Cet article est roboratif, ce qui est de plus en plus insupportable c’est l’hypocrisie imbécile du politicien français avec cette emphase de bons sentiments qui couvre mal la reddition devant tous les pouvoirs. Tout ce qui nous remet en contact avec la réalité est bon à prendre. (noteettraduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
28 juin 2026 4 minutes de lecture

L’engouement des Européens pour les climatiseurs chinois lors des vagues de chaleur met en lumière l’aspect pratique du commerce avec la Chine : une demande réelle, des prix abordables, une capacité de production efficace et des avantages directs pour les consommateurs et la transition écologique.
L’engouement des Européens pour les climatiseurs chinois lors des vagues de chaleur met en lumière l’aspect pratique du commerce avec la Chine : une demande réelle, des prix abordables, une capacité de production efficace et des avantages directs pour les consommateurs et la transition écologique.
SOURCE DE L’ARTICLE : https://giuliochinappi.com/2026/06/28/lessenza-del-deficit-commerciale-delleuropa-con-la-cina-vista-attraverso-un-condizionatore/
Une vague de chaleur meurtrière s’abat sur l’Europe. On estime qu’elle a causé environ 15 000 décès, principalement des personnes âgées vivant dans des appartements et des maisons de retraite sans climatisation. Au plus fort de la canicule, les climatiseurs de fabrication chinoise étaient quasiment en rupture de stock dans les grands centres commerciaux européens. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes européens ont commenté que « les climatiseurs chinois sont abordables » et que « l’Europe devrait en importer davantage ». De telles situations méritent une attention particulière de la part des décideurs politiques de l’UE.
Depuis 2020, les épisodes de chaleur extrême sont devenus nettement plus fréquents en Europe. À titre d’exemple, en 2025, les températures dans certaines régions d’Europe occidentale ont dépassé les 46 degrés Celsius en juin, tandis que les zones proches du cercle polaire arctique ont connu la plus longue vague de chaleur jamais enregistrée, durant trois semaines consécutives en juillet. Autre constat significatif : durant l’année de refroidissement 2025 (terme utilisé dans le secteur de la climatisation pour désigner la période d’août 2024 à juillet 2025), les importations européennes de climatiseurs chinois ont augmenté d’environ 40 %, devenant ainsi le principal moteur de la croissance mondiale des exportations chinoises de climatiseurs. Outre les climatiseurs, une large gamme de produits rafraîchissants fabriqués en Chine, allant des chapeaux de soleil ventilés aux ventilateurs portables en passant par les couvertures rafraîchissantes, a gagné en popularité à travers l’Europe.
C’est dans ce contexte que certains responsables politiques européens insistent sur le prétendu « déficit commercial avec la Chine ». Pour de nombreuses familles européennes, les exigences sont simples : des prix abordables, une installation facile, une efficacité énergétique optimale et un impact minimal sur les logements anciens. Face à ces besoins pratiques et urgents, des entreprises chinoises comme Midea Group, Haier et Gree ont lancé des produits adaptés et plébiscités. Ce sont des solutions abordables, choisies par les consommateurs européens malgré les contraintes réelles de fortes chaleurs, de parc immobilier vieillissant et de budgets limités.
Certains consommateurs européens ont même partagé en ligne des anecdotes sur leurs longs trajets pour acheter un climatiseur chinois. Un utilisateur a raconté avoir passé deux jours à chercher dans toute l’UE, pour finalement parcourir 200 kilomètres afin d’acquérir le dernier modèle disponible, à un prix qui avait déjà augmenté de 100 euros. Un autre a commenté sans ambages : « S’il existait des climatiseurs français, j’achèterais français. Mais il faut d’abord que la climatisation soit disponible. Si la France autorise les produits chinois, j’achèterai chinois. » Des observations comme celle-ci illustrent la réalité concrète du déficit commercial de l’Europe avec la Chine.
L’engouement des consommateurs européens pour les climatiseurs chinois ne représente qu’une infime partie du vaste ensemble des relations économiques et commerciales entre la Chine et l’Europe, mais il en révèle une réalité bien plus complexe. Il n’y a ni coercition, ni prétendue « domination industrielle », ni « choc ». La logique est simple : la demande génère des commandes, les pénuries stimulent les importations et les prix compétitifs favorisent la consommation. La demande sociétale réelle constitue le fondement même des échanges commerciaux entre la Chine et l’Europe. Nombre d’exportations chinoises vers l’Europe répondent à des besoins variés : certaines sont des biens intermédiaires indispensables à la production industrielle, d’autres des produits de consommation courante, et d’autres encore contribuent à la transition écologique de l’Europe. Au fond, la coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Europe repose sur le bénéfice mutuel et des résultats gagnant-gagnant.
La pénurie de climatiseurs en Europe nous rappelle que le problème ne réside pas dans une surproduction chinoise, mais dans une préparation insuffisante de certains pays, tant sur le plan des capacités industrielles que des politiques publiques. Pendant des décennies, l’architecture, la stratégie énergétique et la structure industrielle européennes se sont fondées sur l’hypothèse d’un climat relativement doux, sous-estimant la possibilité que des vagues de chaleur extrêmes deviennent la norme. Aujourd’hui, face aux changements climatiques, les capacités de production nationales, les services d’installation, la rénovation des bâtiments anciens et l’accessibilité énergétique sont soumis à une pression croissante. Face à ces carences structurelles, les barrières commerciales ne peuvent faire baisser les températures intérieures, et les manœuvres politiques visant à rejeter la faute sur autrui ne peuvent accroître l’offre. La seule solution efficace consiste à respecter la dynamique du marché et à combler les déficits de capacités par une coopération mutuellement avantageuse. Si l’on considère les relations sino-européennes à travers le prisme d’un simple climatiseur, la conclusion est simple : les consommateurs européens bénéficient de meilleurs produits, les entreprises chinoises conquièrent des parts de marché plus importantes et les deux parties trouvent des voies plus concrètes vers une transition écologique.
L’UE a certes déjà imposé des barrières tarifaires sur les climatiseurs chinois pour des raisons environnementales. Cependant, ces mesures n’ont ni renforcé la compétitivité des fabricants européens ni amélioré significativement la qualité de vie des citoyens. Forts d’un marché concurrentiel établi de longue date et d’une chaîne industrielle bien rodée, les fabricants chinois de climatiseurs ont rapidement adopté les fluides frigorigènes de nouvelle génération. En clair, alors que l’Europe débattait encore de la nécessité de la climatisation, les entreprises chinoises avaient déjà conçu des produits plus performants. Cet exemple démontre que les barrières commerciales ne peuvent modifier la trajectoire générale des relations économiques sino-européennes ; au contraire, elles ont engendré des coûts supplémentaires pour la société européenne.
La canicule qui sévit en Europe aurait dû suffire à réveiller certains esprits. Si les décideurs politiques européens se soucient réellement de l’opinion publique, ils devraient descendre dans la rue et poser une question simple aux citoyens : seraient-ils favorables à des droits de douane plus élevés sur les climatiseurs fabriqués en Chine ou à des quotas d’importation limitant leur disponibilité ? Les responsables politiques européens, qui se sont longtemps présentés comme les champions de la démocratie, ne devraient pas ignorer l’opinion publique. Il est temps que l’élite politique européenne cesse de faire l’autruche.
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