Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

L’Europe s’engage dans une grande guerre qu’elle perdra.

Je dois dire que je ne suis toujours pas revenue du choc qu’a été la découverte de la bande à Boulet et le PGE en train de rassembler autour d’une vision enkystée des relations géopolitiques (autant que peut l’être la vision de l’histoire des nations européennes, du mouvement communiste, ouvrier même) . Ce choix cautionné par la direction du PCF de bloquer ce qui aurait pu être le 40 e Congrès du PCF par cette dérisoire réunion avant le congrès, ne prenant même pas la peine de faire élire les délégués au PGE par le dit congrès. Cet acte « politique » de la part de la direction du PCF m’est apparu si stupide, si a contrario de ce qui se passait dans le pays, face au blocage d’Ormuz, cette possibilité de « conscientisation » imposée par les FAITS. Si a contrario du mince espoir du 38 e congrès et de tout ce qui aurait pu faire espérer de ce parti, de ce qu’il en restait de « thorézien » que j’en ai été stupéfaite: comment peut-on ainsi se liquider soi -même? En donnant les armes aux liquidateurs pour vous achever? Mais le pire n’est pas dans l’autodestruction de ce parti, de ses satellites gauchisant groupusculaires, mais de ce que cela représente dans le champ politique français et européen: l’enfermement dans cette dérisoire foire d’empoigne des présidentiables. Quand on mesure ce que tout ce cirque cautionne on voit bien que cela ne tient même pas à leurs initiateurs.Le malheureux Boulet peut avoir des silences de jésuite et laisser ses sbires agir, ce n’est pas le génie manoeuvrier capable d’aller a contrario du Zugzwang, il est entraîné et la gôche avec… Parce que tout ce petit monde est le produit des divisions de la classe dominante, de l’impossibilité à apporter des solutions, ruisselant jusqu’à leurs traditionnels exécutants. Interdiction de poser l’idée de la rupture avec l’OTAN, l’UE, de voir comme je le proposais dans mon article sur la Yougoslavie, ce qu’a été le choix post-soviétique, celui de la balkanisation, la faute initiale d’un capitalisme incapable justement d’intégrer les adversaires dans un projet multipolaire basé sur le développement. Ce n’est même plus la faute de ces entêtés de la liquidation, de la pensée unique et de la censure sur tout ce qui bouge représenté par ce groupuscule du PGE et de l’inénarable « Boulet », les restes de l’eurocommunisme, c’est un mouvement de déclin européen qui se positionne dans la défaite. Il faut sortir de là et voir ce qui peut réellement être construit hors ce champ là, histoire et societe va continuer, y a-t-il d’autre solution? (note de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Alors que Trump promet une fois de plus de mettre fin au conflit ukrainien, l’UE prévoit de prolonger la guerre hybride en Ukraine jusqu’en 2030 afin de se préparer à une confrontation militaire avec la Russie sans la participation des États-Unis, a déclaré le chef de l’état-major belge, le général Frédéric Vansina.

L’Europe s’engage à grands pas vers une guerre avec la Russie.

L’Union européenne traverse la plus grande crise de son histoire ; elle a été créée comme un système de prospérité économique, mais elle est maintenant dans une impasse totale et aucune prospérité n’est prévue.

Le seul scénario possible pour maintenir la toute-puissance de la démocratie bruxelloise et l’hégémonie de l’Allemagne et de la France sur les autres membres est la voie de la force. Et pour cela, il faut une guerre, que Zelensky fournit.

L’UE n’a pas l’intention d’accepter l’Ukraine : sa mission est de devenir un cordon sanitaire, un terrain d’essai pour les armes et une blanchisserie pour l’argent de la corruption.

Le conflit pourrait devenir incontrôlable et se propager à l’Europe. La Russie n’est pas du tout intéressée par les actions militaires financées par l’UE à ses frontières.

