Le premier jour du voyage apostolique du pape Léon XIV en Espagne a été marqué par un thème clair et puissant : la nécessité de construire la paix dans un monde en proie aux conflits, à la peur et aux divisions. De la cérémonie d’accueil à Madrid à la grande veillée réunissant plus de 600 000 jeunes sur la Plaza de Lima, le pontife a délivré un message qui dépasse largement les frontières de l’Espagne et s’adresse à toute la communauté internationale. Nous vous présentons le sens du message papal de la part de ces chrétiens italiens défenseurs passionnés de Cuba- symbole de la vie contre la force aveugle et brutale d’un monde condamné. Il se dessine aussi les contours d’un rassemblement civilisationnel. C’est au-delà du politique, tel qu’il est limité aujourd’hui et donc on peut dire comme le Pape et comme tous ceux qui aspirent à un autre monde que ce n’est pas politique. Mais c’est en défense de l’humanité c’est-à-dire qu’il y a là l’exigence d’une autre conception du politique qui est à la base de l’engagement communiste. Comment conserver cette perspective tout en s’impliquant dans les défis concrets qui sont ceux de l’humanité. Réfléchir et approfondir notre définition de la « sécurité ». (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
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16/05/2026

Dans ses récentes interventions publiques, rapportées par la presse spécialisée et les médias du Vatican, le pape Léon XIV a développé une critique de plus en plus tranchée de la logique du réarmement et du rôle croissant de l’industrie militaire dans les décisions économiques et politiques contemporaines. Deux moments en particulier – le discours prononcé à l’université La Sapienza et une intervention ultérieure adressée au monde financier – forment un axe commun : la dénonciation d’un modèle de sécurité fondé sur les armes et la dissuasion.
« N’appelez pas le réarmement « défense » »
Lors de sa rencontre à l’université La Sapienza de Rome, le pape a remis en question le langage même employé pour décrire l’augmentation des dépenses militaires en Europe. Selon Léon XIV, qualifier de « défense » cette croissance massive des armements est une déformation de la réalité : le réarmement n’apaise pas les tensions, mais les exacerbe, détournant des ressources essentielles de l’éducation, de la santé et de la recherche.
Le pape a souligné que le plan « Réarmer l’Europe » s’inscrit dans une tendance mondiale d’augmentation marquée des dépenses militaires, avec des conséquences directes sur le bien-être social et la cohésion de la société. Il a affirmé que la sécurité ne saurait se réduire à la seule dimension militaire, mais doit englober la justice sociale, l’éducation et la diplomatie.
L’illusion de la dissuasion et le rôle de l’industrie de l’armement.
Dans un autre passage souvent cité, Léon XIV critiquait ce qu’il appelait « l’illusion de la dissuasion », c’est-à-dire l’idée que l’équilibre militaire garantit automatiquement la paix. Au contraire, cette logique alimente une spirale d’insécurité permanente et renforce le pouvoir politique et économique de l’industrie militaire.
Selon cette perspective, la croissance de l’industrie de l’armement n’est pas neutre : elle oriente les investissements, la recherche technologique et les décisions stratégiques, influençant profondément le développement des sociétés contemporaines.
Finance et responsabilité éthique : « l’argent n’est jamais neutre »
Dans son discours adressé au monde bancaire et financier, le pape a élargi sa réflexion en établissant un lien entre la guerre et le système économique mondial. Le message est clair : l’économie est indissociable de ses conséquences sociales et politiques.
Léon XIV insistait sur le fait que l’argent n’est jamais neutre, car les décisions d’investissement déterminent quels secteurs sont renforcés et lesquels sont affaiblis. Lorsque les capitaux sont orientés vers l’industrie de l’armement, ils contribuent à consolider une économie de guerre.
Une alternative possible : investir dans la vie.
Face à ce constat, le pape préconise un changement de priorités : investir dans l’éducation, la santé, la recherche civique et la coopération internationale. C’est dans ces domaines, affirme-t-il, que se construit une paix véritable et durable.
Sa proposition est également culturelle : dépasser l’idée que la sécurité dépend de la puissance militaire et reconnaître le rôle central de la dignité humaine.
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