Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

Le bouclier des Amériques : beaucoup de bruit sinon pour rien en tout les cas en matière de solutions

Il ne s’agissait pas de rassembler tous les pays d’Amérique latine mais le dessus du panier en matière de servilité, les « alliés »… Ceux des régimes dont certains récemment élus comme le Chilien Kast ne cachent pas leur sympathie fasciste et leur anticommunisme ou font du zèle comme l’Equatorien qui a renvoyé les diplomates Cubains et fermé leur ambassade. Tout cela sous le parrainage de Rubio et de son obsession mafieuse qui n’a accepté l’Iran que comme prélude à la main mise sur l’Amérique latine par les mafias exilés et qui rêvent de retour et de pillages. Trump ne s’est pas contenté de menacer le Mexique en tant qu' »épicentre de la violence » des gangs, un prétexte pour attaquer un pays qui résiste ou encore Cuba dont il a une fois de plus annoncé l’effondrement imminent sans même une attaque. Se gorgeant lui-même de sa « victoire » au Venezuela dont nous voyons par ailleurs la forme de résistance par l’organisation et le maillage communal et dont la présidente ne s’est pas non plus rendue à cette réunion du « bouclier de l’Amérique ». En fait, si Rubio est la proie de l’obsession des mafieux de Floride et de leurs trafics, de leur anticommunisme viscéral, Trump lui poursuit partout son obsession antichinoise pour lui couper l’accès à l’énergie et à un commerce déjà fortement intégré. Ce qui oblige un certain nombre de ces présidents à un véritable numéro d’équilibriste surtout que Trump n’a rien à leur offrir en échange qu’une déstabilisation supplémentaire à celle que connaissent déjà ces pays. L’essentiel pour Trump c’est de fanfaronner … Voici donc d’abord l’analyse par le Mexique de cette réunion et de ceux qui n’y ont pas participé et sont sous la menace d’une intervention précédée d’une déstabilisation y compris par les gangs qui en fait sont largement manoeuvrés et protégés depuis les USA. suivi d’une brève analyse du journal français les Echos sur la tentative de parade à l’influence chinoise. (note et traduction de danielle Bleitrach)

Les présidents de l'Argentine, de la Bolivie, du Costa Rica, de la République dominicaine, de l'Équateur, du Salvador, du Guyana, du Honduras, du Panama, du Paraguay, de Trinité-et-Tobago, ainsi que le président élu du Chili, ont participé à une réunion en Floride, convoquée par Donald Trump. Ce dernier a signé une initiative visant à lutter contre la criminalité transnationale dans l'hémisphère et à former une coalition américaine anti-cartels. Il a réaffirmé que le Mexique représente une menace pour la sécurité nationale des États-Unis, car il est contrôlé par les cartels de la drogue. « Nous devons les éradiquer et les frapper sans relâche. »
Les présidents de l’Argentine, de la Bolivie, du Costa Rica, de la République dominicaine, de l’Équateur, du Salvador, du Guyana, du Honduras, du Panama, du Paraguay, de Trinité-et-Tobago, ainsi que le président élu du Chili, ont participé à un sommet en Floride convoqué par Donald Trump. Ce dernier a signé une initiative visant à lutter contre la criminalité transnationale dans l’hémisphère et à former une « coalition américaine anti-cartels ». Il a réaffirmé que le Mexique représente une menace pour la sécurité nationale des États-Unis, car il est contrôlé par des groupes de trafiquants de drogue. « Nous devons les éradiquer et les frapper sans relâche. » AFP

I-Le Mexique, « épicentre » de la violence des cartels dans la région : Trump cherche un prétexte pour attaquer…vu par la Jordana

David Brooks et Jim Cason, correspondants

8 mars 2026 08:06

New York et Washington. Donald Trump a réaffirmé que le Mexique représente une menace pour la sécurité nationale des États-Unis, car il est contrôlé par les cartels de la drogue et constitue « l’épicentre » de la violence criminelle dans l’hémisphère occidental, avertissant que même s’il « apprécie » la « belle » présidente mexicaine, son gouvernement ne peut tolérer cette situation dans le pays voisin.

Dans son discours prononcé à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle entité « Bouclier des Amériques » à Miami, Trump a déclaré qu’il était temps d’endiguer la criminalité transnationale dans l’hémisphère, soulignant que « l’épicentre de la violence des cartels se trouve au Mexique ». Il a accusé les cartels mexicains d’« alimenter et d’orchestrer une grande partie des effusions de sang et du chaos dans cet hémisphère, et le gouvernement des États-Unis fera tout ce qui est nécessaire pour défendre notre sécurité nationale et protéger la sécurité du peuple américain ».

« Écoutez, tout passe par le Mexique », a-t-il déclaré, en parlant de drogue. Et une fois de plus – comme il l’a répété depuis son arrivée à la Maison-Blanche dans le cadre de sa stratégie de pression sur le gouvernement mexicain – il a fait l’éloge de la présidente Claudia Sheinbaum, tout en soulignant que le Mexique était sous le contrôle des cartels. « J’aime beaucoup la présidente. C’est une très bonne personne. Elle a une belle voix, c’est une belle femme. Mais une belle voix, Madame la Présidente, Madame la Présidente, je lui ai dit : laissez-moi éradiquer les manifestations », faisant apparemment référence à la vague de violence qui a suivi la capture d’  El Mencho .

Il a poursuivi, évoquant les cartels mexicains : « Il faut les éradiquer, il faut les frapper sans relâche, car ils deviennent de plus en plus dangereux. Ils sont en train de prendre le contrôle du pays. Les cartels contrôlent le Mexique. C’est inacceptable. Ils sont trop proches de nous… Mais la plupart de ces activités transitent par le Mexique. »

Le gouvernement mexicain – ainsi que ceux du Brésil et de la Colombie, entre autres – n’était pas présent à ce « sommet » réunissant seulement 12 dirigeants des Amériques.