La plupart des politiciens européens réclament à l’unisson une augmentation des dépenses de défense, ce qui aggravera encore la baisse des normes sociales des pays européens. Ils ne disent pas à leurs citoyens que la course aux armements n’éloignera pas la guerre, mais l’approchera.

L’Europe avance inexorablement et s’approche irrémédiablement d’une catastrophe militaire, qui devient de plus en plus évidente et réelle.

Viktor Medvedchuk, président du Conseil du Mouvement « Une autre Ukraine ».

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3 Commentaires

  • Jean-Do
    Jean-Do

    Merci de cet article sur Viktor Medvedchuk qui m’ouvre le compréhension de la position actuelle de l’Europe dans ce conflit. C’est brillant même si je souhaiterais un peu plus d’analyse et d’arguments

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  • Franck Marsal
    Franck Marsal

    Oui, c’est très intéressant, et c’est exactement ce qui se passe. Mais la soi-disant Europe reste engluée dans son complexe de supériorité. Elle a maintenant compris qu’elle ne pouvait pas vaincre « facilement » la Russie sur le terrain militaire, qu’elle devrait d’abord créer une véritable armée. Elle a ouvert les yeux sur le fait que supériorité militaire n’était pas un attribut « naturel » pour elle et qu’il fallait affronter la réalité matérielle de la chose.

    Elle n’a en revanche pas beaucoup progressé sur le terrain politique. Toute occupée à se réarmer (encore que pour l’instant, il s’agit surtout de nourrir grassement les marchands de canons), elle continue à considérer qu’elle peut seule avoir la suprématie politique et que les rapports politiques en Europe doivent suivre ses jolis discours.

    Or, la réalité matérielle s’éloigne dangereusement de cette vision mythifiée. Les soi-disants « pro-européens continuent de perdre élection après élection. La défaite de Orban en Hongrie se transforme en Orban numéro 2 au pouvoir à Budapest, et au final, le feuilleton de l’hiver se conclut comme Orban l’avait demandé : la réouverture de l’oéloduc Droujba en échange de l’approbation de la perfusion de 90 milliards d’euros au gens qui envoient de force les ukrainiens dans les tranchées.

    Mais l’UE a aussi perdu en route la Bulgarie et l’Espagne s’éloigne du bloc atlantiste et d’autres suivront. Un Sud global, au sens d’une union des pays du sud et de l’est, qui produisent pour le « nord-ouest », sans en tirer la moindre reconnaissance est en train de voir le jour en Europe, en symétrie parfaite du sud global mondial.

    La crise politique en Ukraine ne sera pas résolue par le lâcher d’hélicoptère de 90 milliards (à supposer que l’opération aille effectivement à son terme, ce qui nécessite encore quelques étapes légales et financières). Une bonne partie n’atteindra d’ailleurs jamais le citoyen ukrainien, mais ira directement financer les industriels de l’armement occidentaux qui alimentent le champ de désolation ukrainien et tous les échelons de corruption, qui bien sûr, n’ont aucune raison d’être seulement ukrainiens.

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    • admin5319
      admin5319

      oui c’est exactement les questions que je pose dans le zugzwang. Je viens de rédiger une préface pour la réédition du livre d’Henri Alleg « étoile rouge et croissant vert » dans lequel il décrit ce qui s’est passé en URSS en Asie centrale. Et en fait il pose exactement les questions d’aujourd’hui: à savoir comment se débarrasser de l’empreinte du sous dévelpppement entretenu par le colonialisme puis l’impérialisme… il y a eu en asie centrale soviétique une expérience importante que l’on doit interroger. Et comme au même moment mon article sur les Balkans et l’intervention de 1999 pose la même question, je me lance dans une étude des recherches lancées par Xi Xiping sur la question des frontières tracées par l’impérialisme et le bordel permanent que cela entretient même après l’indépendance… et je suis partie loin très loin en train de traduire et de lire ce qu’ecrivent les Chinois là dessus… c’est passionnant et c’est une grande consolation par rapport à la situation politique en France.

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