Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

L’HISTOIRE NE SE REPETE PAS MAIS ELLE DEVRAIT PERMETTRE D’EMPECHER CERTAINES DERIVES D’AUJOURD’HUI

Il y a une manière de s’emparer de tout ce qui est secondaire pour paraître être à la pointe du combat alors que par ailleurs on est rien moins qu’un social démocrate électoraliste qui entretient un clientélisme et favorise l’inertie, la division de son camp, tout à fait caractéristique de la dite social démocratie quand elle est la proie d’un purit gauchiste. Du côté des communistes il commence à y avoir une prise de conscience de ce phénomène en particulier en ce qui concerne le cas Mélenchon qui a fini par provoquer un hérissement spontané, instinctif mais qui témoigne aussi de l’erreur tactique de ce dernier dans la seule chose dans lequel il est maître: l’électoralisme. Il faut dire qu’il a fait une erreur tactique en se déclarant trop tôt et il a été pris dans un mouvement des quarante candidatures. Certaines de ces candidatures, – vu le désaveu de la gauche tel que la liquidation depuis les années quatre-vingt l’a détruite dans sa base de classe et de masse- à droite ont plus de chance que la sienne. Sa tactique de destruction de la dite gauche pour rester le seul candidat et forcer tous les fragments à se rassembler autour de lui avait déjà témoigné de l’échec de la LFI aux municipales. Il a buté surtout sur ce qui est en train de se réveiller sous l’influence des FAITS, en particulier la manière dont Macron et les siens conduisent au surarmement et à la destruction du quotidien des Français.

Le 40 e congrès du PCF, peut-être celui de la CGT témoignent a contrario du calme et de la volonté d’approfondissement des militants réduits certes à une minorité mais qui ne veulent pas la disparition de leurs organisations et cherchent à reprendre pied dans le monde du travail, dans les luttes, dans les préoccupations des Français , la difficulté réside dans la destruction qui s’est opéré dans la base industrielle, dans les services publics, dans la base même de cette conscience de classe, comme de la mémoire ouvrière. Le paradoxe est bien dans l’attitude de Macron qui multiplie les célébrations tout en jouant la poursuite de la destruction.

Pourtant il faut encore approfondir et les leçons du passé sont bonnes à prendre même si celui-ci ne se reproduit jamais selon les mêmes termes. Nous sommes dans le temps où ce qui domine c’est le spectacle de la force, les coups médiatiques à la place de la véritable force de masse. Le fascisme et le nazisme, ont soulevé avant et pendant la seconde guerre mondiale des masses fanatiques en particulier dans la jeunesse. Ce fascisme là pouvait paraître avoir la même force que le communisme qu’il recopiait. Simplement il entretenait la haine raciste et l’ignorance, il choisissait la mort face à la vie, à l’éducation, à l’antagonisme de classe qu’est le communisme. Le fascisme est toujours la même idéologie même s’il est un choix électoral et ne provoque la même adhésion organisée partout. Il souffre du même mal que l’impérialisme qu’il sert, l’épuisement, un système en crise profonde, il n’a pas les mêmes racines et il s’impose sur les proies les plus faibles mais est incapable de faire face comme on l’a vu en Iran. Il est un leurre qui désigne simplement l’état de destruction qui a été mené depuis des décennies et qu’il ne faut pas entretenir, un consensus qui interdit toute remise en cause de l’atlantisme et de l’UE conçue comme un facteur de division contre la Russie, la Chine, une politique d’autodestruction avec ses guerres hybrides. .

Le RN et Bardella sont l’illustration d’un néofascisme comme Meloni et d’autres.mais qui joue la différence pour mieux s’intégrer à cet atlantisme, à cette UE. Il faut les combattre mais mesurer le » spectacle qu’a offert le G7 et que continue d’offrir Macron et les autres y compris Starmer et ne pas simplement en rester au RN mais comme le disait Brecht celui qui prétend vaincre le fascisme sans comprendre ce qu’est le capitalisme ne le combat pas. Et il est des vertueuses indignations qui s’économisent ce combat contre le capitalisme tel qu’il est à ce stade de l’impérialisme.

C’est la caricature offerte par Melenchon avec la dérisoire attaque contre Roussel. Mais il y a d’autres manières de limiter le champ de la lutte réelle.

En particulier à propos du choix de Doriot ne pas voir qui se trimbale aujourd’hui avec les mêmes symboles et quels rôles jouent( les peuples y compris ukrainien qui déserte en masse ce pseudo combat patriotique et partout il faut considérer le mensonge à travers lequel s’incarne le choix de la guerre et du surarmement. L’étrange défaite de Marc Bloch était celle où l’on nous vendait la ligne Maginot et la mise en clandestinité du PCF coupable de sympathies envers Staline. là aussi les leçons de l’histoire doivent être complètes.

