Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Même les États-Unis ne seront pas assez puissants pour agir seuls–Faisons la guerre ensemble, dit Merz à Munich

Le chancelier allemand affirme que des relations étroites sont un avantage tant pour l’Europe que pour les États-Unis, mais que l’ordre mondial tel que nous le connaissons « n’existe plus ». Bref Rubio a dit la même chose que Vance mais en plus souple et Merz a fait comme Macron ses offres de service. Mais tous ces gens-là pris individuellement ne songent qu’à faire la peau de la coalition à laquelle ils appartiennent s’ils y trouvent quelques intérêts… Et tout en nous transformant en armée de métier au profit de leurs capitalistes, ils vont comme Macron négocier avec la Russie et la Chine tant le système menace d’effondrement… (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Lors d’un discours prononcé en ouverture le vendredi 13 février, à la Conférence de sécurité de Munich, le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré vouloir faire de la Bundeswehr, l’armée allemande, « la plus puissante d’Europe ». Merz a souligné que Berlin avait récemment déployé une brigade forte de plus d’un millier d’hommes en Lituanie, sur le flanc Est de l’OTAN, « pour la première fois dans l’histoire de la Bundeswehr ».

Le chancelier allemand Friedrich Merz salue Marco Rubio d'une poignée de main ferme.
Le chancelier allemand Friedrich Merz serre la main de Marco Rubio avec fermeté. Photo : Liesa Johannssen/AFP/Getty Images

Jakub Krupa à MunichVen. 13 févr. 2026

14h21 CET

« À l’ère de la rivalité entre grandes puissances, même les États-Unis ne seront pas assez puissants pour agir seuls », affirme Merz.

Merz se tourne alors vers l’Anglais et s’adresse directement à la délégation américaine, adressant une réprimande très cinglante aux États-Unis.

Il affirme que, depuis des générations, « la confiance entre alliés, partenaires et amis a fait de l’OTAN l’alliance la plus forte de tous les temps. L’Europe en est pleinement consciente », ajoute-t-il.

Mais il avertit ensuite :

À l’ère de la rivalité entre grandes puissances, même les États-Unis ne seront pas assez puissants pour agir seuls.

Il ajoute :

« Chers amis, l’appartenance à l’OTAN représente un atout non seulement pour l’Europe, mais aussi pour les États-Unis. Alors, réparons et ravivons ensemble la confiance transatlantique. Nous, Européens, faisons notre part. »

Trump a décidé de recréer le XIXe siècle et Merz propose en version améliorée l’opération d’assaut contre la Russie… et Macron se prend pour Napoléon ..

La guerre n’est plus une hypothèse théorique. Face à la Russie, l’Allemagne accélère son réarmement et prépare sa population à un conflit de haute intensité en Europe en faisant de la russophobie son cheval de bataille. Il y a bien sûr les tanks, les missiles et les obus, mais aussi la conviction que face à la Russie il faut être capable de mener une guerre conventionnelle de grande ampleur. Pour accélérer, les procédures ont été assouplies, les commandants d’unités peuvent acheter directement drones et équipements civils afin d’expérimenter sur le terrain. « Demain, chaque fantassin devra aussi être pilote de drone », anticipe-t-il. Reste un obstacle majeur : les effectifs. La Bundeswehr compte environ 184 000 soldats : le chef de l’armée Breuer en parfaite harmonie avec Merz, veut en recruter 20 000 supplémentaires dès cette année, puis 60 000 d’ici 2035, appuyés par 200 000 réservistes. Mais la société allemande demeure profondément pacifiste. Si une majorité de citoyens juge désormais la Russie menaçante et soutient l’augmentation du budget militaire, une large part des jeunes reste réticente à l’idée de prendre les armes, en Allemagne comme en France, c’est pourquoi on les travaille aux forceps.

Attention aux propos de Macron sur l’Europe et la dissuasion nucléaire – analyse rapide

Jakub Krupa

Jakub Krupa

à Munich

Deux choses à surveiller dans le discours de Macron plus tard ce soir : la façon dont il parle de sa grande idée de faire progresser la souveraineté européenne et ce qu’il dira, le cas échéant, sur la dissuasion nucléaire, mentionnée par Merz ( 14:15 ).

Le président français vient d’arriver ici – bien que, sans doute à la grande déception d’Ischinger de MSC, il ne porte plus ses lunettes de soleil d’aviateur de Davos ( 13:39 ).

Le président français Emmanuel Macron (C) arrive à Munich, en Allemagne, pour assister à la 62e Conférence de Munich sur la sécurité.
Le président français Emmanuel Macron (au centre) arrive à Munich, en Allemagne, pour assister à la 62e Conférence de Munich sur la sécurité. Photo : Thomas Kienzle/AFP/Getty Images

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