Lionel Jospin est mon contemporain et quand j’ai vu que l’on ressortait à la télévision le débat qui l’avait opposé à Georges Marchais cela m’a paru dans la logique d’une situation qui continue à peser sur la France, la fin du parti communiste et son remplacement par diverses formes de social démocratie. Nous étions le 29 avril 1980. Alors que les socialistes et les communistes ne se parlent plus depuis trois ans après la rupture du Programme commun de gouvernement, Lionel Jospin, alors n°2 du PS et Georges Marchais, secrétaire général du PCF, se retrouvent à la télévision dans l’émission « Les Dossiers de l’écran », à l’occasion des 60 ans du congrès de Tours. Lionel Jospin jusque là inconnu y pratique une technique qui est celle de l’OCI, des débats pugnaces déstabilisateurs dans lequel il lance « cela fait soixante ans que vous n’êtes plus ouvrier. Moi ce matin je travaillais en faisant mon métier d’enseignant ». Ce qui est la négation du léninisme, d’un parti de la classe ouvrière constituant son propre personnel d’Etat face à la bourgeoisie et le retour à un parti dominé par ceux qui ont du temps et un savoir acquis dans les institutions bourgeoises sans la possibilité de leur propre formation. cette domination supposée des couches moyennes, le retour des notables avec le primat des élections pour financer les postes de responsables du parti et une presse qui n’est plus partisane se dévoile dans cet affrontement. C’est la démocratie des préaux et la fin de celle de la dictature du prolétariat ou la démocratie élargie à toute la population, dont les travailleurs, les ouvriers ne sont pas exclus. C’est la désaffection d’aujourd’hui, l’abstention et le vote pour le RN, les divisions exacerbées à l’intérieur du monde du travail. C’est déjà Mélenchon disant à ce qu’il reste du PCF, « vous êtes le néant » et s’acharnant hors toute vraisemblance lui et ses sbires sur tout ce qui relève la tête et rappelle ce que fut le communisme.
Encore aujourd’hui Il y a les méthodes de l’OCI, dont il faut noter que ce n’est pas n’importe quelle organisation troskiste mais une secte qui a nourri l’idée de l’hitlero-trotskisme tant sa haine des communistes dits staliniens l’a conduit loin dans les alliances pendant la seconde guerre mondiale. JOspin, Melenchon et bien d’autres leaders du PS appartenaient à l’OCI et rien ne prouve qu’ils aient jamais abandonné cette appartenance au point que Mélenchon s’insurge de ne pas avoir été invité aux funérailles de ce camarades et vante sa politique ce qui est pour le moins étonnant chez cet adepte de la radicalité. Pour qui les a subis dans les Universités en mai 68, il y a des stratégies, des méthodes qui portent la marque de l’OCI et que l’on retrouve chez le vainqueur de Venissieux arrivant à l’ultime heure avec un bureau dont il a acquis un total contrôle en menant des familles entières dans un mélange de terreur et de chantage parfois, allant jusqu’à s’allier les trafiquants pour renverser la majorité à 25 voix prêts.
Lionel Jospin c’est l’infiltration de ce courant jusqu’à la tête du PS avec une seule obession « l’antistalinisme » supposé. Ce trotskisme s’est infiltré également dans le PCF où l’on a vu à la même époque le secteur international infiltré par Christine Mendhelson qui était une militante trotskiste et de la CFDT qui quelques mois après son adhésion au PCF a été propulsée sous Robert Hue et Marie Georges Buffet au poste de responsables à l’internationale, que ce soit à la CGT ou au PCF. Depuis cette période, celle de Robert Hue, il peut y avoir des évolutions à la direction du parti, ce poste qui est celui de l’Internationale et le contrôle de la presse sera toujours occupé par quelqu’un ayant des liens avec l’infiltration trotskiste et qui imposera une ligne qui est celle de Jospin qui sont des gens également très anti-gaullistes.
On ne peut pas s’étonner de l’hommage appuyé de Melenchon ils appartiennent à la même écurie entrés en force au PS après l’OPA de Mitterrand sur ce parti et qui l’on détruit encore plus surement qu’ils ne l’ont fait pour le PCF. C’est d’ailleurs ce qui me conduit à porter plainte comme je l’explique par ailleurs contre leurs moeurs type terreur sans scrupule dans le fait qu’ils ont à travers probablement Claude Gindin prétendu exercer une censure totale et retrospective sur mes écrits grâce aux dispositions de l’UE. Il y a incontestablement eu une main mise non seulement en URSS et dans les pays du pacte de Varsovie sur les partis communistes au pouvoir par des agents de la CIA, mais les partis qui avaient une grande influence en Europe comme le PCI et le PCF n’ont pas été non plus exemptés de ce contrôle. Qui depuis agit comme agent ou est agi par ce que sont devenus ces partis il est difficile de le dire, mais ces gens là ne sont ni des communistes, ni des trotskistes, ni des socialistes mêmes réformistes ce sont des aventuriers dont la politique n’a rien à voir avec la gauche. .
