Nous sommes au début d’un processus malheureusement prévisible puisqu’il a commencé, quoique nous ayons voulu nous tromper, depuis les années 198O, et même le coup d’Etat au Chili depuis 1973. Nous avons avec l’eurocommunisme inventé un capitalisme moral qui pouvait être changé par la vertu des disposition « légales » qu’il mettait en place lui-même et nous avons accepté de diaboliser tout ce qui résistait, se battait. Nous, je parle de la gauche et des partis communistes qui ont joué dans ce pré carré. Certes nous allons devoir défendre la légalité, le droit international, mais en arrêtant de prendre pour argent comptant les tartufferies du système fasciste qui a nom l’impérialisme. Ce combat n’a rien de nouveau c’est celui que nous menons dans histoireetsociete et qui nous a valu toutes les censures y compris de l’Humanité et de la Marseillaise, de toutes les revues du PCF. La réaction du PCF et d’une bonne partie de la gauche est pour le moment bonne mais elle va rapidement se heurter à un fort vent contraire et ceux qui feront face seront à la base d’une reconstruction nécessaire, à partir d’aujourd’hui les choix politiques deviennent un destin, et Cuba l’a compris qui avec sa lucidité et dignité habituelle a simplement déclaré : « nous serons le nouveau Vietnam », la Chine se positionne, comme le Brésil, le Mexique, mais tout cela était déjà là et chacun choisit d’être esclave ou libre . C’est le sens du petit livre que j’ai écrit et qui va paraître au début 2026 et il est la preuve que tout était déjà là même si l’aveuglement était la règle (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete).
LA RUSSIE LANCE UN DÉFI DIRECT À TRUMP : « DITES OÙ EST MADURO »
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La scène internationale vient d’entrer dans une phase de tension que nous n’avions pas vue depuis la guerre froide. Ce qui a commencé comme une annonce triomphale de Donald Trump sur la capture de Nicolas Maduro et Cilia Flores s’est transformé en un choc de train diplomatique qui prétend imposer le silence à l’ONU et rend les marchés tremblants.
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Moscou n’est pas resté les bras croisés. Dans un communiqué distillant l’urgence et la gravité, le Kremlin a exigé de Washington de « clarifier immédiatement » le sort des détenus.
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Alors que Trump affirme que l’opération a été un succès et que Maduro est déjà hors du Venezuela sous la garde américaine, la Russie qualifie cet acte de « fait gravissime ». La question qui traverse les capitales du monde est : vers quel pays ils ont été transférés. Le manque de transparence dans les détails de la capture a donné lieu à mille théories, et la Russie a décidé d’être la voix qui demande des comptes au géant du nord.
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Ce n’est pas seulement un procès pour une personnalité politique. Ce que la Russie défend n’est pas seulement un allié, mais le principe de souveraineté qui, selon eux, a été pulvérisé par l’action militaire américaine.
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Avec cette capture, Trump tient une de ses promesses les plus agressives, mais ouvre un front de bataille diplomatique avec une puissance nucléaire. Exigence russe : en demandant la « libération immédiate », Moscou met à l’épreuve la détermination de la Maison Blanche.
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Pour des millions, c’est l’acte de justice le plus attendu de la décennie ; pour d’autres, c’est le début d’une ère où la loi du plus fort remplace la diplomatie. La vérité est que alors que la Russie et les États-Unis se mesurent les forces, le destin du Venezuela et la stabilité mondiale ne tiennent qu’à un fil.
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Joannès
Je me demande si la Chine ou les BRICS ne pourraient pas devancer les Yankees et débarquer avant eux au Vénézuela avec l’accord de la VIce-Présidente?
