Histoire et société > Vie du PCF
La traite d'être humains, une dimension de la crise du travail dans la sphère impérialiste par Franck Marsal
1er billet d'ambiance et de retour sur la session 2026 de l'Université d'été. C'est un atelier qui était développé par Gérard Ré, un responsable CGT impliqué dans ces luttes et qui permet d'éclairer les conditions de la lutte des classes dans certains secteurs, l'articulation (induite par le cours néo-libéral dominant ici de la mondialisation) et de mesurer l'ampleur des tâches qui attendent les communistes et les travailleurs dans leur ensemble dans les mois à venir.
Publié par Franck Marsal
le
Article original pour le blog
Petite note d'ambiance pour commencer néanmoins. Dans la foulée du 40ème congrès, il y a des choses qui ont changé, et d'autres, disons, pas encore.
Le format de l'Université reste ce qu'il est. L'ambiance est à la fois studieuse et détendue. On prend les débats au sérieux, mais, l'éclectisme de la programmation mène d'un sujet à un autre, sans trop offrir l'occasion d'un approfondissement et d'une préparation à la mise en action sur les campagnes majeures du parti, et particulièrement sur ce qui est pourtant notre principal enjeu dans l'année à venir, la candidature communiste de Fabien Roussel à la prochaine élection présidentielle.
Venant d'une région viticole, de Libournais (les vins réputés de St Emilion notamment), je ne pouvais qu'être sensible à cette question de la traite d'être humains qui se développe dans notre pays comme dans l'ensemble de la zone impérialiste.
L'atelier n'abordait pas le sujet sous l'angle théorique, mais sous l'angle pratique. Comment organiser la lutte de ces travailleurs, comment leur donner confiance dans leur capacité à se mobiliser, comment s'appuyer sur les leviers existants, cadre juridique et réseaux militants et associatifs.
La traite des êtres humains peut sembler une dimension extrême de l'exploitation capitaliste des travailleurs, comme un cas particulier des infractions au droit du travail, du travail illégal. Elle se développe pourtant de plus en plus comme un système d'exploitation, organisé internationalement et alimenté par la crise et les contradictions découlant de la baisse du taux de profit. Elle se déploie au sein de la sous-traitance généralisée et en cascade qui est le lot de la plupart des secteurs dans la désorganisation