Voici un texte qui rappelle ce que fut l’installation de ces gens là dans les partis ouvriers français et la manière dont ils ont accompagné ce que fut le choix de la rigueur par Mitterrand ce moment de basculement alors que le gouvernement Mauroy avec des ministres communistes est contraint d’avaler le fait que le visiteur du soir (comme l’appelait Krasucki) Gattaz le patron des patrons de l’époque imposait un changement de politique à Mauroy au vieux parti socialiste du nord. Une bande de courtisans qui prenait le visage de couches moyennes dénonçant le totalitarisme de l’URSS et de la classe ouvrière imposait une nouvelle social démocratie mais il faut là encore voire les FAITS et pourquoi je fais partir la contrerévolution en France de cette année 1983 où MItterrand choisit la rigueur et où Walesa reçoit le prix Nobel de la paix. Mais où Thomas Sankara le révolutionnaire prend le pouvoir dans ce qui est encore la Haute Volta et qui va devenir le Burkina Faso qui sera assassiné par les services secrets français ceux qui commencent des opérations au Tchad et qui deviennent les supplétifs des USA sur ce continent…
Qu’ajouter quand je vois les troupes de l’OCI tenter de prendre d’assaut la municipalité communiste de Venissieux et les élus de cette ville au courage sans faille mais le nez sur le guidon de leur ville subir les aigreurs de l’ancien édile passé à l’extrême-droite et à l’anti-islamisme primaire, tandis que personne sauf la droite ne semble décidé à faire un recours devant un tel résultat et de tels moeurs, je mesure l’état de dégradation qui s’est produit dans la logique de ce débat entre Marchais et Jospin… Sommes-nous irrémédiablement « américanisés » c’est-à- dire arrivés à un tel degré de « communautarisme » et de pseudo république des couches moyennes s’attaquant de fait en priorité à ce qui constituait la souveraineté du peuple français ? C’est possible et le pire n’est pas à écarter… Tant la vertu puritaine, celle qui a accompagné les Etats-Unis dans leur pire dérive est proclamée aux dépends des réalités d’une situation que l’on laisse se dégrader derrière des mots qui ont perdu leur sens. Il ne reste plus à espérer que quelques vestiges historiques du temps où le parti communiste et le gaullisme se partageaient le champ politique républicain ressurgisse au-delà de leur destruction parallèle par les « mitterrandiens » trostiko-collabo-notables à la Hollande et les sarkozistes-chiraquiens- retailleau et autres Larcher, pour en appeler à un sursaut patriotique parce que c’est bien de cela qu’il s’agit et ce sera au peuple de toute façon de payer l’addition et il s’en souviendra.. il s’abstient déjà… (note de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
Patrick Alvarez
Les années JOSPIN, HUE, GAYSSOT, VOYNET, STRAUSS-KAHN et Cie.
Lionel JOSPIN s’est éteint à Paris à l’âge de 88 ans, presqu’un mois avant la date anniversaire du 21 avril 2002.
Au-delà de son parcours politique qui le classe parmi les personnalités socialistes marquantes du XXème siècle et du début du XXIème, jusqu’à son quasi retrait de la vie politique en 2002, c’est le souvenir d’une certaine dérive du courant social-démocrate vers un social-libéralisme assumé qui définit le mieux la figure de ce dirigeant politique.
Sa double vie politique, d’abord au sein de l’Union de la Gauche Socialiste à la fin de années 50, du PSU ensuite en 1960 et en 1965 son adhésion à l’Organisation Communiste Internationale, mouvement trotskiste, marque un parcours fondé sur la dissimulation et le mensonge. Qui peut raisonnablement croire que le militant lambertiste rompra tout lien avec l’OCI à partir du moment où, comme il le dit lui-même, « j’accepte les responsabilités nationales en 1973 au sein du Parti Socialiste » (Parti refondé en 1971 au Congrès d’Epinay).
C’est à l’Ecole Nationale d’Administration, toujours dans les années 60, qu’il rencontre le Baron Ernest-Antoine SEILLIERE (le fossoyeur de Creusot-Loire), avec qui il entretiendra les meilleures relations du monde.
Premier secrétaire du PS en 1981, Ministre de François MITTERAND et Premier Ministre en 1997, Lionel JOSPIN marque l’histoire politique française de la fin XXème siècle par une série de décisions politiques qui conduiront à la défaite historique de la Gauche en avril 2002.
Au mépris du contrat de gouvernement qui l’engage auprès de ses partenaires de la Gauche plurielle, sans que ces derniers, communistes et écologistes, n’opposent une grande résistance, le premier ministre JOSPIN va développer une politique de privatisation des entreprises publiques que la droite n’a jamais égalée dans notre histoire. De 1997 à 2002, France Télécom, Air France, CSF, Thomson, Le Crédit Lyonnais, le GAN et plus d’un millier de sociétés du secteur public ou semi-public sont passées dans le giron du secteur privé sous les applaudissements du patronat.
En juin 1997, il fait adopter au sommet européen d’Amsterdam « Le Pacte de stabilité » qui consacre les choix austéritaires qui pèsent jusqu’à aujourd’hui sur les peuples de l’Union Européenne.
Enfin, sur le plan institutionnel, et comme le souligne la presse à l’époque, « en pleine connivence avec Valéry GISCARD d’ESTAING », Lionel JOSPIN arrache en 2000 un référendum sur la réduction à 5 ans du mandat présidentiel. Avec son complice François HOLLANDE, le Parti socialiste et la droite, le dispositif est complété un an plus tard par l’inversion du calendrier électoral. Les élections législatives deviennent un appendice de l’élection présidentielle puisque placées, dans le calendrier, après cette dernière. Consécration ultime du système présidentiel ardemment défendu par la grande bourgeoisie.
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