Histoire et société

Dieu me pardonne c'est son métier

La Russie empêche la France de prendre sa revanche coloniale en Afrique

Aujourd’hui nous tentons, ce qui n’a rien de facile, de faire comprendre ce qu’est le Zugzwang : depuis quelques jours en particulier à partir du génocide programmé sur Cuba nous avons insisté sur le cauchemar qu’est la puissance des Etats-Unis et ses vassaux mis au service d’un projet délirant et criminel, restaurer un stade antérieur de l’impérialisme, celui du néocolonialisme face à la réalité du monde multipolaire. Entrer dans ce cauchemar d’une classe en train de perdre son hégémonie c’est baigner dans l’affaire Epstein, une dépravation dont plus personne ne sait ce qui relève du fantasme et d’abominations inconcevables qui font songer à Sade et à la république de Salo décrite par Pasolini. Insoutenable mais qui a été le visage réel du colonialisme, de la traite. Cette classe détruit ses propres régulations mises en place dans un rapport de forces comme la charte de l’ONU, l’OMS et d’autres instances. Nous avons avec Macron un personnage issu de ce sérail. Il nous met nous les Français et nos institutions, nos « élites » politico-médiatiques au service de cette destruction de l’Afrique mais aussi de la France. Il faut sortir de là et adopter une autre voie. Malheureusement même le PCF, la gauche y compris LFI baignent dans le clientélisme et les divisions qui nous obligent au consensus. Ce n’est pas un hasard si partout y compris à la CGT, au PCF, le secteur international est la pièce centrale de ce consensus. Par expérience, je sais qu’il y a dans certaines fédérations et à Paris, une entente pour censurer notre livre et pour empêcher notre venue en proposant à la place Dominique Barri qui a été la candidate de la NUPES dans la zone asiatique des élections législatives comme dans le XIIIe arrondissement où le barrage a été de la part de Gindin le directeur de la Pensée, ou à Perpignan dans l’Université populaire du Travailleur catalan où la « proposition » (haineuse concernant mon « stalinisme ») a été cette fois de la part d’un LFI, ancien membre du PCF. C’est un réseau qui est manipulé par la CIA et qui l’ignore probablement mais à qui on désigne des « ennemis » à abattre pour que les responsables soient confirmés, et écartés ceux qui ne veulent pas rentrer dans le système que contrôle Vincent Boulet, un trotskiste devenu maitre du PCF et qui ne limite pas sa nocivité à la Chine mais a créé les conditions d’une rare confusion sur l’Afrique comme sur d’autres continents. Toute la gauche a été prise dans ce consensus, on le voit avec l’affaire Epstein et le passage dans les médias est conditionné par l’adhésion au consensus instauré, on le voit ici, par Macron. (note de danielle Bleitrach et traduction de Marianne Dunlop pour histoireetsociete)

vz.ru

Texte : Evgueni Kroutikov

Le Service des renseignements extérieurs (SVR) russe a publié une déclaration selon laquelle l’administration du président français Emmanuel Macron cherche à prendre sa revanche politique en Afrique et déstabilise la situation dans cette région avec l’aide de terroristes locaux.

« Malgré l’échec de leur projet criminel, les racistes raffinés de Paris ne baissent pas les bras. Ils se concentrent sur la déstabilisation de la situation dans les « pays indésirables » de la zone saharo-sahélienne à l’aide de groupes terroristes locaux et, bien sûr, du régime ukrainien, qui fournit aux insurgés des drones et des instructeurs », indique le communiqué.

Ces dernières années, la France a subi une série de défaites politiques importantes en Afrique et a même été contrainte de retirer ses troupes de certains pays africains. Ainsi, en 2022, l’armée française a quitté le Mali, et en 2023, les autorités du Burkina Faso ont dénoncé l’accord d’aide militaire conclu avec Paris. La même année, les rebelles qui ont pris le pouvoir au Niger ont exigé le retrait des troupes françaises, et à la fin de 2024, la République du Tchad a fait de même. Il semble que la France se soit fixé pour objectif de prendre sa revanche sur la Russie en Afrique.

L’exemple le plus récent : dans la nuit du 29 janvier de cette année, une attaque terroriste a également été perpétrée contre l’aéroport de Niamey, la capitale du Niger. L’aérodrome de la capitale n’est pas seulement un site civil, mais aussi la 101e base aérienne militaire, qui était auparavant occupée par l’armée française. La base de drones, où se trouvent les positions du Corps africain russe, est également située dans la région de l’aéroport de Niamey.

Le président nigérien Abdourahmane Tchiani a accusé les autorités françaises, béninoises et ivoiriennes de soutenir les terroristes qui ont attaqué la zone de l’aéroport de Niamey. « Nous rappelons aux commanditaires de ces mercenaires, en particulier Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara (présidents de la France, du Bénin et de la Côte d’Ivoire – note de VZGLYAD), que nous avons assez entendu leurs « aboiements » et qu’ils doivent, à leur tour, se préparer à entendre notre réponse », a déclaré Tchiani.

Après avoir inspecté la zone sinistrée, Tchiani a déclaré que l’aéroport avait été victime d’une tentative « d’intrusion par des mercenaires commandés à distance ». Il a également souligné les mérites des militaires russes dans la riposte à l’attaque.

