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La Russie suspend ses exportations d’engrais pour stimuler son agriculture nationale.

Monde

Hier nous avons vu que la Chine réorientait elle aussi sa production d’engrais. Cette mesure répond à l’augmentation de la demande internationale d’engrais azotés dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques et des perturbations logistiques.la Russie, qui représente environ 20 % du marché mondial des engrais, se positionne comme un fournisseur clé. Cependant, la décision de privilégier le marché intérieur pourrait accentuer la pression à la baisse sur les prix mondiaux et aggraver l’insécurité alimentaire dans les régions dépendantes des importations.Cette mesure s’inscrit également dans le cadre d’une réponse plus large aux restrictions économiques imposées par l’Occident à la Russie depuis le début de l’opération spéciale en Ukraine en 2022. Les États-Unis, l’Union européenne et leurs alliés ont mis en œuvre de multiples séries de sanctions ciblant des secteurs stratégiques russes, notamment l’énergie, la banque, les transports et le commerce extérieur. Il y a la fois réponse à ces sanctions en fermant un peu plus les ressources indispensables parce que l’UE ne peut pas répondre aux exigences de Trump dans le contexte qu’il lui propose, il n’ya pas de problème d’approvisionnement, il y a un problème de coût. La Russie le sait et elle a réorienté comme la Chine et d’une manière plus offensive vers le sud ses exportations. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

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La suspension temporaire des exportations de nitrate d’ammonium n’est donc pas qu’une simple mesure technique, mais le reflet de la convergence de la guerre, des sanctions et de la concurrence pour les ressources. Photo : EFE

La Russie suspend ses exportations d’engrais pour stimuler son agriculture nationale.


24 mars 2026 Heure : 15h43 es 


Le ministère russe de l’Agriculture a annoncé la suspension temporaire des exportations de nitrate d’ammonium jusqu’au 21 avril, dans le but d’ assurer l’approvisionnement national pendant la saison des semis de printemps.

Selon le communiqué officiel, cette décision entraîne la suspension des licences d’exportation, tant en cours de délivrance que sur demande, sous réserve du maintien d’exceptions pour les accords intergouvernementaux antérieurs. Moscou cherche ainsi à prévenir les pénuries dans son secteur agricole et à garantir la stabilité de la production durant une période cruciale.

Cette décision s’inscrit dans le contexte de l’escalade du conflit au Moyen-Orient, lié à la guerre entre Israël et les États-Unis contre l’Iran, suite aux attaques lancées le 28 février par les deux pays. L’instabilité qui en résulte dans le détroit d’Ormuz – voie de passage essentielle pour le commerce mondial des engrais, du pétrole et du gaz – a profondément perturbé les chaînes d’approvisionnement internationales.

Dans ce contexte, la Russie, qui représente environ 20 % du marché mondial des engrais, se positionne comme un fournisseur clé. Cependant, la décision de privilégier le marché intérieur pourrait accentuer la pression à la baisse sur les prix mondiaux et aggraver l’insécurité alimentaire dans les régions dépendantes des importations.Cette mesure s’inscrit également dans le cadre d’une réponse plus large aux restrictions économiques imposées par l’Occident à la Russie depuis le début de l’opération spéciale en Ukraine en 2022. Les États-Unis, l’Union européenne et leurs alliés ont mis en œuvre de multiples séries de sanctions ciblant des secteurs stratégiques russes, notamment l’énergie, la banque, les transports et le commerce extérieur.

Ces sanctions ont limité l’accès de Moscou aux systèmes financiers internationaux, tels que SWIFT, ont renchéri les transactions commerciales et ont créé des obstacles logistiques pour l’exportation de produits clés, notamment les engrais.

Bien que ces intrants ne soient pas formellement autorisés dans tous les cas, des restrictions indirectes – telles que l’assurance maritime, le financement ou le transport – ont entravé leur circulation sur les marchés mondiaux.

En réponse, la Russie a mis en œuvre une stratégie de réorientation économique vers l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine, en renforçant les accords bilatéraux et les mécanismes de paiement alternatifs. Elle a également privilégié l’approvisionnement national dans des secteurs essentiels, comme l’agriculture, afin de préserver sa sécurité alimentaire dans un contexte international de plus en plus fragmenté.

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