Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Aragchi, a expliqué que le règlement du conflit avec les États-Unis et Israël nécessitait une protection contre toute agression future. Alors que l’on décrit un régime iranien se cachant, des faits s’inscrivent en faux : en témoignent non seulement l’organisation de manifestations de soutien mais la visibilité du ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi et les interviews qu’il donne y compris dans la presse US. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

La nation perse aspire à une issue juste au conflit qui perdure dans la région. Photo : EFE.*
15 mars 2026
L’Iran conditionne la cessation des hostilités avec les États-Unis et Israël à l’obtention de garanties de sécurité empêchant toute nouvelle agression armée et au versement de réparations pour les dommages subis, a déclaré dimanche le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, à un média international. La nation perse aspire à une issue juste au conflit qui perdure dans la région.
Le diplomate a déclaré que Téhéran accueillait favorablement toute initiative régionale visant à mettre fin équitablement au conflit. Il a également précisé que les bombardements iraniens étaient exclusivement dirigés contre les bases et les intérêts américains, rejetant catégoriquement les attaques contre des zones civiles ou résidentielles, et soulignant la précision de leurs opérations.
Concernant les récentes tensions avec les pays voisins, Aragchi a averti que les attaques attribuées à son pays pourraient être des opérations sous faux drapeau orchestrées par Israël. Selon le ministre des Affaires étrangères, leur objectif serait de nuire aux relations entre Téhéran et le monde arabe. Il a également dénoncé Washington pour avoir conçu le drone « Lucas », similaire au drone iranien Shahed, afin d’attaquer des cibles dans la région et de dissimuler l’identité des auteurs de ces attaques.
Concernant la sécurité maritime, le ministre des Affaires étrangères a assuré que le détroit d’Ormuz, voie stratégique, reste ouvert à la navigation internationale, même si les compagnies maritimes l’évitent en raison de l’insécurité qui règne dans la région suite à l’agression. L’Iran maintient toutefois une exception pour les navires appartenant aux États-Unis et à leurs alliés, afin de contenir les tensions actuelles.
Sur le plan militaire, le ministère turc de la Défense a annoncé l’interception d’un missile dans son espace aérien, tiré vraisemblablement d’Iran après avoir survolé l’Irak et la Syrie. Cet incident souligne la situation instable au Moyen-Orient et la complexité de l’attribution des responsabilités dans le contexte actuel.
Face à la possibilité de nouvelles attaques contre ses ressources stratégiques, le ministre iranien des Affaires étrangères a lancé un avertissement sans équivoque. Il a déclaré que si les installations énergétiques iraniennes étaient attaquées, la riposte serait immédiate et ferme, avec des frappes décisives contre les infrastructures des entreprises américaines implantées dans la région. Cette déclaration réaffirme la posture défensive et la capacité de dissuasion de Téhéran.
L’Iran maintient sa détermination à défendre son territoire et ses ressources, tandis que la paralysie du détroit d’Ormuz aggrave la crise logistique mondiale. Téhéran réaffirme que le déploiement militaire de puissances étrangères ne fait qu’exacerber l’instabilité dans laquelle les forces d’occupation sont piégées dans la région du Golfe persique.
Depuis le 28 février, l’Iran a attaqué des bases américaines et occupé des territoires en guise de riposte défensive à l’agression conjointe américano-israélienne lancée contre le territoire iranien ce jour-là, alors que des pourparlers se tenaient à Genève.
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