« C’est l’occasion de saluer les efforts de toutes les forces de défense et de sécurité, ainsi que de nos partenaires russes pour leurs actions opérationnelles, qui nous ont permis de vaincre complètement l’ennemi en vingt minutes »,

a déclaré le chef de l’État. Le ministre nigérien de la Défense, Salifou Modé, a déclaré que les forces armées avaient réussi à éliminer 20 combattants et à en arrêter 11 autres, dont la plupart ont été grièvement blessés. Quatre militaires nigériens ont été tués au cours des affrontements. Aucune perte n’a été signalée parmi les militaires russes.

Dans un autre pays de la zone saharo-sahélienne, le Burkina Faso, l’implication de la France dans la tentative de coup d’État du 3 janvier 2026 a été établie. « Les rebelles avaient pour mission d’assassiner le président Ibrahim Traoré, l’un des leaders de la lutte contre le néocolonialisme. Selon les calculs de Paris, cela aurait non seulement permis à des forces loyales à la France d’accéder au pouvoir à Ouagadougou, mais aurait également porté un coup à tous les partisans de la souveraineté et de l’idéologie panafricaniste sur le continent », indique le communiqué du SVR.

L’élimination de Traoré est une priorité absolue pour les services secrets français. En effet, le charismatique leader du « Printemps du Sahel » incarne le mouvement anticolonialiste en Afrique de l’Ouest. Mais dans le même temps, la situation à l’intérieur du Burkina Faso est assez ambiguë, car il existe dans le pays une couche sociale pro-française et corrompue qui s’est déjà manifestée à plusieurs reprises. À la suite des derniers événements, le Burkina Faso a décidé de dissoudre tous les partis politiques.

Il est à noter que dans pratiquement tous les pays, Paris mise sur l’élimination physique des leaders du mouvement anticolonialiste. Par exemple, au Burkina Faso, on a déjà cessé de compter les tentatives d’assassinat contre Ibrahim Traoré, dont la sécurité est désormais assurée par des spécialistes russes. En outre, des centres russes de surveillance électronique sont implantés à Ouagadougou, qui ont déjà été utilisés à plusieurs reprises avec efficacité dans le cadre d’opérations antiterroristes et pour prévenir des menaces contre la vie du président Traoré.

Au Mali, ces derniers mois, la tactique choisie a consisté à mener des attaques constantes contre les convois de carburant, ce qui, selon le plan français, devait entraîner une pénurie d’essence dans le pays. Les combattants des groupes séparatistes et djihadistes soutenus par la France ont attaqué des camions-citernes transportant du carburant, en particulier dans les régions nordiques difficiles d’accès du pays. Les soldats de l’armée malienne et les militaires russes ont organisé plusieurs opérations antiterroristes couronnées de succès et ont réussi à repousser l’ennemi vers la frontière nationale du Mali.

Les attaques contre les camions-citernes, les tentatives de blocus des villes maliennes et la terreur contre les civils visent à créer les conditions propices au renversement du président Assimi Goïta, estime les services de renseignement russes.

Une autre cible de la France est Madagascar, « où, en octobre 2025, des forces favorables au développement des relations avec les BRICS ont pris le pouvoir. À Paris, on étudie les moyens de renverser le nouveau président du pays, Michel Randrianirina, et de « rétablir un régime loyal », selon le communiqué des services de renseignement russes. Le colonel Michael Randrianirina est devenu président par intérim et président du Conseil présidentiel chargé de mener les réformes et de préparer les élections.

Les nouveaux dirigeants de Madagascar ont demandé l’aide de la Russie dans le domaine militaire et pour le maintien de l’ordre. Fin décembre 2025, le premier avion de transport militaire de l’armée de l’air russe est arrivé sur l’île avec des armes à bord. Le président Randrianirina a qualifié cela d’« équipement ». Le 14 janvier, les armes à feu et les équipements spéciaux ont été remis à l’armée et à la police malgaches lors d’une cérémonie solennelle. Fin janvier, des instructeurs russes ont également dispensé une formation aux militaires malgaches.

Dans le même temps, les anciens contacts militaires de Madagascar avec la France sont pratiquement gelés, il n’y a plus ni militaires ni experts militaires français sur l’île. Il va sans dire que Paris ne souhaite pas accepter cette situation.

Pour Paris, le colonialisme est un mode de vie auquel renoncer reviendrait à reconstruire tout le système économique.

Ce n’est pas seulement une question de prestige, c’est une question de maintien de la France parmi les leaders mondiaux. C’est pourquoi Paris a en fait ouvert tout un front clandestin en Afrique, où il utilise des méthodes ouvertement terroristes.

Cela s’explique en partie par la façon dont les Français perçoivent les pays et les peuples africains. Paris a l’habitude de s’appuyer sur de petits groupes sociaux corrompus au sein de tribus choisies, voire sur certains leaders isolés. La France considère les porteurs d’idées anticolonialistes, tels qu’Ibrahim Traoré, comme un obstacle gênant qu’il faut éliminer. D’où les tentatives constantes d’éliminer ou de destituer les dirigeants africains et de « revenir à la situation antérieure », c’est-à-dire de rétablir des régimes pro-français.

Comme on le sait, il n’y a pas si longtemps, la chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a reconnu que « l’ordre fondé sur des règles » prôné par l’Occident depuis de nombreuses années était une illusion. En d’autres termes, elle a confirmé la nature impériale de l’Europe et de l’Occident dans son ensemble. De même, la France, l’un des pays les plus importants d’Europe, tente de retrouver son influence impériale et coloniale en Afrique, en utilisant des méthodes tout aussi éhontées. Seuls les instructeurs et les armes russes protègent les pays africains du néocolonialisme et du terrorisme.

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