Chez nous on ne peut ignorer le rôle joué dans ce christianisme traditionaliste par Marion Maréchal Le Pen et les voyous lyonnais comme tous les mouvements qui ont pris la bannière du Christ pour justifier tous les génocides dans les exodes méditerranéens comme à Gaza, en Afrique, à Cuba. Les dossiers Epstein sont une sorte de pavé dans la mare d’un système qui explique pourquoi il faut aller vers les Eglises qui sont concernés comme les communistes, la gauche s’il en reste par cette attaque contre toutes les forces représentant un principe moral y compris celui qui servi le libéralisme libertaire qui a viré au fascisme. L’article émane du grand journal de centre gauche mexicain la Jornada. Le Mexique subissant un assaut forcené de bandes mafieuses armées en quasi totalité par les Etats-Unis dont l’organisation et la clientèle est aux USA, en Europe… (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et societe)
25 février 2026
La déclassification de documents du département de la Justice américain, les fameux dossiers Epstein, publiés en février 2016, révèle une collusion entre Steve Bannon, ancien conseiller d’extrême droite à la Maison-Blanche, et le défunt financier pédophile Jeffrey Epstein. L’objectif de cette entente était de « faire tomber et d’affaiblir » le pape François.
Des courriels et messages échangés entre 2018 et 2019 révèlent un complot international visant à discréditer le pape François. La raison est simple : François a défendu des positions progressistes sur l’action pastorale, l’écologie et, surtout, une position très ferme en faveur des migrants.
Bannon et Epstein étaient amis avec Donald Trump. Difficile d’imaginer que Trump ignorait tout de ce complot. Les documents révèlent que Bannon a sollicité un soutien financier auprès d’Epstein afin de consolider son réseau de mouvements populistes chrétiens d’extrême droite en Europe.
Le premier incident s’est produit en février 2016, dans l’avion qui le ramenait à Rome après sa visite au Mexique. Un journaliste a interrogé le pape sur les propositions d’immigration du candidat Trump, notamment la construction d’un mur à la frontière sud avec le Mexique. Le pontife a répondu : « Celui qui ne pense qu’à construire des murs, où qu’ils soient, et non des ponts, n’est pas chrétien. » Le candidat à la présidence a réagi vivement et a minimisé les critiques du pape François.
Il a qualifié de « honteux » le fait qu’un chef religieux puisse remettre en question la foi d’une personne.
Steve Bannon, alors coordinateur de campagne de Trump, a qualifié le pape argentin d’ennemi idéologique.
Bannon, âgé de 72 ans, est un stratège politique et un dirigeant de médias. Il est considéré comme l’architecte intellectuel qui a façonné l’idéologie suprémaciste blanche de Donald Trump. Il est le chef du mouvement MAGA (Make America Great Again).
Il a été l’architecte de la campagne électorale de Donald Trump en 2016. Steve Bannon prône une approche qui exalte le nationalisme économique, le populisme de droite, l’ultraconservatisme religieux et la déconstruction de l’État administratif.
Né dans une famille catholique ouvrière de Virginie, Bannon a servi comme officier dans la marine, travaillé comme banquier d’affaires chez Goldman Sachs et été producteur à Hollywood. Avant de rejoindre la campagne de Trump, il dirigeait le site d’information Breitbart, qui promouvait l’extrême droite.
Bannon a été emprisonné pendant quatre mois en 2024 pour outrage au Congrès après avoir refusé de témoigner au sujet de l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021. Sa loyauté envers le président Trump est absolue. Ce mois-ci, le ministère de la Justice, sous la seconde administration Trump, a demandé à la Cour suprême d’annuler cette condamnation.
S’appuyant sur les ambassades américaines en Europe, il a mis en place un réseau de mouvements ultraconservateurs opposés au pape François.
Il a lancé une offensive pour construire un réseau de mouvements populistes et d’extrême droite en Europe, fortement ancrés dans les courants religieux et traditionalistes, sous l’égide de son organisation, Le Mouvement, fondée en 2017 et basée à Bruxelles. Ce réseau visait non seulement à influencer la politique, mais aussi à combattre ce qu’on appelait l’écologisme, le mondialisme et les positions pro-migrants, en prônant une vision théocentrique opposée à l’approche pastorale du pape François.
Il ambitionnait d’unir les partis nationalistes contre l’Union européenne, défendant une identité fondée sur les racines « judéo-chrétiennes » de l’Occident. Il comptait des alliés politiquement influents tels que Viktor Orbán en Hongrie et Matteo Salvini en Italie. Cependant, l’influence américaine et la tentative de reproduire le modèle Trump en Europe n’ont pas rencontré le succès escompté. Bannon finançait de nombreuses organisations catholiques qui harcelaient le pape François sur les réseaux sociaux.
Que ce soit par le biais de fausses informations ou d’actes de sabotage visant à nuire à l’image du pape de Rome.
Pour en revenir aux archives, aux courriels et messages échangés entre Epstein et Bannon, ce dernier sollicitait des fonds pour financer l’extrême droite chrétienne en Europe et renforcer la prétendue « académie des gladiateurs » qu’il avait fondée au sein de l’imposante Chartreuse de Trisulti, aujourd’hui propriété des Cisterciens, en Italie centrale. Bannon et Epstein ont également collaboré à la production d’un film inspiré du livre du journaliste français Frédéric Martel, *Sodome : Pouvoir et scandale au Vatican*, qui aborde l’homosexualité répandue au sein de la Curie vaticane, héritée par François. Selon l’auteur, environ 80 % des hauts responsables étaient homosexuels.
Steve Bannon doit répondre de ses actes de complot et de sabotage. Cette affaire pourrait-elle impliquer le président américain actuel ?
Enfin, faut-il s’interroger sur les possibles complots de l’extrême droite religieuse contre le pape Léon XIV ? Des personnalités liées à Bannon et Trump, comme le cardinal Raymond Leo Burke, Carlo Maria Viganò, ancien nonce apostolique, et Gerard Muller, entre autres, représentent une menace.
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