Il n’est jamais trop tard pour tenter de bénéficier de l’expérience cubaine face à l’impérialisme. Que nos « stratèges devant l’ordinateur », si prompts à relayer les campagnes de l’empire pour avoir l’air de savoir ce qu’ils ignorent, en tirent leçon : les USA ont tenté de nous imposer leur version, celle de leur toute puissance qui permettait de faire planer le doute sur les victimes de l’opération. Révéler les conditions réelles de l’affrontement n’est que justice pour ceux qui ont donné leur vie en combattant, mais dire la vérité rendait le procès intenté à Maduro beaucoup plus inconfortable : il ne s’agissait pas d’une opération de police favorisée par un régime qui l’aurait vendu mais bien d’un acte de guerre contre le peuple vénézuélien et son gouvernement demeurés unis face à cet acte condamné universellement. Le genre de chose qu’un communiste jadis savait d’instinct parce qu’il bénéficiait d’un savoir collectif et qu’il n’était pas un badaud des réseaux sociaux… mais un militant (un soldat) à sa manière, cela dans ce domaine comme bien d’autres ne le soumettait pas aux illusions de rumeurs impérialistes mais lui faisait reprendre pied dans la réalité. Ledit militant sans qu’il soit besoin de le lui rappeler savait ce qu’il devait diffuser un maximum, avant que le PCF ne soit liquidé. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsocieté)
Le mensonge de Washington : l’opération contre Maduro a bien fait des victimes américaines•
Les États-Unis persistent à présenter la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro comme une opération « propre », chirurgicale et sans pertes humaines pour leurs forces.
Cependant, ce discours officiel commence à s’effriter lorsque l’on compare les
faits sur le terrain avec les communiqués du Pentagone et de la Maison Blanche.

Diverses sources de renseignement, ainsi que les déclarations des gouvernements directement concernés, indiquent que l’opération a été beaucoup plus violente que ne le reconnaît Washington.
Il y a eu des affrontements armés, une résistance des forces de sécurité et un soutien étranger, et le bilan des morts et des blessés contredit la version d’une intervention sans victimes.
La réaction internationale elle-même le confirme : le Venezuela et Cuba ont décrété un deuil national pour les militaires tombés pendant l’incursion. Il est peu crédible qu’une opération d’une telle ampleur — avec des bombardements, des forces spéciales et un déploiement aérien — n’ait pas fait de pertes dans le camp des envahisseurs, comme l’affirment les États-Unis.
L’histoire militaire américaine montre que, lorsqu’il y a des combats réels, il y a toujours des conséquences.
La dissimulation des pertes n’est pas une nouveauté. Washington a systématiquement recouru à la manipulation de l’information pour maintenir le soutien interne, éviter les questions juridiques et préserver son image de supériorité absolue.
Reconnaître les morts ou les blessés dans une opération qui viole ouvertement la souveraineté d’un autre pays ouvrirait un débat politique délicat, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières.
Réduire l’opération à une simple « action de justice » est une manœuvre de propagande.
Ce qui s’est passé au Venezuela était une intervention militaire directe, avec des victimes, des destructions et un fort impact régional. Nier ses propres pertes ne change rien aux faits : cela ne fait que confirmer que le récit officiel américain repose davantage sur des considérations politiques que sur la vérité.
La capture de Maduro n’a pas été un exploit sans conséquences.
Il s’agissait d’un acte terroriste qui a fait des morts, des blessés et créé un dangereux précédent pour l’Amérique latine. Et comme tant d’autres fois auparavant, Washington a choisi de dissimuler ses pertes plutôt que d’admettre la réalité.
La vérité éclate au grand jour :
Au fil des jours, la version édulcorée de Washington commence à s’effriter. La vérité qu’ils ont tenté d’enterrer sous des communiqués officiels et le silence médiatique commence à faire surface : la capture de Nicolás Maduro n’a pas été une opération chirurgicale sans résistance, mais un affrontement armé d’une grande intensité.
Plus de 200 soldats d’élite américains ont été déployés sur le terrain.
De l’autre côté, 32 combattants cubains ont affronté l’incursion.
Trente-deux hommes qui n’ont pas battu en retraite, n’ont pas fui et n’ont pas négocié. Ils ont donné leur vie, mais pas en vain : avec eux sont tombés plus de 30 soldats américains, un chiffre que Washington refuse de reconnaître publiquement.
D’où le silence.
D’où le déni systématique des pertes propres.
Les admettre reviendrait à reconnaître que « l’empire invincible » saigne, que ses forces peuvent être contenues et que même dans des opérations planifiées avec une supériorité technologique écrasante, la résistance organisée a un coût réel.
- L’histoire est claire :
lorsque les États-Unis cachent des chiffres, ce n’est pas par humanité, mais par opportunisme politique.
Mais les faits sont têtus.
Il y a eu des combats, il y a eu des morts et il y a eu une défaite morale.
La vérité, même si on la cache, finit toujours par éclater au grand jour.

Marcelo Rubéns Balboa Bloggers

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Xuan
L’article est « rétrogradé » par la Facebook :
« la publication peut inclure une vidéo qui montre de la violence explicite »
Réclamation faite aussitôt.