Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Le Mexique ne participera pas au Conseil de paix si la Palestine n’y est pas incluse, répond-il aux États-Unis.

La présidente mexicaine qui par ailleurs confirme des relations économiques avec le Canada, le Japon, continue sa ligne de souveraineté d’aide à Cuba, et de soutien comme ici à la Palestine. Par ailleurs, elle poursuit une politique sociale et de lutte contre la corruption, alors que comme nous l’avons vu gauchisme et droite tentent de la déstabiliser. Pour comprendre ce qui se joue en Amérique latine, il faut là aussi bien maîtriser les enjeux et l’endiguement face à la férocité de l’impérialisme. (noteettraduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Diverses organisations pro-palestiniennes, lors d'un rassemblement politique, artistique et culturel intitulé « Vague de paix », sur l'esplanade du Monument à la révolution contre le génocide en Palestine.
Diverses organisations pro-palestiniennes lors d’un rassemblement politique, artistique et culturel, « Vague de paix », sur l’esplanade du Monument à la révolution contre le génocide en Palestine. Photo : Jair Cabrera Torres / archives

L’émir Olivares et Arturo Sánchez

18 février 2026 13:40

Mexico (Californie). Le gouvernement mexicain a refusé de participer au Conseil de paix de Gaza – créé à l’initiative du président américain Donald Trump – car cette initiative n’inclut pas la participation de l’un des États impliqués dans le conflit : la Palestine.

Le ministère des Affaires étrangères a justifié sa décision par le cadre juridique national relatif aux traités, les principes constitutionnels de politique étrangère et la position historique du Mexique selon laquelle les États impliqués doivent participer au règlement des conflits.

Dans sa réponse adressée à Washington, exposant les raisons de ce refus, le ministère a expliqué que le Mexique plaide pour la participation des deux États (Palestine et Israël) à toute tentative de résolution du conflit au Moyen-Orient.

Il a également réaffirmé sa participation en tant qu’observateur, comme l’a annoncé hier la maire Claudia Sheinbaum Pardo.

Le ministère des Affaires étrangères a précisé que la communication envoyée aux autorités américaines reconnaissait la volonté d’établir un mécanisme visant à instaurer une paix durable dans la région ; toutefois, il a expliqué que le Mexique ne participerait pas en tant qu’État membre à cette initiative en raison de son cadre juridique national relatif aux traités et de ses principes constitutionnels de politique étrangère.

« Le Mexique a réaffirmé sa position historique concernant la solution à deux États, qui exige que les deux parties concernées, Israël et la Palestine, participent à toute initiative de règlement du conflit, conformément à l’égalité souveraine des États et aux principes de politique étrangère énoncés à l’article 89, section X, de la Constitution, notamment le règlement pacifique des différends et l’autodétermination des peuples », a souligné le ministère des Affaires étrangères. 

Au nom du gouvernement mexicain, ce dernier a exprimé sa gratitude pour l’invitation des États-Unis à participer en tant que membre fondateur du Conseil de paix de Gaza.

Il a précisé que, « conformément à sa vocation pacifiste et à son engagement en faveur du dialogue multilatéral », le Mexique participera en qualité d’État observateur « afin d’accompagner ce processus et tous les processus menant à une paix durable ».

Tout en précisant que le statut d’observateur n’implique aucune participation aux décisions du Conseil ni la prise d’engagements contraignants, « il nous permettra de contribuer aux efforts en faveur de la paix dans cette région, en complément des efforts déployés dans le cadre des Nations Unies ».

Hier, lors de sa conférence de presse matinale, la maire Sheinbaum Pardo a révélé que le Mexique ne se joindrait pas à l’initiative de Trump et n’y participerait qu’en tant qu’observateur. Elle a précisé que l’ambassadeur du Mexique auprès des Nations Unies, Héctor Vasconcelos, avait été désigné comme représentant du Mexique au sein de cet organe.

Elle a indiqué que le refus de faire partie du Conseil de paix découlait de la reconnaissance officielle par le Mexique de la Palestine comme État. Par conséquent, pour que cette initiative soit cohérente avec cette position, ces groupes de paix devraient inclure les deux États, la Palestine et Israël, « et ce n’est pas l’approche adoptée lors de cette réunion » pour la paix dans la région.

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