Hier nous vous avons déjà présenté une mise en garde de la Chine sur cette provocation du régime ukrainien dans les pays qui freinent la guerre contre la Russie. Zelenski sur le modèle de Netanayoun est prêt à tout pour que la guerre continue… Son sort personnel est lié à une fuite en avant d’autant plus désespérée qu’elle est de plus en plus contestée par son peuple. Si Netanayoun bénéficie du soutien de régimes corrompus comme les saoudiens ou les émirats ceux-ci sont en équilibre instable,comme l’est la fragile coalition européenne avec à sa tête notre girouette Macron pendant que la gauche s’étripe et laisse le peuple français dans la confusion. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)
André Korybko6 avril 2026

Il s’agissait de s’ingérer dans les élections législatives de dimanche prochain afin de contribuer à la destitution d’Orban.
Le président serbe Aleksandar Vučić a annoncé que les autorités avaient découvert deux bombes placées le long du gazoduc TurkStream traversant son pays. Leur emplacement, à proximité de la frontière hongroise, laisse penser que ce gazoduc était la cible de cette tentative d’attentat terroriste. La Hongrie reçoit 60 % de son gaz via ce gazoduc d’origine russe ; une interruption soudaine de l’approvisionnement serait donc catastrophique pour son économie et pourrait semer la panique au sein de la population à l’approche des élections législatives de dimanche .
Sur ce sujet, l’UE et l’Ukraine s’ingèrent dans le processus démocratique afin d’aider l’opposition, sous leur influence, à destituer le Premier ministre sortant, Viktor Orban, qu’elles détestent toutes deux pour ses idées conservatrices et nationalistes, et pour avoir privilégié les intérêts hongrois. Elles n’apprécient guère son refus d’armer l’Ukraine ni le fait qu’il continue d’acheter ouvertement de l’énergie à la Russie. Si, malgré leurs efforts d’ingérence, il remporte l’élection, elles prévoient de délégitimer sa victoire par le biais d’une nouvelle affaire de Russiagate .
Voilà le plan B, tandis que le plan A consiste bien sûr à ce qu’il perde. À cette fin, la tentative d’attentat terroriste contre TurkStream aurait pu servir cet objectif si elle n’avait pas été déjouée par la Serbie. Comme évoqué en introduction, la population aurait pu paniquer, incitant ainsi davantage d’électeurs à voter pour l’opposition pro-européenne, croyant que la Hongrie aurait alors plus que jamais besoin de l’UE. Même si Orbán avait tout de même gagné, l’économie se serait effondrée, légitimant ainsi, à tort, les manifestations préméditées.
À ce propos, même si RT a minimisé le risque d’un « Maïdan démesuré » en cas de défaite de l’opposition, la conjonction du récent complot russe et d’une économie en ruine pourrait néanmoins servir de prétexte crédible pour tenter, par désespoir, de renverser Orbán, même en cas d’échec. À tout le moins, la dispersion des émeutiers par les forces de sécurité pourrait être exploitée comme prétexte à des sanctions de l’UE, y compris des mesures radicales visant à exclure de facto la Hongrie du bloc.
Revenant sur la tentative d’attentat terroriste qui vient d’être déjouée, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a souligné qu’elle « s’inscrit dans une série d’incidents où l’Ukraine tente constamment d’entraver le transport du gaz et du pétrole russes vers l’Europe ». Il a également rappelé que « des dizaines de drones attaquent régulièrement le gazoduc TurkStream, qui approvisionne la Hongrie en gaz, en territoire russe, et l’attentat terroriste déjoué par la Serbie semble désormais faire partie de ces attaques ».
L’Ukraine a, comme prévu, nié toute implication et le porte-parole de son ministère des Affaires étrangères a répliqué en évoquant une possible provocation russe sous faux drapeau, ce que le chef de l’opposition, Peter Magyar, a laissé entendre . Néanmoins, cette analyse, publiée en décembre dernier, mettait en garde contre la possibilité que des agents des services de renseignement ukrainiens aient déjà infiltré l’Europe sous couvert de réfugiés et que certains réfugiés, compte tenu de leur situation précaire, puissent collaborer avec ces agents, augmentant ainsi le risque d’attentats terroristes à motivation politique.
C’est ce qui semble s’être produit lors de l’attentat déjoué contre TurkStream : des agents ukrainiens auraient utilisé leurs propres ressortissants ou des complices pour poser les bombes dans le cadre d’une attaque terroriste à motivation politique contre la Hongrie, afin d’interférer dans ses élections et de la punir préventivement en cas de victoire d’Orbán. Compte tenu de cette explication, tout autre pays, comme la Slovaquie, qui suivrait sa politique de suspension des livraisons d’armes à l’Ukraine tout en continuant d’acheter ouvertement de l’énergie à la Russie pourrait devenir la prochaine cible de l’Ukraine.
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