Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Le plan américain (de privatisation sans fin) et les élections de 2026, un « modèle » y compris pour la France…

10 juin 2026

Le « plan américain » celui qui au plan international comme national affirme la survie du capitalisme fut-ce aux dépens du genre humain est ici décrit comme « la privatisation sans fin » l’enrichissement d’une poignée se nourrissant des ressources, de la vie de tous ». La bête sauvage pour reprendre la définition de Hegel n’a plus aucune régulation et le système politique repose sur des sommes de plus en plus colossales avec le spectacle permanent et l’art de noyer les foules sous une accumulation de détails, des cris de haine. Par parenthèse ce qui se passe sur les réseaux sociaux avec les campagnes de haine en particulier contre Fabien Roussel de la part d’une secte chauffée à blanc derrière Mélenchon est insupportable et nous conduit vers ce monde là. C’est pour cela que j’ai été conduite à publier hier la note suivante sur le dévoiement des campagnes électorales en France (1)(noteettraduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Sidney Plotkin-Bill Scheuerman

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Image par Element5 Digital.

Le plan américain et les élections de 2026

Woody Guthrie chantait fièrement « Cette terre est ta terre, cette terre est ma terre / De la Californie à l’île de New York », mais, en réalité, la privatisation de vastes ressources et richesses publiques est l’une des dynamiques marquantes de l’histoire américaine. L’économiste politique Thorstein Veblen a qualifié ce processus de « Plan américain » : la conversion des ressources publiques en propriétés privées le plus rapidement possible.

Tout a commencé par la « saisie légale » des terres et des ressources autochtones. Puis, au siècle dernier, le gouvernement fédéral a commencé à brader nos infrastructures de communication. Nouvelles technologies, même résultat. Loin de promouvoir la démocratie, le Plan américain a concentré richesse et pouvoir entre les mains d’une poignée d’individus. Sans surprise, les riches transforment régulièrement leur fortune privée en pouvoir politique en achetant (ou en louant) des politiciens et en manipulant l’opinion publique, un processus que la Cour suprême ose qualifier de « liberté d’expression ». Grâce à la décision de la Cour suprême de Roberts de supprimer les derniers vestiges de la limitation des dépenses de campagne et à la concentration des médias entre les mains de quelques milliardaires, la manipulation de l’opinion publique atteint des sommets lors de l’élection de 2026.

Autrefois, un journal local comme le Manchester Daily Union, ou plus tard des groupes de presse comme les publications Hearst, tentaient d’influencer le cours de la politique, mais leur impact était limité par le temps et l’espace. Aujourd’hui, les médias sont instantanés et omniprésents. Ken Paxton et John Cornyn, par exemple, ont dépensé près de 130 millions de dollars lors de leur primaire pour un siège au Sénat américain, un record absolu pour une primaire à l’échelle d’un État. Et ce n’est que le début. Les analystes prévoient que le vainqueur dépensera 250 millions de dollars supplémentaires pour remporter le siège du Texas en novembre prochain. Ces dépenses politiques colossales, principalement destinées à l’accès aux ondes et aux réseaux sociaux, laissent penser que l’élection de 2026 constituera probablement un cas extrême de l’arrêt Citizens United, renforçant les monopoles médiatiques qui profitent d’un système de licences de diffusion transformant le bien public – les ondes – en propriété privée.

Ces sommes colossales investies dans les campagnes électorales permettent à une autre force de saper notre démocratie de manière encore plus insidieuse. L’octroi de licences pour la diffusion de nos ondes hertziennes à des intérêts privés, moyennant une somme symbolique, en vertu de la loi fédérale sur les communications de 1934, a suivi la même trajectoire de concentration que la privatisation d’Internet, développé par l’État fédéral, des décennies plus tard. Aujourd’hui, en 2026, grâce à la loi sur les télécommunications de 1996, qui a privatisé Internet, un service public, cinq ou six conglomérats seulement contrôlent 90 % de la diffusion télévisée et câblée, tandis que cinq autres entreprises contrôlent quasiment Internet et qu’iHeart Media touche 90 % des auditeurs de radio américains. Autrement dit, une douzaine d’entreprises sont désormais libres de noyer l’ensemble de la population sous un flot continu de « faits alternatifs ».

Les flots d’argent qui inondent le système politique assiègent la démocratie d’une manière que le propriétaire de votre journal local, voire William Randolph Hearst, n’aurait jamais pu imaginer. Les campagnes médiatiques coûteuses sont un élément essentiel du processus électoral, et la principale raison pour laquelle les politiciens se prosternent devant les milliardaires.

