Il y a là non une nouveauté mais l’application d’une vision « idéologique » de ce que devrait être la situation internationale, une soumission totale à la vision la plus raciste, la plus anti-scientifique de la suprématie des Etats-Unis ayant tous les droits non seulement à piller mais à détruire. Ceux qui croient pouvoir concilier leurs fantasmes réactionnaires avec un chauvinisme national, diviser les peuples sur des critères racistes, voire même naïvement antisémites, en refusant toute dimension écologique ou de santé publique, se félicitant de la fin de l’ONU comme des imbéciles à courte vue, sont en porte à faux avec le combat qui est mené par la Chine et toutes les forces communistes se battant pour la paix, pour le climat, pour l’environnement, pour la vie contre la mort, l’éternel combat des communistes contre les fascistes. (note et traduction de danielle Bleitrach)
Par Fan Anqi 8 janvier 2026 
Drapeau des Nations Unies au siège de l’ONU à New York, aux États-Unis, le 23 septembre 2025. Photo : VCG
Le président américain Donald Trump a ordonné au gouvernement des États-Unis de se retirer de 66 organisations internationales que la Maison Blanche juge « ne servant plus les intérêts américains », notamment l’agence des Nations Unies pour la population et le traité onusien établissant un cadre de négociations internationales sur le climat.
Ce retrait marque un nouveau tournant pour les États-Unis en matière de coopération multilatérale, ont rapporté plusieurs médias jeudi. Dans un mémorandum présidentiel signé mercredi, Trump a enjoint aux agences et ministères américains de « cesser de participer et de financer 35 organisations non onusiennes et 31 entités onusiennes agissant à l’encontre des intérêts nationaux, de la sécurité, de la prospérité économique ou de la souveraineté des États-Unis », selon une fiche d’information de la Maison Blanche brièvement publiée sur son site internet.
La plupart des organisations visées sont des agences, commissions et groupes consultatifs liés à l’ONU et œuvrant dans les domaines du climat, du travail et d’autres questions que l’administration Trump qualifie de mesures favorisant la diversité et les initiatives « woke », d’après le Guardian. « L’administration Trump a jugé ces institutions redondantes, mal gérées, inutiles, coûteuses, inefficaces, instrumentalisées par des acteurs poursuivant des objectifs contraires aux nôtres, ou encore menaçantes pour la souveraineté, les libertés et la prospérité générale de notre nation », a déclaré le département d’État dans un communiqué.
L’administration américaine avait déjà suspendu son soutien à des agences comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNRWA (Bureau des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Sud), le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et l’UNESCO, adoptant une approche plus flexible et sélective de sa contribution à l’organisation mondiale. Elle choisit les opérations et agences qui, selon elle, correspondent à son agenda et celles qui ne servent plus ses intérêts, a rapporté ABC News. « Je pense que nous assistons à la cristallisation de l’approche américaine du multilatéralisme : “c’est ma façon de faire ou rien” », a déclaré Daniel Forti, analyste principal des Nations Unies à l’International Crisis Group. « C’est une vision très claire d’une coopération internationale aux conditions de Washington », a ajouté ABC.
En janvier dernier, les agences des Nations Unies ont réagi aux décrets présidentiels de Trump mettant fin à l’adhésion des États-Unis à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et à leur adhésion à l’Accord de Paris sur le climat, soulignant l’impact négatif potentiel massif sur la santé publique et les efforts visant à freiner le réchauffement climatique, selon un rapport publié sur le site officiel de l’ONU.
En juillet 2025, après l’annonce par l’administration américaine du retrait des États-Unis de l’UNESCO, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a déclaré que c’était la troisième fois que les États-Unis se retiraient de l’UNESCO. « Ce pays n’a pas réglé ses arriérés de cotisations depuis longtemps. Ce n’est pas le comportement d’une grande puissance responsable », a affirmé M. Guo, appelant tous les pays à réaffirmer leur engagement envers le multilatéralisme et à prendre des mesures concrètes pour soutenir le système international centré sur l’ONU, l’ordre international fondé sur le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales, conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies.
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