il faut en accepter les nouveaux défis. Mais c'est justement ce qui se passe aujourd'hui qui nous rend ces écrits si importants. Suivant l'adage de Napoléon Bonaparte : « Le mensonge passe, la vérité reste. », le temps joue pour nous. Il y , les doutes de plus en plus forts du citoyen français face aux propositions de l'impérialisme et de ses multiples représentants. Cela trace un chemin, un possible, nous en parlons par ailleurs. Les temps ont changé et ils ne reviendront pas, mais dénoncer les mensonges de hier, c'est contribuer à réveiller les communistes, les progressistes face à des choix très dangereux des leurres, ceux d'une régression néo-colonialiste, ceux de l'extrême-droite tortionnaire, génocidaire sous tous ses masques. Il faut refuser .cela comme ont su le faire des communistes comme Henri Alleg, si modeste et si forts. Il faut à la fois revoir la réalité du passé comme nous y incitent ces livres et concevoir les propositions réelles d'aujourd'hui telles qu'elles apparaissent dans ce sommet de l'OCS, l'organisation de coopération de Shanghai et ses prolongements et cette rencontre qui a lieu dans ce pays Kirghiz en Asie centrale qui propose de nouvelles voies d'émancipation.
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : editionsdelga.fr
Aujourd'hui une journaliste aussi inculte que la plupart de ses collègues sur le plateau de LCI, a eu un lapsus révélateur, elle a voulu faire état de ce qu'aurait dit Poutine au sommet de l'OCS et elle a dit ceci : Poutine intervenant de Russie, de Bichkek.
Non seulement cette dame n'avait strictement rien compris ou feignait de ne pas comprendre ce que Poutine répondait en particulier au dirigeant indien et aux autres membres de l'OCS mais elle ne savait pas que Bichkek était la capitale Kirghiz. et que la Kighizie avait appartenu à l'empire russe tsariste mais elle était devenue une république indépendante dans le cadre de l'URSS et officiellement n'avait plus rien de russe même si de nombreux liens continuaient comme l'avait prévue Henri Alleg économique, financier mais aussi d'amitié profonde unissait russe et Kirghiz.
Cette méconnaissance de l'Asie centrale (comme probablement du reste du monde) la rendait incapable de savoir de quel pays il s'agissait et elle nous faisait apprécier le travail scrupuleux d' un journaliste comme Henri Alleg. Cette inculture médiatique démontrait à sa manière à quel point Carrère d'Encausse qui avait eu sa carrière médiatico-académique fondée sur cette erreur s'était fourvoyée. Elle nous avait expliqué que l'URSS était un empire colonial qui était en train d'éclater parce que ses colonies d'Asie centrale avaient déclenché la fin de l'URSS. Alors qu'au contraire c'est la Russie d'Eltsine avec ses deux complices de l'époque le bielorusse et l'ukrainien, le coeur même de la Russie historique, qui avait imposé aux républiques d'Asie centrale une rupture qui avait été le plus souvent une catastrophe dans laquelle les guerres tribales et pseudo religieuses fomentées par les occidentaux avaient proliférées. Avec au centre la dynamite de la guerre d'Afghanistan et les bases américaines...
L'OCS était née de la nécessité de faire face à ce désordre, cette insécurité, ces trafics, ce "terrorisme" porté par l'Occident. Elle avait rapproché des pays que l'on pensait dans la fin de la guerre froide irréconciliable et au premier rang, la Russie et la Chine. Et encore aujourd'hui plus que jamais des nations aux systèmes sociaux divergents, choisissent d'une manière pragmatique paix et développement. Il y a une sorte de mise au rencart des idéologies au nom de la paix, de la sécurité et du développement.
Et pourtant si ce rapprochement a pu avoir lieu entre nations avec des systèmes sociaux divergents c'est parce qu'il y a eu continuité dans le prolongement de la vision de paix et d'égalité entre nations qui a été porté par l'URSS et par la Chine socialiste dirigée par un parti communiste. Même si l'image est tenace du "totalitarisme" communiste , le fait est que le regret de ce qu'a été l'URSS encore aujourd'hui ne peut être nié et explique sans doute pour une part importante les caractéristiques de ce qu'est ce monde multipolaire. Comment à partir des réalités de la mondialisation actuelle s'oppose à toutes les tentatives de régression vers la loi de la jungle néocoloniale. .