Laurent Brun et d’autres membres de la CGT ont parfaitement raison de dénoncer Bardella qui confond volontairement le PCF et Doriot, Bardella et les siens sont des gens qui tombent le masque du RN, qui est celui d’une alternative au désaveu d’une gauche qui a trahi et ne représente plus telle qu’elle est une alternative crédible.Un processus qui existe depuis les années quatrevingt avec le tournant de l’austérité et l’eurocommunisme alors même que l’impérialisme qui vient d’accomplir le Chili retourne le néolibéralisme contre l’URSS et aboutit à l’effondrement de l’URSS mais crée les conditions de la multipolarité d’aujourd’hui avec le leadership de la Chine. Ce qui met Mélenchon hors course c’est son incapacité à se positionner dans ce mouvement et tous ceux qui adopteront la même orientation perdront. Ceux qui en restent au passé même avec les meilleures intentions du monde connaitront le même sort, ils pourront faire illusion y compris d’un retour au « révolutionnaire », ils ne s’accrochent qu’à des chimères pour refuser la réalité de la guerre prolongée qui se livre sous nos yeux, ils s’accrocheront à des luttes de factions sous couvert de démocratie alors même qu’ils la nient et se rangent derrière le maintien de la censure. La question de la base commune avec la discussion autour du fond avec des amendements qui font que chacun compte pour un est beaucoup plus démocratique que d’en appeler à se ranger derrière un chef de faction à travers un texte dont personne ne se souvient et qui sert simplement de ralliement pour les places dans les instances nationales quitte au congrès à former des majorités de circonstance comme dans les congrès du PS.

Et l’on peut se retrouver avec le paradoxe que quand on discute de la base devenue commune le blocage réside dans le maintien du texte contre lequel on a pourtant voté mais surtout l’envoi des délégations au Congrès organisé d’avance comme les propositions de candidature. Tout cela existait dès la création du centralisme démocratique et il y a une masse de textes sur tout cela. Sur ce qui favorise la démocratie ou les combats de chef provoquant l’inertie et l’exclusion de fait, les ambitions à courte vue dont la jeunesse n’est pas protégée.

C’est de cela qu’il faut aussi parler et des pas sont fait dans le bon sens mais la liquidation a été profonde en particulier en ce qui concerne la force théorico-pratique, l’organisation et la compréhension des enjeux geostratégiques. Les tentatives de restauration d’un partirévolutionnaire et d’un syndicat de classe sont encore prises dans cette liquidation de l’eurocommunisme.

C’est pourquoi tous devraient s’interroger sur les leçons de l’histoire et comment aujourd’hui ceux qui soutiennent Zelensky – qui est sur tout les continents un symbole de ce que la traitrise mercenaire corrompue- représentent . Cela revient être aux ordres de l’UE et d’une classe comme celle de Macron qui choisit pour notre peuple la guerre et la trahison. Celui qui ne voit pas la nature de ce qui se joue en Ukraine, en Iran, en Afrique, en Asie a peu de chance de comprendre ce qui se joue en France, à Cuba, et même en Palestine.

Nul ne sait ce que chacun deviendra et seule la mort transforme une vie en destin mais il existe aujourd’hui des dérives qui peuvent mener loin ceux qui les empruntent. Ils ont beau limiter ce qui oppose la Pologne à l’Ukraine à un différent local, les symboles se ressemblent mais surtout ce que cela entraîne concrètement s’impose.

J’ose affirmer par exemple que nul ne sait ce que deviendra le PGE derrière Vincent Boulet, jusqu’où ces gens là seront en état d’imposer leur censure mais ceux qui pour le maintien d’une revue et leur obsession intellectuelle ne voient pas où tout cela mène risquent de découvrir trop tard ce qu’ils ont cautionné.

Le fascisme ce n’est pas seulement le RN, il a un visage que nul ne veut voir et pourtant il est déjà là, l(atrocité de ce qui se passe à Gaza, ou à Cuba et les victoires obtenues en Colombie ou dans l’UE devraient noous faire comprendre ce qui se joue et abandonner des liens qui tirent vers la félonie pour notre peuple français.

Des gens comme moi qui n’avons aucune ambition, qui n’appartenons à aucune faction mais qui avons vécu de multiples expériences nous disons qu’il serait temps de donner à la lutte contre le fascisme tel qu’il est toute son ampleur au lieu de le favoriser par l’ambiguité des positions face au monde multipolaire.

danielle Bleitrach

L’entre soi, le premier ministre polonais a dit qu’il ferait part de son different avec Zelensky à propos des sylboles nazis de l’armée ukrainienne. Il est vrai que les ascendant de Tusk, son grand père qui a choisi l’Allemagne nazie en connaissance de cause augurent une certaine compréhension qui n’est pas celle de la majoorité des Polonais qui se retrouvent en première ligne dans les combats de l’OTAN.

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