Le grand perdant arabe de l’accord de paix naissant entre les États-Unis et l’Iran sera les Émirats arabes unis. Parce que le plus grand perdant est bel et bien Israël et si les Emirats ont dû se rallier aux autres pays du golfe exigeant la négociation et l’ouverture du détroit, ils s’étaient longtemps obstinés à miser sur Israël ou du moins sur le fait que ce dernier jouirait d’une protection sans faille des Etats-Unis en quittant l’Opep et ensuite en s’alignant sur les Etats-Unis et Israël contre l’Iran. Les Émirats arabes unis sont un État fédéral, créé en 1971, situé au Moyen-Orient entre le golfe Persique et le golfe d’Oman. Ils réunissent sept émirats : Abou Dabi, Ajman, Charjah, Dubaï, Fujaïrah, Ras el Khaïmah et Oumm al Qaïwaïn. La capitale fédérale est Abou Dabi, mais la plus grande ville est Dubaï. Les Émirats arabes unis comptent parmi les plus importants producteurs et exportateurs de pétrole mais celui-ci est inégalement réparti. .En 2026, les Émirats arabes unis compte 11 585 626 habitants. L’ONU estime que 89 % de la population est constituée d’immigrés . Notons que cet émirat que l’on nous a présenté comme le lieu de la modernité voire du choix de la démocratie est un régime tel qu’à côté de lui, l’Iran des Mollahs est incontestablement un Etats de droit et avec une situation des femmes comme un droit du travail incomparablement évolué (1)

L’accord de paix marque la naissance d’un nouvel ordre au Moyen-Orient. Après des décennies de sanctions, de menaces, de guerre secrète et de pressions militaires, l’Iran n’a pas cédé. Il a triomphé.
Les concessions américaines humiliantes qui seraient en discussion – le dégel des avoirs iraniens, le retrait militaire américain de la région et l’acceptation du contrôle iranien du détroit d’Ormuz – ne peuvent être perçues à travers le monde que comme la plus grande défaite militaire de l’histoire américaine.
L’Iran n’est plus seulement un acteur régional. Il devient une puissance géopolitique mondiale incontournable, aux côtés des États-Unis, de la Russie et de la Chine. Seuls les naïfs refusent encore de le voir.
Pendant des années, les Émirats arabes unis se sont alignés de plus en plus étroitement sur Washington et Israël lors de la confrontation avec l’Iran, persuadés que la suprématie militaire américaine suffirait à contenir définitivement Téhéran. Ils ont incité les Américains à attaquer et à anéantir l’Iran. Ils ont ouvertement déclaré la guerre à l’Iran lors du récent conflit. Ils sont devenus un agent et un instrument d’Israël, acceptant ouvertement la défense aérienne israélienne et recevant une visite secrète du criminel de guerre Netanyahu pendant le conflit.
Les Émirats arabes unis subiront de graves répercussions dans les années à venir en raison de leur position politique anti-iranienne.
Les petits États commerçants survivent grâce à la stabilité, la confiance et un sentiment de sécurité. Mais les investisseurs, les marchés et les capitaux mondiaux s’inquiètent lorsque l’ordre régional commence à se désagréger. Les tours étincelantes de Dubaï ne brilleront plus.
L’ancien ordre du Golfe, protégé par la puissance américaine écrasante, a pris fin.
Un nouveau Moyen-Orient est en train d’émerger, et les Émirats arabes unis découvriront que miser tout sur la puissance américaine a été la plus grande erreur stratégique de leur histoire moderne.
Les Émirats arabes unis sont un État fédéral, créé en 1971, situé au Moyen-Orient entre le golfe Persique et le golfe d’Oman. Ils réunissent sept émirats : Abou Dabi, Ajman, Charjah, Dubaï, Fujaïrah, Ras el Khaïmah et Oumm al Qaïwaïn. La capitale fédérale est Abou Dabi, mais la plus grande ville est Dubaï.Les Émirats arabes unis comptent parmi les plus importants producteurs et exportateurs de pétrole.En 2026, les Émirats arabes unis compte 11 585 626 habitants. L’ONU estime que 89 % de la population est constituée d’immigrés(1) . Les principales réserves gazières et pétrolières se situent dans l’émirat d’Abou Dabi, déjà membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole avant la création de la fédération. Les sept émirats ne sont pas égaux entre eux en ce qui concerne les ressources pétrolières. L’émirat de Dubaï s’est tourné depuis quelques années vers de nouvelles ressources telles que les ports francs (1985), les nouvelles technologies mais surtout le tourisme de luxe. La ville de Dubaï est d’ailleurs devenue la capitale économique de la fédération.