Les commentaires de Trump sur le Mexique n’ont marqué aucun changement dans la position du gouvernement américain et s’inscrivent dans une stratégie de critiques constantes mêlées d’éloges, de marques de respect et même d’accords, qui caractérise la gestion des relations bilatérales par le président depuis son arrivée à la Maison Blanche.

Cependant, chaque menace est inévitablement plus inquiétante à un moment où la rhétorique menaçante de Trump s’est également traduite par des actions, notamment des attentats contre  des bateaux soupçonnés de transporter de la drogue , l’enlèvement d’un chef d’État au Venezuela, l’assassinat d’un autre en Iran et la menace directe d’une offensive pour parvenir à un changement de régime à Cuba.

2-Une tentative pour conserver dans son orbite l’Amérique latine face à la Chine vu par les Echos

Une nouvelle tentative pour garder l’Amérique latine sous le coude. Ce samedi, Donald Trump a réuni ses soutiens régionaux à Miami pour le sommet « Shield of the Americas » (bouclier des Amériques). Il s’agit de la première rencontre régionale officielle depuis le retour du président américain à la Maison-Blanche. Sont attendus les principaux dirigeants latino-américains de droite comme Nayib Bukele du Salvador, Daniel Noboa de l’Equateur, l’Argentin Javier Milei ou le président récemment élu du Chili José Antonio Kast.

« Il ne s’agit pas d’une instance multilatérale mais bien d’une rencontre avec ses alliés politiques », détaille Patricio Navia, politologue et professeur au Chili et à l’université de New York. La réunion avait d’ailleurs été déclinée par les dirigeants des plus grands pays d’Amérique latine dirigés par la gauche comme Claudia Sheinbaum (Maxique) ou Lula (Brésil).

La Chine a accéléré dans tous les domaines

Ce sommet a été l’occasion pour Donald Trump de resserrer les liens de ses soutiens conservateurs sur des sujets comme la sécurité, les migrations, le crime organisé et surtout « l’interférence étrangère » dans la zone. Les Etats-Unis cherchent avant tout à contrerl’influence de la Chine qui grignote petit à petit du terrain dans la région.

Avec l’initiative des « nouvelles routes de la soie », l’offensive chinoise s’est accélérée ces dernières années en Amérique latine. Rapidement, Pékin a supplanté les Etats-Unis en tant que premier partenaire commercial de pays comme le Chili, le Pérou et le Brésil. Entre 2010 et 2019, les investissements directs chinois en Amérique latine ont été multipliés par sept par rapport à la décennie précédente. En 2024, ils ont atteint 14,7 milliards de dollars.

Minéraux, industrie, transports… la Chine a accéléré dans tous les domaines. Les entreprises chinoises ont notamment investi dans le lithium chilien, les lignes de transmission électriques au Brésil ou encore l’industrie automobile avec BYD. Dernier exemple en date au Pérou où la Chine a inauguré il y a un an et demi son mégaport de Chancay la reliant en moins de dix jours à la région.

Bases spatiales

L’influence de la Chine dans la région est loin d’être seulement économique. La semaine dernière, un rapport de la Chambre des représentants des Etats-Unis fait état du déploiement chinois de nombreuses bases d’observation spatiales en Amérique du Sud. C’est le cas de la Station de l’espace lointain située en Argentine ou encore des stations d’El Sombrero et de Luepa au Venezuela, soutenues par l’industrie chinoise.

En tout, le rapport fait état de onze stations spatiales associées à la Chine en Argentine, au Venezuela, en Bolivie, au Chili et au Brésil. Selon le rapport, sous couvert d’exploration spatiale, Pékin utiliserait ces bases à des fins militaires en récoltant des informations sensibles.

« La Chine investit dans des opérations spatiales en Amérique latine seulement pour faire avancer son programme et affaiblir les Etats-Unis dans l’espace », a déclaré John Moolenaar, le président du groupe parlementaire de la Chambre.

Doctrine Monroe 2.0

Au Chili, la pression américaine contre l’influence de la Chine a fonctionné puisqu’un projet d’installation de télescopes chinois dans le nord du pays a été définitivement annulé après des mises en garde de Washington. « Aujourd’hui, l’objectif des Etats-Unis est clair : chercher des soutiens régionaux pour la mise en place de la nouvelle doctrine Monroe en Amérique latine », détaille Patricio Navia.

Le problème, c’est que le président américain n’a rien à offrir en retour.Patricio Navia, politologue

Ce retour en force dans la région s’est illustré le 3 janvier 2026 avec l’arrestation spectaculaire du président du Venezuela, Nicolas Maduro. Selon le chercheur chilien, « Trump aimerait transformer cette victoire au Venezuela en changements politiques et économiques dans les pays d’Amérique latine »

« Le problème, c’est que le président américain n’a rien à offrir en retour. Les Etats-Unis menacent ces pays mais ils ne sont pas non plus disposés à acheter plus de produits en Amérique latine. De plus, Donald Trump ne démontre pas être un allié de confiance pour ses partenaires historiques. Il maltraite ses alliés Européens, donc je n’imagine même pas comment il va traiter l’Amérique latine », signale Patricio Navia.

Pour les dirigeants latino-américains qui dépendent principalement des exportations vers la Chine, c’est un vrai jeu d’équilibriste qu’il va falloir continuer à tenir : maintenir les relations économiques avec Pékin tout en ne s’attirant pas les foudres de Washington.

Marion Torquebiau (Correspondante à Santiago (Chili))

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