Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

L’offensive contre le marxisme à partir du cas Chomsky par les partisans de la régression à la féodalité hongroise…

Une des questions que je pose dans mon livre le Zugzwang est celle de la liberté d’un point de vue matérialiste dialectique et historique, ce qu’on désigne communément sous le terme de marxisme, voire marxisme-léninisme. Alors que l’affaire Epstein et le choc représenté par la familiarité complaisante de Chomsky avec l’affairiste débauché et impuni pourvoyeur des plaisirs de la caste militaro-financiarisée n’a pas encore eu lieu, quand j’écris ce texte, j’en dénonce la logique à l’œuvre dans la crise de la classe capitaliste, divisée, incapable d’imposer son « ordre » démocratique et le détruisant. Le titre est d’ailleurs : la fin du libéralisme libertaire. et Après.

Le fait est que dans ce cas le capitalisme à son stade ultime financiarisé, militarisé et qui connait le Zwugzwang (il n’est pas échec et mat) mais tous ses « coups » sont une aggravation de sa situation. Il ne lui reste plus que la destruction de toutes ses régulations et dans mon livre je décris les chevaliers imbéciles de la bataille de Crécy massacrant leur piétaille protectrice pour aller « jouter ».

Déjà je montre à quel point le « libéralisme libertaire » et le marxisme sont en opposition.

Marx dénonce dès le départ l’hypocrisie des « valeurs » du capitalisme, il suffit de relire la sainte famille, la manière dont il dénonce le livre d’Eugène Sue, les mystères de paris, ou encore Proudhon, les hypocrisies françaises de ceux qui proclament la liberté sans remettre en cause le capitalisme ou en feignant d’ignorer la dictature de l’Etat capitaliste, en imaginant que l’on pourra se passer de la dictature du prolétariat. Mais ces anarchistes à la Cohn Bendit et autres Glucksmann voire les courtisans de Mitterrand ne sont qu’un aspect de la dictature du capital. Il y a le fascisme qui comme l’annonce Brecht n’est pas différent du libéralisme simplement son prolongement en temps de crise de la possibilité pour la classe capitaliste d’imposer son visage « aimable » de la liberté sans rivage (sauf s’il s’agit des travailleurs ou pays du sud éternels colonisés). Voici un exemple des délires qui s’est emparé des tenants de cet Etat, comme par hasard chez ces gens-là, l’ennemi demeure le marxisme coupable d’être né de la Révolution française et leur appel à la régression pour sauver la domination des « élites » féodales dont ils sont l’incarnation avec leur propre cavaliers de l’apocalypse, le racisme, l’antisémitisme, au nom d’un pouvoir religieux, et de la préservation de fait de l’esclavage ouvrier, des femmes et des enfants, pour les plus raffinés le retour à Schopenhauer et Platon dans sa république. (note de Danielle Bleitrach)

Maintenant que nous savons que l’anarcho-syndicaliste Noam Chomsky faisait partie du cercle restreint de Jeffrey Epstein, nous devrions enfin voir ce qui va se passer ensuite.

Le marxisme (et toutes les idéologies qui en découlent) restera un défi facile à neutraliser et un outil utile pour l’hégémonie libérale unipolaire tant qu’il considérera la liberté humaine, la question de la libération absolue de l’homme de toute domination abstraite, comme un problème central.

Cette question est à l’origine philosophique de toute la modernité, de sorte que, logiquement, tout ce qui en découle aboutit au même résultat.

C’est pourquoi même la réinvention la plus radicale de la gauche se noie dans l’aberration démoniaque qui caractérise la région source de l’État profond mondialiste, et en même temps, c’est pourquoi seules les pratiques d’organisation sociale dont les fondements philosophiques se situent en dehors du cadre interprétatif et du champ gravitationnel de la modernité sont capables d’explorer l’horizon significatif du développement civilisationnel humain.

Views: 9

Suite de l'article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

La modération des commentaires est activée. Votre commentaire peut prendre un certain temps avant d’apparaître.