Franck Marsal
Je pense que l’objectif de la Chine va être de gagner cette bataille sans avoir à combattre, ce qui est souhaitable et qui est le coeur de la stratégie chinoise, comme Danielle nous le rappelle souvent. Trump a remporté une énorme victoire médiatique. Mais cela ne règle rien, sauf s’il parvenait à briser l’unité des venezueliens, ce qui ne semble pas être le cas. Mais, diplomatiquement, cela pourrait se transformer en fiasco. Et la Chine aurait alors les cartes économiques pour régler la situation de manière négociée.
admin5319
exactement j’ai déjà vécu à Cuba le même scénario lors du kidnapping de Chavez. J’étais au premières loges pour observer ce qu’il fallait faire empêcher le coup d’Etat d’abord et Fidel se moquait de la manière dont les Russes avaient tenté d’empêcher Gorbatchev il disait « je vais leur envoyer un lieutenant bolivien » la Bolivie étant célèbre pour ses coups d’Etat. La première règle c’est d’occuper les lieux de la légitimité du pouvoir avec le peuple c’est ce qui semble se réaliser au Venezuela. Donc pas question de s’interroger sur les traitrises potentielles il faut occuper le pouvoir légitime celui des institutions. Ensuite tenir la rue. Développer partout des manifs de protestations et je félicite les Français et parmi eux le PCF qui a été parfait. Et il faut dans le même temps provoquer une intense activité diplomatique… Créer les conditions du fiasco et là sans tirer un coup de fusil obtenir la relaxe de Maduro. C’est ce qui se joue.
Falakia
L’objectif de Trump n’est il pas une violation du droit International sur le droit des mers en prenant possession de la mer des caraibes , pour contrer la présence de la Chine dans la mer des caraibes .
Franck Marsal
Trump a plusieurs objectifs. Il est de plus en plus clair qu’il tente de formuler une réponse nouvelle au monde multipolaire qui s’est développé. Au rang des objectifs politiques, il y a un renforcement de son image, tant sur le plan intérieur que sur le plan extérieur. Il veut apparaître comme un homme fort dirigeant d’un pays fort, qui n’a aucune limite et terroriser tout le monde. Le parallèle avec Hitler est clair. Toujours sur le plan politique, il veut briser les alliances adverses et couper les liens politiques entre l’Amérique Latine et les BRICS. A ce titre là, oui, la Mer des Caraïbes est pour Trump une mer intérieure. Il y a aussi des objectifs économiques, ils sont évidents, mais précisons une chose. Ce n’est pas le pétrole venezuelien dont les USA ont besoin (en tous cas pas dans l’immédiat, car les USA sont auto-suffisants en pétrole), ce sont les profits issus du pétrole qui sont nécessaires pour alimenter la finance états-unienne, rétablir les équilibres à Wall Street et assurer le financement du complexe militaro-industriel. Là aussi, le parallèle avec l’Allemagne nazie saute aux yeux. Cela n’annonce rien de bons, ni pour les travailleurs états-uniens, ni pour les Amériques, ni pour le monde, mais, comme nous ne cessons de le répéter, le monde a changé. Nous entrons dans la phase décisive dans des conditions autres qu’en 1933, où le capitalisme était au sommet de sa domination, où il n’existait qu’un seul état socialiste amorçant à peine son industrialisation et où l’ensemble du sud était soumis au régime colonial.
admin5319
c’est vrai et c’est faux, ils ont aussi besoin du pétrole pas seulement pour la consommation interne mais pour peser sur le coût du pétrole qui n’est plus rentable aux conditions de l’extraction avec la baisse … il ne faut pas opposer mais recomposer à partir de ce que savent faire les cubains et toutes vos arguties sont du temps perdu. Arrêtez de complexifier et de vous poser en position de défaite en cherchant tout ce qui ^peut affaiblir dans votre Europe de mes deux et regardez les foules qui grandissent au Venezuela, les manifestations dans le monde et mesurez qu’ils n’ont jamais réussi à obtenir ça y compris en France à propos de leur soutien à l’Ukraine et à leur agent Zelenski…
regardez vos forces au lieu de vous complaire dans vos faiblesses et vos raffinement « tactiques » en invoquant soit Moa soit Marchais à contre courant…
nous sommes beaucoup plus forts que ce que nous l’imaginons avec notre art de tout regarder par le plus petit bout de la lorgnette, le nombrilisme que l’on prend pour l’universel, en oubliant ce qui fait la force du peuple français sa volonté d’intervention politique…