Histoire et société > Si on vous le dit
Le gouvernement Brésilien refuse des visas à des responsables venus des USA e raison des élections proches
Le monde multipolaire pourrait être décrit comme formant des cercles concentriques plus ou moins résistant à la pression impérialiste et l'occident ne cesse de tabler sur les différences entre les adhérents aux BRICS, sur l'absence de "coalition" des pays y compris fondateurs comme l'Inde ou le Brésil avec les partenaires stratégiques que sont la Russie, l"Iran et la Chine voire Cuba, et d'autres pays africains avec qui l'hostilité est de plus en plus marquée. Lula et cela ne date pas d'aujourd'hui c'était déjà le cas dans l'union bolivarienne de Chavez, dans laquelle le brésilien jouait sa propre partie affirmant son adhésion au camp "démocratique" et dans le même temps s'opposant à toute ingérence des USA, le Mexique joue un rôle assez proche et parfois d'une manière plus convaincante. Mais le vieux syndicaliste qu'est Lula sait aussi jouer sa partie de la voix raisonnable tout en étant encore plus conscient que d'autres de la nécessité de s'opposer aux USA et au donroise nouvelle figure de la doctrine Monroe. On peut même considérer que Lula est un des plus déterminés à construire une alternative au dollar et sur la capacité à construire un ordre monétaire international au service du développement plutôt que de la domination. Il espère détacher - une illusion commune à bien des nations sud américaine- l'UE des Etats-unis dans son choix d'autonomie. Macron en exagérant leur partenariat et liens personnels se donne de la crédibilité, comme d'ailleurs les liquidateurs au sein du PCF et, tous ceux qui espèrent dans une troisième force qui a de moins en moins de chances de se réaliser vu la nature de l'hegemon et de ceux qui acceptent la vassalisation.
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : www.parismatch.com
Sur fond de tension entre Lula et Trump, le Brésil interdit l’entrée sur son territoire à des responsables américains
Florian Guadalupe26/07/2026 à 11:34
Plusieurs visas ont été refusés à des responsables du département d’État américain qui souhaitaient se rendre dans le pays sud-américain. Ils sont soupçonnés de vouloir perturber la prochaine élection présidentielle qui aura lieu dans quelques mois.
Persona non grata. Selon le « New York Post », le ministère brésilien des Affaires étrangères a annoncé ce samedi avoir refusé des visas à deux responsables politiques américains qui voulaient entrer sur le territoire sud-américain la semaine prochaine. D’après une révélation du « Washington Post », le gouvernement brésilien estime que Riley M. Barnes et Samuel Samson, tous deux travaillant dans des ministères d’État américains, comptaient perturber les élections d’octobre prochain au Brésil.
L’actuel président du Brésil Luiz Inácio Lula da Silva briguera un nouveau mandat face au sénateur Flávio Bolsonaro, fils aîné de l’ex-dirigeant Jair Bolsonaro, qui entretient de nombreux liens avec l’administration Trump. D’ailleurs, le candidat et son frère, Eduardo, avaient rencontré des responsables américains à Washington, dont le président Donald Trump, fin mai 2026.
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Des tensions entre Donald Trump et Lula
Peu de temps après, les tensions entre le locataire de la Maison Blanche et Lula se sont intensifiées. L’administration américaine a classé les deux plus importants groupes de trafiquants de drogue brésiliens, Primeiro Comando da Capital et Red Command, comme organisations terroristes étrangères. Une décision à laquelle le président brésilien s’oppose. Les États-Unis ont ensuite imposé une hausse des droits de douane pouvant atteindre 37,5 % sur des milliers d’exportations brésiliennes, entrée en vigueur ce vendredi.
De son côté, Donald Trump a affirmé que le Brésil avait recours à des pratiques de concurrence déloyale et ne parvenait pas à mettre fin au travail forcé. Deux accusations rejetées par l’administration Lula, qui les considère comme une tentative d’influencer l’élection du sénateur Bolsonaro.
« Un mensonge sans fondement »
Le département d’État américain a déclaré que Barnes et Samson prévoyaient de se rendre à Brasilia du 27 au 30 juillet pour rencontrer des représentants du gouvernement, des chefs religieux et d’autres personnes au sujet de « l’intégrité des élections », de la liberté religieuse et de la liberté d’expression. En réponse à une question de l’Associated Press, le ministère a indiqué que « toute insinuation d’une manœuvre visant à saper les élections d’une nation démocratique est un mensonge sans fondement ».