Mais la corruption actuelle de la démocratie par les grands groupes financiers n’était pas inévitable. Voici pourquoi : parmi les dispositions les plus importantes de la loi fédérale sur les communications de 1934 figurait l’octroi de licences de diffusion publique à des entreprises privées. Celles qui ont eu la chance d’obtenir une licence pour diffuser sur les ondes publiques se sont vu octroyer de facto un pouvoir économique quasi monopolistique.

Le modèle économique était simple. Les chaînes de télévision proposaient des programmes « gratuits » pour attirer l’audience, car c’était précisément cette audience que les annonceurs étaient prêts à payer. En échange de ce qui s’apparentait à une véritable manne financière, les chaînes promettaient de servir « l’intérêt public, la commodité et la nécessité ». Agir dans l’intérêt public impliquait pour elles de rester politiquement neutres et de donner la parole à divers points de vue et candidats politiques, une pratique qui a donné naissance au principe d’équité. Cependant, sous l’impulsion de Ronald Reagan, la FCC a aboli ce principe en 1987, ouvrant la voie à un déferlement d’argent et de désinformation.

Comme l’expliquait Veblen, la conversion des richesses publiques en « propriété » privée est l’essence même du « Plan américain… une pratique établie consistant à transférer toutes les richesses publiques à des fins privées selon un plan de spoliation légalisée… au détriment de la collectivité ». Quels sont donc ces coûts pour la communauté démocratique à l’aube du cycle électoral de 2026 ?

Avant tout, le rôle de plus en plus important que joue l’argent en politique mine la démocratie à un moment où les inégalités économiques atteignent des sommets aux États-Unis. Ces inégalités continueront de s’accroître, car une poignée de puissants magnats des médias accaparent la part du lion de ces financements politiques, ce qui consolide leur pouvoir et leur permet d’imposer leur vision du monde à l’ensemble des médias, au détriment de la vérité. Et quiconque ose contester cette kleptocratie est voué à disparaître. Pensons à Scott Pelley, Stephen Colbert et Jimmy Kimmel. Faut-il s’étonner que tant de gens votent contre leurs propres intérêts ? Mais, comme Veblen l’a un jour fait remarquer avec ironie, à quoi servent les consommateurs et les contribuables, sinon à payer le prix fort pour des « citoyens substantiels » ?

(1)voici ce que j’ai été contrainte de publier sur ma page facebook tant ce qui se passe autour de la candidature de Mélenchon annonce un franchissement inquiétant, qui accompagne d’autres formes d’intervention type Bolloré : il s’agit d’un chantage permanent à se soumettre faute de quoi c’est la mort civile programmée. Avec le choix à l’intérieur même du parti ou de la protestation esquissée de ceux qui pris de peur pour eux mêmes, leurs intérêts deviennent les agents de la menace. Les questions politiques deviennent secondaires et sont mêmes noyées dans le flot ininterrompu des « faits divers », il n’y a plus que la personnalisation et la dénonciation de celui qui ose contredire le chef. Le modèle communautariste made in USA est là également.

CELA RECOMMENCE ET VOUS DEVEZ ËTRE PREVENUS :

c’est immonde et intolérable de bêtise et d’anticommunisme primaire, d’attribuer à Fabien Roussel l’échec de la gauche et il faut être aveuglé par lahaine et la courte vue de la secte qui est en train de s’hystériser autour de Melenchon pour aller jusque là et y ajouter toujours plus de crachats et d’ordure immeritées, un lychage qui n’a aucun fondement rationnel.

ceux qui osent diffuser pareille merde seront supprimés de ma listecomme des fascistes dont ils adoptent l’argumentaire stupide. et dieu sait que je ne suis pas aveugle sur les limites du PCF mais elles ne sont rien à côté du fascisme anticommuniste que certains se croient autorisés à proférer c’est digne de DORIOT. Cela donne la chair de poule à ceux qui ont comme moi le rejet de la vulgarité brailarde des fascistes, la haine gratuite qu’ils sont capables de déployer contre l’objet qu’on leur désigne…

La manie obsessionnelle d’un Melenchon devenu sénile de se croire présidentiable s’interroge et il est en train de tout faire pour se tailler non seulement un nouvel échec et laisser une gauche divisée mais pour représenter dans l’histoire le visage de la démagogie et de la haine, le contraire de ce dont la France a besoin.

REVEILLEZ VOUS ! ON NE PEUT PAS ETRE DE GAUCHE ET VOMIR DES ÂNERIES PAREILLES…

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1 Commentaire

  • Joel
    Joel

    Totalement d’accord avec toi je pense que cette haine de la secte (qui ne date pas d’hier) est en plus instrumental Isère par le pouvoir pour en finir avec les partis(pcf ps verts lr) au profit d’un triple populisme : rn fi em ce serait la fin rêvée par les neoliberaux il faut en effet remarquer l’omniprésence de Fi et rn dans les médias on ne voit qu’eux

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