((1) La peine de mort est en vigueur et peut sanctionner : homicide, viol, haute trahison, terrorisme, vol aggravé, apostasie, adultère, homosexualité et trafic de drogue. Les méthodes d’exécution sont la fusillade et la lapidation. La torture est courante dans les pénitenciers et les commissariats. La situation des droits de l’homme est préoccupante à Dubai et dans les autres Emirats où les normes politiques sont spécifiques. Les travailleurs migrants sont victimes de mauvais traitements et vivent dans des logements de mauvaise qualité. Les conditions de travail sont particulièrement défavorables. Il n’y a ni syndicats ni droit de grève. Beaucoup de travailleurs voient leur passeport confisqué afin de les empêcher de quitter la ville avant le terme des chantiers sur lesquels ils sont engagés. Durant la construction du Burj Khalifa, les conditions de travail particulièrement difficiles pour les ouvriers. Les résidents ou les visiteurs ne sont pas autorisés à critiquer la famille royale ou le gouvernement, ni à parler de religion en dehors d’un lieu religieux. Certains citoyens sont punis et leur citoyenneté est révoquée. Les familles des détenus politiques sont également ciblées par des mesures de représailles, longtemps les émirats ont subi l’influence des frères mussulmans mais l’adhésion totale aux USA, le retournement vers Israël ont créé les conditions de la répression. Ces personnes sont notamment victimes de restrictions à l’emploi, à l’enseignement supérieur, et ne peuvent pas nécessairement renouveler leurs documents d’identité. L’ONG américaine Human Rights Watch indique que les autorités lancent en 2011 une « campagne soutenue contre la liberté d’expression et la liberté d’association. » Selon elle, « les autorités émiriennes, dans leur détermination à écraser toute opposition, ont permis à leur appareil sécuritaire d’utiliser leur pouvoir quasi-incontrôlé pour sanctionner les familles de militants, détenus ou vivant à l’étranger. […] Les abus les plus choquants sont la détention arbitraire, les disparitions forcées et la torture. » Le pays est classé 160e en termes de liberté de la presse par Reporters sans frontières[50]. L’article 32 de la loi sur la presse à Abou Dabi punit d’une amende d’un million d’euros toutes critiques envers un membre du gouvernement ou de la famille royale .Les immigrés sont dans une situation juridique précaire et ces droits sont régulièrement bafoués : trafic d’êtres humains , exploitation économique, violences policières, racisme et discriminations salariales. Selon Human Rights Watch, les femmes sont victimes de discrimination : leurs droits sont limités par rapport aux hommes dans les questions de mariage, de divorce, d’héritage et de garde des enfants. « Le code pénal donne aux hommes le droit de discipliner leurs femmes et leurs enfants, y compris en usant de la violence physique. La Cour suprême fédérale confirme le droit d’un mari de « réprimander » sa femme et ses enfants par la force physique ». Depuis 2006, un statut familial et personnel régit leur condition. La législation des EAU concernant l’usage d’internet est l’une des plus coercitives au monde[56]. Certaines fonctionnalités de téléphonie par Internet (VoIP) d’applications comme Snapchat, WhatsApp et Viber sont inaccessibles en raison d’un blocage gouvernemental. L’usage des réseaux privés virtuels (VPN) est interdit. Les contrevenants encourent une peine de prison ainsi qu’une amende située entre 120 000 et 490 000 euros.
Les organisations MENA Rights Group, Emirates Detainees Advocacy Center, Amnesty International, et Human Rights Watch publient en mars 2024 une déclaration conjointe dans laquelle ils exhortent les Émirats arabes unis de libérer et d’annuler la peine du militant jordanien Ahmed Al-Atoum, emprisonné arbitrairement, qui purge une peine de 10 ans aux ÉAU depuis 2020 pour sa critique des autorités jordaniennes et de la corruption de l’État sur Facebook].
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