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LA RESOLUTION DE L'ONU EN FAVEUR DE CUBA: L'HUMANITE A LA CROISEE DES CHEMINS
L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution condamnant le blocus pétrolier imposé à Cuba, le qualifiant de violation du droit international et de forme de châtiment collectif incompatible avec les principes de la Charte des Nations Unies. Le texte appelle également à la mise en place d'un pont humanitaire, coordonné par les agences onusiennes, afin d'acheminer médicaments, vivres et ressources essentielles à l'île, durement touchée par les restrictions énergétiques. Bien que non contraignante juridiquement, la résolution constitue un précédent politique et diplomatique important, renforçant le soutien international à la souveraineté cubaine et remettant en cause la politique de « pression maximale » des États-Unis. Luciano Vasapollo et Rita Martufi commentent ce passage significatif, en soulignant le déclin de l'unilatéralisme et la nécessité de construire un ordre international fondé sur la paix, la coopération et la solidarité entre les peuples.
Publié par Danielle Bleitrach
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Source : www.farodiroma.it
La résolution de l'ONU pour sauver Cuba. L'humanité à la croisée des chemins : l'échec de l'impérialisme et la leçon d'un peuple héroïque (Éditorial de Luciano Vasapollo et Rita Martufi)
Depuis équipe éditoriale-14 juillet 2026
Alors que le monde observe avec une inquiétude croissante la dernière escalade militaire au Moyen-Orient, marquée par de nouvelles attaques qui alimentent la confrontation avec l'Iran et rapprochent la planète d'un point de non-retour, un signal émane des Nations Unies qui va à l'encontre de cette perspective. Il s'agit d'un message politique, moral et culturel qui concerne Cuba, mais qui s'adresse à l'ensemble de la communauté internationale.
L’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies d’une résolution condamnant le blocus pétrolier imposé à l’île représente bien plus qu’un simple geste diplomatique. Elle confirme l’échec d’une stratégie impériale fondée sur la coercition économique, un embargo permanent et la croyance qu’un peuple peut être soumis par la faim, les pénuries énergétiques et l’isolement international.
Depuis des décennies, Washington tente d'asphyxier Cuba. Les administrations changent, mais la logique de l'impérialisme américain demeure inchangée : guerres, sanctions, blocus économiques, chantage financier et mesures extraterritoriales qui violent le droit international et visent à imposer la loi du plus fort au monde entier. Aujourd'hui, cette même logique est appliquée contre de nombreux pays, de l'Iran au Venezuela, de la Syrie à d'autres nations qui revendiquent le droit de choisir librement leur modèle de développement.
L’attaque en cours contre Cuba s’inscrit précisément dans cette vision du monde : un ordre international dans lequel quelques-uns prétendent décider du sort de tous, utilisant le dollar comme une arme, les sanctions comme un instrument de guerre et la propagande comme moyen de légitimité.
Mais cette architecture présente de plus en plus de profondes fissures.
La résolution de l'ONU crée un précédent politique d'une importance capitale. Pour la première fois, le blocus énergétique est reconnu comme une violation flagrante des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies et comme une forme de châtiment collectif infligé à une population civile. Elle reconnaît que priver une population de carburant, de médicaments et de biens essentiels n'est pas une simple mesure administrative, mais une atteinte à la dignité humaine.
Il ne s'agit pas seulement d'une victoire pour Cuba. C'est une victoire du droit international contre la loi du plus fort.
Pourtant, tandis qu'une partie de la communauté internationale s'efforce de réaffirmer l'état de droit, d'autres continuent d'alimenter le discours belliqueux. L'escalade contre l'Iran, ainsi que les guerres prolongées en Ukraine et à Gaza, démontrent que l'impérialisme ne connaît d'autre réponse à ses crises que l'action militaire. Chaque crise économique devient un prétexte à de nouveaux conflits ; chaque difficulté géopolitique est résolue par l'augmentation des dépenses militaires, la multiplication des bases et l'exportation de l'instabilité.
C'est une spirale extrêmement dangereuse.
Le capitalisme contemporain, confronté à une crise structurelle de plus en plus manifeste, cherche à survivre grâce à ce que Rosa Luxemburg définissait comme l'alternative entre socialisme et barbarie. Aujourd'hui, cette barbarie prend la forme de guerres permanentes, d'une économie de guerre, d'une financiarisation extrême et de la subordination de la vie humaine aux intérêts de vastes complexes militaro-financiers.
Cuba représente l'exact opposé de ce paradigme.
Malgré plus de soixante ans de blocus économiques parmi les plus longs et les plus sévères de l'histoire moderne, le pays a continué d'investir dans la santé publique, l'éducation, la coopération internationale, la formation de médecins envoyés sur tous les continents et la solidarité concrète avec les populations touchées par les pandémies, les tremblements de terre et les catastrophes.
Alors que d'autres exportent des bombes, Cuba exporte des médecins.
Tandis que d'autres tissent des alliances militaires, Cuba construit des réseaux de coopération sanitaire et culturelle.
Alors que l'impérialisme alimente la peur, Cuba continue de démontrer que la véritable sécurité repose sur la justice sociale, la participation populaire et la solidarité internationale.
Voilà la véritable raison de la fureur contre l'île. Non pas parce qu'elle représente une menace militaire, mais parce qu'elle démontre, concrètement, qu'une autre organisation de la société est possible, même dans des conditions extrêmement difficiles.
La solidarité exprimée aujourd'hui par la majorité de la communauté internationale confirme que le monde multipolaire n'est plus une simple perspective théorique. Un nombre croissant de pays rejettent la logique des sanctions unilatérales, contestent l'extraterritorialité du droit américain et appellent à des relations internationales fondées sur le respect mutuel, la coopération et l'égalité entre les États.
Bien sûr, la bataille est loin d'être terminée. Une résolution de l'Assemblée générale ne lève pas automatiquement le blocus ni n'efface les souffrances causées par des décennies d'agression économique. Mais elle produit un résultat politiquement significatif : elle isole davantage ceux qui continuent d'instrumentaliser la faim et renforce la légitimité de la résistance du peuple cubain.
À l'heure où l'humanité risque d'être entraînée dans une nouvelle ère de guerres mondiales, Cuba continue de nous rappeler qu'une autre voie est possible : celle de la paix, de la coopération, d'une planification économique axée sur les besoins sociaux, de la santé comme droit universel, de l'éducation comme bien commun et de la solidarité comme principe politique.
Voilà l’alternative qui effraie aujourd’hui l’impérialisme. C’est pourquoi défendre Cuba ne concerne pas seulement les Cubains. Cela concerne tous ceux qui croient que l’avenir de l’humanité ne peut se construire sur des sanctions, des guerres préventives et la suprématie militaire, mais sur la coopération entre les peuples, la justice sociale et la paix.
Car la véritable victoire ne réside pas seulement dans une résolution adoptée aux Nations Unies. La véritable victoire consistera à bâtir un ordre international où aucun peuple ne pourra plus jamais être affamé, victime de chantage ou bombardé pour avoir librement choisi son destin.
Luciano Vasapollo et Rita Martufi
