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le 14 juillet 1953 et l'immigration algérienne en France
14 juillet 1953 à Paris, la police tire à balles réelles sur le cortège du PCF, de la CGT et des indépendantistes algériens du MTLD. Bilan: 7 manifestants assassinés. Place des Fêtes, Paris, affiche à la mémoire des victimes, photographiée par un correspondant de l'Humanité. Toujours dans la célébration des 14 juillet quand le PCF sauvait l'honneur de la France, qui a bien besoin de retrouver ce parti communiste. qui n'était ni raciste, ni antisémite et unissait les travailleurs dans la dénonciation du colonialisme. Découvrez le poète communiste algérien Jean Senac.. Peut-être qu'ils attendent que les gens comme moi et de ma génération soient morts pour trafiquer la mémoire et continuer à opposer les travailleurs entre eux.
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : Rubrique Bernadette Leydier Rubriques syndicats cgt
Jean Senac est un poète algérien qui a défendu la cause révolutionnaire.
On va continuer de parler de cet événement tragique qui s'est passé le 14 juillet 1953.
En effet, ce jour là le sang des travailleurs algériens a coulé, place de la Nation, à Paris.
Pourtant la manifestation au départ était pacifiste.
Le défilé était organisé conjointement par la Centrale des syndicats français, la CGT, et le Parti Communiste Français.
Parti de la place de la Bastille, ce défilé s’est terminé dans un bain de sang à son arrivée place de la Nation.
Sous les tirs de la police française en embuscade, le sang de sept travailleurs, six Algériens et un Français, a arrosé les pavés de la place où se trouvait la tribune des dirigeants du PCF et de la CGT.
Cette fusillade fut dénoncée dans le monde entier.
Au congrès de la FMJD (Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique), qui s’est tenu quelques jours après à Bucarest, la capitale de la Roumanie, la délégation algérienne fustigea l’acte odieux commis par la France coloniale à travers sa police.
Une police qui n'en avait toujours pas terminé avec le régime de Vichy..
Les victimes étaient ....
1. Abdallah Bracha
2.Abdelkader Draris
3. Isidore Illoul
4. Larbi Daoui
5. Taher Nadgène
6. Maurice Lurot ( Français)
7. Amer TABJADI
Pour la fête des hommes libres
ils ont massacré mes amis
peau brune sur les pavés gris
ô Paris comme tu es triste
triste et sévère pour ma race
Voici l’arbre sans racine
voici l’écorce frappée
la fleur fermée le fruit brûlé
et ton grand soleil humide
liberté
Fallait-il fuir l’injustice
la plaie ouverte dans le douar
le soleil et la faim d’Alger et de Tunis
pour la liberté de Rochechouart
O mon peuple trompé
frustré jeté dans l’ombre
mon peuple saccagé dans son tranquille espoir
violent naïf mon peuple d’hommes
qui perds le coeur la mer et qui trouves le noir
Il faut rester debout tandis qu’on te déchire
droit dans les néons puisque l’on t’avilit
ce goût de laurier-rose et ce sang qui sourit
c’est la liberté froide de Paris
Tu la ramèneras comme une pure abeille
elle fera le jour dans la chaux des maisons
elle écrira pour tous la paix sur les saisons
ô fraîche ô compagne joyeuse
Cet été la mort est notre salaire
notre pain notre dignité
camarades la mort et sous vos paupières
le matin juste de Juillet
Ils ont massacré mes amis
ils ont relevé leur Bastille
ils ont fusillé la flamme et le cri
Ô Paris comme tu es triste
Le sang cacté couvre la Seine
Paris de la Beauté de la justice de la peine
Comme tu es triste et sévère pour les exilés ! »
Alger, le 14 juillet 1953.