J'explique dans mon livre le zugzwang la crise qui veut que l'impérialisme occidental se mette constamment en position de défaite et qui veut que son leader les Etats-Unis un pays qui, entre 2001 et 2024, a dépensé environ 21 000 milliards de dollars américains pour son armée, soit l'équivalent des dépenses militaires des 18 pays suivants réunis (oui, 18 !). Et durant ces années, comme durant les 55 précédentes, les États-Unis n'ont jamais – jamais – remporté de guerre significative (ni même approché la victoire). cette défaite est non seulement militaire mais elle est économique, environnementale, et prend désormais de tels aspects que le mensonge paraît de plus en plus gros sans que l'on soit toujours en état de voir la vérité.
La vérité pour le citoyen français dans son état d'hébétude xénophobe et avec la mémoire de poisson rouge qu'on lui a fabriqué reste marquée par ce qui lui a été fabriqué de toute pièce sur le socialisme - interprétation qui a connu un pic dans les années 1980 avec le mitterrandisme, l'eurocommunisme pèse sur l'issue à la crise que vit le citoyen français et qui est un peu le thème d'aujourd'hui,3 septembre 2026 .
C'est en ce sens que la nécessité de nous persuader de l'échec total du socialisme dirigé par un parti communiste a été une entreprise contre laquelle bien peu on eu le courage de s'élever. Henri Alleg a été de ceux là dans son livre Etoile rouge et croissant vert et son livre est doublement d'actualité non seulement parce qu'il montre l'apport du socialisme en Asie centrale là où se réunit l'OCS et parce qu'il dénonce ce qui est la régression actuelle de l'impérialisme vers le colonialisme à la Trump et à la Macron.
Voici la quatrième de couverture ...
Des steppes du Kazakhstan aux coupoles de Samarcande, des déserts du Turkménistan aux montagnes du Tadjikistan, Henri Alleg, l’auteur de La Question, combattant de l’indépendance algérienne, parcourt au début des années 1980 cet Orient soviétique, menant obstinément son enquête : « L’Union soviétique était-elle un empire colonial ? » Car pour les commentateurs occidentaux et la soviétologie en chambre de son époque, l’affaire était entendue : « L’ancienne domination tsariste aurait simplement pris la forme d’une nouvelle oppression, soviétique cette fois. » Henri Alleg ne répondra pas à cette propagande indigente par une contre-propagande vindicative, mais en exposant simplement les faits, les chiffres, les témoignages, dressant ainsi un véritable livre blanc de l’Asie centrale soviétique.
Qu’était devenue la condition des anciens colonisés de l’Empire tsariste, naguère soumis à l’analphabétisme, à une espérance de vie dérisoire, à la famine et à la répression sanglante (1916) ? Alleg raconte comment en moins d’une génération ces républiques se sont dotées d’écoles, d’universités, d’hôpitaux, d’industries, d’une agriculture irriguée, ont engagé l’émancipation des femmes, sans que soient effacées les langues, les cultures et les mosquées.
Et le référendum de mars 1991 devait apporter, dix ans plus tard, une singulière confirmation au diagnostic de ce livre : l’Asie centrale soviétique y constitua le bloc le plus nettement favorable au maintien de ÉTOILE ROUGE ET CROISSANT VERT l’URSS, avec des scores allant de 93,7 à 97,9 % selon les républiques.
À l’heure de l’Eurasie, du monde multipolaire et des Nouvelles Routes de la soie, l’Asie centrale occupe de nouveau une position décisive entre Russie, Chine, Iran et Inde, et retrouve une singulière actualité, rendant la réédition d’Étoile rouge et Croissant vert extrêmement opportune pour saisir ce nouveau monde déjà là dans sa profondeur géohistorique.
Henri Alleg (1921-2013), journaliste communiste, directeur d’Alger républicain puis reporter à L’Humanité. Il est l’auteur de La Question, témoignage majeur dénonçant la torture pendant la guerre d’Algérie.
Préface de Danielle Bleitrach.
