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Jongler entre les temps de l'histoire par jakline boyer
ne nous faisons pas trop d'illusion sur le travail en équipe que représente ce blog Histoireetsociete. Il s'avère que toutes les fictions qui pouvaient exister sur qui en était quasiment la seule cheville ouvrière à savoir danielle Bleitrach sont pratiquement tombées avec Histoireetsociete 3. Le seul espace que Franck et Paul s'étaient engagés à tenir paraissent s'être évanouis face au "brâme" de l'appel des vacances de juillet et août, invite à laquelle aucun français ne résiste. Pourtant ce serait injuste de ne pas mesurer qu'Histoireetsociete3 a entamé un véritable dialogue, qui en fait n'a jamais existé dans aucune formule passée (changement de societe, Histoireetsociete1 et histoireetsociete dont grâce à Timo vous avez les archives intégrales... C'est un aperçu du travail titanesque accompli au jour le jour par Timo Jolivet qui corrige les fonctions du blog dans un dialogue avec les lecteurs. Ceux-ci nous écrivent directement, continuent à proposer des articles et suggèrent des modifications. C'est magique. Enfin le dialogue opéré par Jakline est exemplaire : comment à partir de certains points communs, notre passé de membres du Comité central, la répression dont nous avons été victimes pour avoir refusé de condamner l'URSS, puis la Russie nous a réunies mais c'est peu dire que nos choix politiques ou plutôt politiciens ont été différents. Mais nous avons continué à échanger en nous respectant et en tenant compte de nos arguments. Et cela donne ce genre de texte qui fait d'histoireetsociete 3 un ovni dont nous pouvons tous être fiers. Danielle Bleitrach en dialogue avec Jakline Boyer grâce à Timo Jolivet, notre virtuose de la guitare classique et de l'informatique., l'écolier en politique...
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : bordeaux-moscou.over-blog.com
Douce France : jongler entre le temps long et le temps court.
Publié le 19 juillet 2026 par Boyer Jakline
Ici exposée de façon limpide une réflexion qui m’habite depuis longtemps.
D’abord ce paradoxe que la plupart des révolutions qui ont marqué le XXeme siècle se sont produites dans des pays où on ne les attendait pas. On imaginait plutôt une révolution socialiste en Allemagne, industrielle, développée, avec une classe ouvrière organisée : ce fut la Russie aux qualificatifs strictement opposés. La classe ouvrière allemande et ses organisations furent massacrées d’abord les Spartakistes de Rosa Luxembourg, 1919, puis vint le nazisme qui parfit le travail d’éradication. Là où la classe ouvrière était nombreuse puissante et organisée, le capital l’était aussi. Lutte des classes dans le sang.
Parenthèse : la classe ouvrière allemande est confrontée à un nouveau défi avec la renaissance décomplexée du militarisme des élites au pouvoir, revanchards qui sont prêts à en découdre avec la Russie. "Dès cette nuit " déclare un général.
Les "nôtres" ? Voir les déclarations de Macron et de Barrot, l’halluciné. Les peuples d’Europe sont-ils prêts, nourris au mantra l’Europe c’est la paix ? Ils font, nous faisons la rude expérience de cette paix, car avant le programme guerre contre la Russie, il y a la guerre sociale avec la casse méticuleuse des programmes sociaux. La Grèce la première en fait les frais. 2015, plus de 10 ans déjà.
Les pays frontaliers de la Russie voient avec peu d’enthousiasme cette perspective et leurs dirigeants le disent. La Roumanie, à qui a été volée son élection présidentielle, "accueille" la plus grande base de l’OTAN. Si l’Ukraine est perdue pour elle, et l’OTAN le sait, la base de repli est prête. Ce qui fait de la Roumanie une cible privilégiée si la Russie perd ses nerfs d’acier. Comme le souligne Emmanuel Todd dans un excellent entretien, nous en sommes à souhaiter la mesure et l’intelligence de la Russie et de la Chine. J’ai publié il y a quelques jours son analyse de la russophobie sur Fréquence Populaire, mensuel où il analyse la russophobie des élites européennes et britanniques.
Pour revenir au sujet de l’article, temps long/temps court, nous sommes sommés de ne penser qu'à l’élection présidentielle de 2027, dont nous avons le sentiment qu’elle risque de ne pas changer grand chose dans nos vies et celle du pays, voire dégrader encore. La multiplication des candidatures souligne ce qu’est devenue la fonction présidentielle. Et pourquoi pas moi, semblent dire tous ces candidats, la plupart déjà compromis avec le macronisme ?
Faire du neuf, engager des politiques de rupture d’avec ce capitalisme dévastateur va exiger du temps long et surtout une vague irrésistible montée du fond de la société.
J’ai rédigé cet article il y a quelques semaines. La réflexion de fond demeure pertinente. En même temps, le calendrier guerrier s’accélère avec les décisions du dernier sommet de l’OTAN à Ankara. En présence de Donald Trump. Soutien total à l’assassin Z. Guerre ouvertement déclarée à la Russie. Maintenir son hégémonie unipolaire coûte que coûte. Et il en coûtera. À qui le plus ? De spectateurs, les peuples d’Europe vont devenir acteurs puisque c'est là où les entraînent leurs élites enragées.
À moins que...nous ne sommes ni en 1914, ni en 1939.
Merci au site Histoire et Société qui fait peau neuve en ce début juillet.
Dernière minute.
"Obama est un maître blanc, Lénine est un nègre".
Cette phrase de Zakhar Prilépine résume magistralement la vision occidentale de ce qu’est pour eux la Russie. Un pays de seconde zone, "avec stations services" tel que l’avait défini Obama. Or, cette citation que j’ai reproduite hier sur ma page Facebook et qui donne un éclairage au conflit en cours entre l’OTAN et la Russie via l’Ukraine, vient d’être rétrogradée sur ma page car contenant "des propos haineux". Facebook reconnaît le contenu haineux du propos effectivement tenu par des diplomates britanniques à l’encontre de diplomates soviétiques : " vous, les Russes, vous devriez être noirs". Ce que génialement Prilépine à ramassé dans cette formule. Ce n'est pas ma publication qui est haineuse, ce sont les propos tenus. Le faire connaître est une mesure de salut public. Voilà qui combat qui et pourquoi : coloniser, dépecer, bref des pratiques ancestrales avec des noirs.
À noter que le terme nègre n’a pas la connotation négative en russe qu’il a en français. L’utiliser en traduction donne toute sa force au propos raciste...décomplexé.
Dialogue avec Facebook engagé. Encadré, le dialogue.
À suivre.
Je republierai mon article intégral de 2023.
