Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

le Zugzwang:Bulgarie, un nouveau Orban ? nation, internationale et tentative d’échapper aux logiques impérialistes…

La victoire pourtant annoncée de longue date de l’ancien président Roumen Radev au scrutin législatif anticipé du dimanche 19 avril est devenue, au fil des heures, un véritable raz-de-marée électoral. Selon les chiffres publiés lundi 20 avril au matin par la Commission électorale centrale, sa coalition Bulgarie progressiste, créée en à peine quelques semaines, a remporté près de 45 % des suffrages, révèle le quotidien populaire 24 Tchassa. Une victoire écrasante qui lui permettrait, avec 132 députés sur 240, de gouverner tout seul, renchérit le journal en ligne Dnevnik. L’ex-président bulgare Roumen Radev, qui appelle à renouer le dialogue avec la Russie, a remporté la majorité au Parlement, selon des résultats électoraux quasi définitifs publiés lundi. Ce dénouement pourrait mettre fin à l’instabilité politique dans le pays, après huit scrutins en cinq ans pour un pro-russe. S’agit-il d’un nouvel Orban? Le personnage n’est pas le même, il n’est pas corrompu et son pouvoir ne repose pas sur des cercles mafieux que l’on a laissé s’installer y compris dans la confusion avec Trump. le mouvement en Europe va-t-il au contraire vers des alliances plus clairement marquée en ce sens comme avec le slovaque ? Quant on connaît la Bulgarie, l’amitié quasi inconditionnelle que ce pays a toujours manifesté pour l’URSS, un tel résultat apparait comme relevant d’une logique historique beeaucoup plus profonde qui a été une chance de paix . Là encore je vous recommande la lecture de ce que j’écrivais en 1999 sur les Balkans et sur les peuples issus du choc de deux empires décomposés l’Autriche et l’empire Ottoman et la tentative complètement illusoire de l’OTAN, des USA et de l’UE de leur imposer un destin (1). Si le retour à Dimitrov est souvent erroné, il est reccommandé pour la compréhension de ce que les Balkans, plus généralement l’Europe qui fut celle du pacte de varsovie permet de comprendre pour l’action d’aujourd »hui (2) (note de danielle Bleitrach histoire et societe)

“L’ancien président disposera d’une majorité absolue. L’instabilité politique prend ainsi fin. Toute la responsabilité repose désormais sur un seul homme. Il promet de démanteler le ‘modèle oligarchique’ en Bulgarie. Mais aussi un dialogue pragmatique avec la Russie, ce qui suscite des inquiétudes quant à savoir s’il ne deviendra pas le nouveau Viktor Orbán de l’Union européenne”résume Svobodna Tochka, un nouveau média crée à Sofia par les journalistes de l’ancien service en langue bulgare de Radio Free Europe / Radio Liberty.

‘ex-président bulgare Roumen Radev a remporté son pari en arrivant en tête des législatives avec 44,58% des voix, selon des résultats partiels publiés ce lundi, sa formule prorusse mais anticorruption ayant largement séduit l’électorat du pays le plus pauvre de l’Union européenne.

L’homme de 62 ans, à la tête du pays le plus pauvre de l’Union européenne entre 2017 et 2026 remporterait à minima 132 des 240 sièges du Parlement bulgare. 

Il devance largement les conservateurs (GERB) de l’ancien Premier ministre Boïko Borissov, qui dirigeaient le précédent gouvernement, et les libéraux du PP-DB, qui enregistraient respectivement 13,01% et 14,26% selon des résultats partiels publiés lundi matin par la Commission électorale centrale, portant sur 60,79% des bulletins dépouillés.

Roumen Radev, ancien général de l’armée de l’air, ambitionne de s’appuyer sur sa majorité pour mettre un terme à la crise politique que traverse depuis 2021 le pays membre le plus pauvre de l’Union européenne.

Un parti pro-russe

Roumen Radev s’est félicité d’une «victoire de la liberté sur la peur». Ne rejetant pas l’Union européenne, celui-ci s’est cependant montré dubitatif quant à la stratégie à adopter notamment vis-à-vis de la Russie. 

Avant le scrutin, il avait affirmé partager, sur l’envoi d’armes à l’Ukraine, les positions de la Hongrie et la Slovaquie, estimant «ne pas voir l’intérêt pour son pays, pauvre, de payer ». Lors de cette élection, Roumen Radev a grignoté l’électorat du parti pro-Kremlin, Vazrazhdane, grâce à ses positions ouvertes face aux Russes et anti-élites.

(1) https://lepcf.fr/La-Troisieme-Guerre-mondiale-a-t-elle-commence-au-Kosovo?fbclid=IwY2xjawRSvdBleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEex6WmJKA6Vyv80aMMmQdeDB6nXtxc1Rmm–Yryh9l7Wf-fD7-h4nro3e09k0_aem_zHe0-gpBr6q-uTLc58xRAA

(2) Ces dirigeants ne sont pas communistes mais ils représentent néanmoins une  mémoire historique de ce qu’a été la lutte nationale à l’intérieur de l’internationale pour se dégager d’un affrontement impérialiste. le souvenir de Georgi Dimitrov, de son nom complet Georgi Dimitrov Mihaylov (en bulgare : Георги Димитров Михайлов, transcription française : Gueorgui Dimitrov Mihaïlov), né le 18 juin 1882 dans le village de Kovatchevtsi près de Pernik (région minière non loin de Sofia) et mort le 2 juillet 1949 au sanatorium de Barvikha près de Moscou, est un homme d’État bulgare. Il est président du Conseil des ministres de la république populaire de Bulgarie du 23 novembre 1946 à sa mort. Dirigeant communiste, il mène l’insurrection infructueuse de 1923, ce qui le conduit à s’exiler en URSS, d’où il dirige l’Internationale communiste entre 1934 et 1943. Arrêté en Allemagne et jugé pour complicité dans l’incendie du Reichstag en 1933, il prouve son innocence lors du procès de Leipzig et acquiert une renommée internationale.

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