Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Le Venezuela active un « plan spécial » de suspension des vols suite à la déclaration de Trump .

On peut qu’être fasciné par la manière dont les USA agissent avec leurs vassaux et guerriers par procuration sur un mode déjà en gestation sous Clinton et Obama, mais avec une brutalité stupéfiante qui marque une nouvelle ère. Dans celle-ci, la débâcle devant les contradictions internes et externes qui minent la base des piliers de la puissance (le militaire, le dollar, le monopole de l’information) peut aller jusqu’à tenter de copier l’adversaire au point de douter des « camps ». Mais on aurait tort de croire qu’il y a changement de « nature », au contraire. Dans l’attaque contre le Venezuela on retrouve le cocktail habituel, considérer l’autre Amérique, la latine comme possession des USA et attribuer aux victimes de cette mise en coupe réglée l’origine des maux dont souffre la population étasunienne. Le tout dans une conception de la sécurité qui est devenue celle de l’UE et de la France. Il y a d’ailleurs comme souvent une coïncidence de nouvelles que l’on peut considérer comme fortuites et qui ne le sont pas tout à fait si l’on a une conception élargie de la crise impérialiste : la fermeture de l’air au Venezuela, la tentative de bloquer la navigation dans la Mer noire par le terrorisme ukrainien, la tentative d’encerclement de Taïwan par le Japon, et la manière dont un millier d’avions Airbus sont cloués au sol parce qu’incapables de faire face à la crise climatique (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Le Venezuela a indiqué avoir activé tous les mécanismes multilatéraux prévus par le droit international pour obtenir « la cessation immédiate de cette action illégitime et illégale ».
Le Venezuela a indiqué avoir activé tous les mécanismes multilatéraux prévus par le droit international pour obtenir « la cessation immédiate de cette action illégitime et illégale ». AFP

29 novembre 2025 20:59

Caracas. Le gouvernement vénézuélien a activé samedi un plan « spécial » afin de garantir l’entrée et la sortie du pays aux citoyens touchés par l’arrêt des opérations de plusieurs compagnies aériennes dans ce pays des Caraïbes, suite à l’alerte émise par les États-Unis.

« Le gouvernement des États-Unis se conforme à la demande de María Machado de tenter de bloquer l’espace aérien vénézuélien. En réponse à cette agression, le président Nicolás Maduro a ordonné un plan spécial pour le retour des Vénézuéliens bloqués à l’étranger, ainsi que pour faciliter les départs de ceux qui doivent quitter notre territoire », a précisé la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodríguez, dans un message publié sur Telegram.

Dans son message, le responsable a ajouté que le Venezuela avait également activé tous les mécanismes multilatéraux conformément au droit international pour « la cessation immédiate de cette action illégitime et illégale ».

Le président Donald Trump a publié un message dans lequel il avertissait que l’espace aérien au-dessus du Venezuela et de ses environs devait être considéré comme « totalement fermé » aux « compagnies aériennes, aux trafiquants de drogue et aux trafiquants d’êtres humains ».

Le gouvernement du président vénézuélien Nicolás Maduro a répondu qu’il continuerait d’exercer pleinement sa souveraineté, laquelle est « protégée par le droit international sur l’ensemble de son espace aérien ».

L’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA) a recommandé le 25 novembre « de faire preuve d’une extrême prudence lors des opérations dans la région d’information de vol de Maiquetía à n’importe quelle altitude, en raison de la détérioration de la situation sécuritaire et de l’activité militaire accrue au Venezuela et dans ses environs ».

Selon la notification, qui sera initialement en vigueur jusqu’au 19 février, la situation actuelle représente des risques potentiels pour les aéronefs à toutes les altitudes, y compris pendant le survol, les phases d’arrivée et de départ, ainsi que dans les aéroports et au sol.

Cette mesure intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Caracas et Washington concernant le déploiement militaire et aérien américain dans le sud de la mer des Caraïbes.

L’administration de Donald Trump, qui a baptisé l’opération « Lance du Sud », a justifié cette action comme une stratégie de lutte contre le trafic de drogue et les groupes qu’elle qualifiait de « narcoterroristes » dans la région.

L’ampleur des forces déployées comprend des destroyers, un sous-marin nucléaire et le porte-avions USS Gerald R. Ford, ainsi que plus de 4 000 marines.

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